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Média pomme.

Lundi 21 mars :

 

Conférence de presse à l’Université Paris Descartes, au 12 rue de l’école de médecine, pour présenter le travail du docteur Paule Nathan sur les bienfaits pour la nutrition et la santé de la pomme. A partir des centaines de publications scientifiques consacrées à ce sujet, cette spécialiste de la nutrition, endocrinologue de formation, a réalisé une synthèse très éclairante et plutôt facile d’accès de tout ce qui  justifie la nécessité de croquer une pomme au moins une fois par jour. Ce petit ouvrage a été adressé aux professionnels de la santé et vous aurez sans doute l’opportunité de poser les yeux dessus dans quelque salle d’attente près de chez vous.

 

Les questions des journalistes ont forcément tourné autour du conflit de communication entre les conclusions de ce travail et les messages alarmistes des jours passés qui associent l’image de la pomme à une tête de mort, parce qu’il y aurait des résidus de pesticides sur le fruit.

 

Ça a été l’occasion pour moi de compléter les informations de cette scientifique par une description du cycle végétatif du pommier et de la protection contre les maladies et les ravageurs que doit assurer l’arboriculteur, qu’il soit en production biologique ou non. Ce qui m’a permis une nouvelle fois de faire la différence entre les risques pour l’applicateur, et je le reprécise, qu’il soit en production raisonnée ou biologique, et la quasi parfaite sécurité sanitaire pour le consommateur qui peut sans inquiétude croquer la pomme avec la peau après l’avoir lavée. Sur l’échelle des risques liés à l’alimentation, les traces infinitésimales de résidus de pesticides qu’ils soient naturels ou de synthèse, ne font pas décoller le curseur, si l'on veut bien croire la communauté scientifique et les autorités sanitaires de notre pays ou européennes.

  

La conférence qui était prévue pour durer une heure a intéressé les participants plus du double de ce temps. Plusieurs journalistes nous ont fait savoir qu’ils souhaitaient traiter plus amplement le sujet dans les jours ou semaines suivantes.

  

Le soir, alors que je débriefais tout seul devant mon journal, à ma table préférée du restaurant turc de la rue du Faubourg Saint Denis, Derya, j’ai reçu un SMS de Jean Claude Jaillette, rédacteur en chef adjoint à Marianne 2. Il souhaitait une rencontre rapide pour faire suite à l’échange que nous avions eu quelques jours plus tôt au téléphone par l’entremise de Pierre Priolet. Jean Claude Jaillette, qui est le premier à avoir consacré un long article dans Marianne au désespoir de Pierre, exprimé sur France Inter en direct au ministre de l’agriculture, a aussi collaboré à l’écriture de son livre, « Les fruits de ma colère ». Il connaît assez bien l’arboriculture maintenant et ayant été le maître de stage d’Isabelle Saporta, mon histoire l’a intéressé. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin dans les locaux du journal, près de la place de la République, à deux pas de mon gîte parisien.

 

C’est ce même soir et dans le même lieu que j’ai répondu aux questions d’YD pour la Charente libre sur la très forte abstention lors du scrutin de la veille et mon appréciation de cette situation. A mon sens, quand on se présente devant l’électeur, ce n’est pas pour lui dire ce qu’il doit faire ou le juger, mais bien pour le comprendre et tenter de résoudre ses problèmes. Même l'abstention doit être considérée comme un message de sa part qui nous renvoie à notre responsabilité. J’ai aussi dit que cette abstention devait nous motiver pour être plus volontaire pour faire progresser très vite la coopération interdépartementale sous une forme assez voisine de la coopération intercommunale. Conseillers territoriaux et spécialisation des compétences vont dans ce sens. Montrer à l’électeur que les élus sont capables de se remettre en cause et de faire évoluer les organisations dont ils ont la responsabilité pour qu’elles soient plus efficaces et qu’elles rendent de meilleurs services avec l’argent prélevé est le moyen le plus sûr pour faire baisser l’abstention.

 

C’est tout l’intérêt de la cuisine turque de me permettre d’envoyer des sms, répondre à mes mails, lire le journal ou téléphoner sans jamais avoir d’indigestion.   

 

Mardi 22 mars.

 

Je sonne pile poil à 9h30 à la porte de Marianne. Quelques minutes d’attente dans l’entrée, assis devant les casiers à courrier de toute l’équipe de journalistes de l’hebdomadaire dont je lis les noms un à un. Une nouvelle image assez cocasse que j’ajoute avec gourmandise à ma collection déjà bien fournie.

 

Jean Claude Jaillette arrive et me propose aussitôt de redescendre au café du coin de la rue pour boire un jus et discuter. Nous échangeons librement pendant plus d’une heure. Quelques éléments de notre entretien seront sans doute retranscrits dans un prochain article qui pourrait prendre le contrepied des messages catastrophistes des jours précédents. L’actualité, me dit-il, lui laisse peu d’espace en ce moment pour l’article qu’il écrit sur ce thème.

 

Apprenant mon engagement politique, il s’est tordu de rire et m’a dédicacé le livre de Pierre par ces mots : « Merci d’être venu dans ce temple de l’antisarkozysme ».  

 

Alors que j’avais soigneusement évité la lecture de Marianne jusqu’à cette rencontre, j’en suis devenu un lecteur assidu. Julliard et Domenach viennent s’ajouter à la liste des éditorialistes que j’ai envie de lire chaque semaine. Bon ce n’est évidemment pas encore le cas pour Périgo Légasse dont la dernière livraison ne m’a pas toujours pas convaincu du sérieux.

  

Jeudi 24 mars.

 

C’est à la maison de la radio, porte F, que je me présente à 10h 45. J’ai rendez-vous avec Michel Tanguy pour participer à son émission consacrée à la gastronomie, en direct sur France Bleu Ile de France. Après m’avoir entendu parler d’arboriculture le lundi précédent, il a souhaité m’inviter pour donner un autre éclairage sur la qualité du travail des arboriculteurs que celui donné par les messages catastrophistes du moment. Si vous souhaitez entendre le résultat, vous pouvez réentendre l’émission en cliquant ici. 

Déjeuner et réunion l’après midi avec les industriels français de la compote pour évoquer une nouvelle fois nos intérêts économiques communs.

 

J’ai différé de deux heures mon retour en Charente pour me rendre à la librairie Contretemps, rue Cler. Blanche De Richemont y fêtait la sortie de son dernier roman « Harmonie ». Je suis un lecteur assidu de la fille d’Henri depuis « Eloge du désert ». J’ai poursuivi avec « Eloge du désir », « Pourquoi pas le silence » et « Les passions interdites ». L’infatigable quête spirituelle qu’elle poursuit de livre en livre me passionne. « Harmonie » est une étape de plus sur ce chemin tourmenté que je trouve une nouvelle fois parfaitement réjouissant sous sa plume.   

 

Dimanche 27 mars.

 

Rome 7954

 

Pierre Jaulin a été réélu dès le premier tour. Je n’ai donc pas eu besoin d’ouvrir le bureau de vote une seconde fois à Reignac. J’ai ainsi pu me rendre à Rome ce dimanche pour participer le lendemain à une réunion préparatoire au comité mixte du mardi, avec les représentants de la production de pommes et de poires de l’Espagne et de l’Italie.  De la même façon que les membres de l’Association Nationale Pommes Poires, bien que tous concurrents entre eux, sont réunis pour travailler les questions auxquelles ils ne peuvent apporter de réponse qu’ensemble, les producteurs de nos trois pays font la synthèse des questions à porter sur la scène européenne solidairement par nos gouvernements.

 

Rome 7982

 

Rome 8034

 

J’ai profité de quelques heures de libres pour marcher dans les rues de Rome, entre le Colysée et le Capitole. J’ai pris quelques photos, tout en me tenant informé des résultats du second tour des cantonales. Avec Xavier nous allons réunir très prochainement nos troupes pour débattre des résultats et préparer l’étape suivante. J’attends encore un peu pour vous en dire plus.

 

Rome 8045

 

Jeudi 31 mars.

 

J’ai eu le plaisir d’accueillir le conseil communautaire des 3B Sud Charente dans la salle des fêtes de Reignac. Déjà trois ans que je n’ai plus participé à un conseil. Je me tiens évidemment très régulièrement informé de l’actualité de la communauté grâce à la participation assidue des trois délégués de Reignac, Loïc, Loïc et Abdel. Mais ce n’est évidemment pas la même chose que d’assister physiquement aux travaux intercommunaux. Cette soirée m’a rappelé de très bons souvenirs.  

 

Jean Jacques Provost, miraculé grâce au réflexe d’un agent de la SNCF et de ce formidable outil qu’est le défibrillateur, a proposé aux communes en début de réunion d’acquérir le précieux choc électrique.

 

Ensuite, au fil des questions traitées, à la lecture des comptes et à la présentation du budget, j’ai ressenti avec beaucoup de satisfaction que la coopération entre nos communes avance résolument et avec méthode. Président et vice-présidents, directeur et équipe, délégués et suppléants, tous expriment un professionnalisme et un engagement de plus en plus affirmé.       

 

C’est de bon augure parce que les temps qui viennent sont parsemés d’écueils.

 

Le premier d’entre eux est évidemment le ralentissement de la progression des recettes fiscales et des dotations. Elles auront peut-être bien du mal à s'accroître pendant un certain temps au delà de l’érosion monétaire. La réforme de la taxe professionnelle fait regretter dans les rangs des élus une recette qui pour les collectivités était souvent bien plus dynamique que le PNB du pays. Mais pour parler moderne, c’était de plus en plus au détriment d’une croissance durable des entreprises et donc des recettes fiscales futures. En taxant la valeur ajoutée avec un taux voté au parlement, la corrélation entre économie et dépenses des collectivités s’améliore. La tentation d’augmenter les impôts des ménages perçus maintenant par la communauté, pour assumer le coût de nouveaux équipements et services, ou tout simplement la croissance des charges, n'en sera que d'autant plus grande. Même si la loi ne l’oblige pas encore, il me semble indispensable que les représentants des communes choisissent, en cas de nécessité, de demander une contribution supplémentaire aux communes et s’interdisent d’augmenter la part des impôts ménages perçue par la communauté. A l’exception quand même de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui est une taxe foncière sur le bâti, et dont on peut admettre, si la hausse est clairement assumée comme telle pour financer des équipements ou des services nouveaux, que le produit vienne progressivement couvrir la totalité de la dépense qui la motive. La nuance est subtile et les seuls les initiés comprendront sans doute, mais la tentation peut-être grande de n’évoquer pour justifier l’augmentation du taux, que la hausse de la facture de Calitom ou un prélèvement qui serait anormalement insuffisant à ce jour auprès des contribuables au regard de la dépense. Ce qui n’est évidemment pas le cas, les lecteurs assidus de ce blog le savent. Je vous renvoie à deux articles écrits il y a trois ans maintenant en réponse à une démonstration de Christian Boutin dont l’intervention de ce jeudi démontre que ni lui ni moi n’avons vieilli d’un poil. (Article 1, Article 2)

    

La clé de la réussite de la coopération intercommunale tient à ce mode de financement qui me semble très vertueux. Augmenter les impôts de la communauté est une facilité qui permet à chacun de dire à ses électeurs dans les communes que la hausse est le fait de la lointaine communauté. Bien au contraire, en assumant clairement la politique intercommunale par une hausse des impôts de la commune, si elle s’avère nécessaire, la coopération intercommunale traduit réellement un engagement et une volonté des communes. Si ce ne devait pas être le cas, je plains les contribuables des conséquences de l’irresponsabilité collective qui fera toujours préférer une hausse d’impôt de la communauté à la nécessité d’assumer le choix d’une gestion optimisée et des investissements engagés.

 

Le deuxième écueil c’est la gouvernance. En élargissant le périmètre de la communauté on complexifie l’animation du travail intercommunal par le simple fait du nombre des élus et des commmunes. Le défi est redoutable si l’on considère clairement que la communauté ne doit pas se réduire à une délégation de pouvoir à quelques uns parmi les représentants des communes. Là encore, la liaison entre augmentation des ressources et budgets communaux est la garantie la plus sûre de ne pas dériver vers la facilité d’une gestion qui se déconnecte peu à peu de la base communale. La recherche du consensus et de l’adhésion doit être permanente, sans pour autant devenir paralysante parce qu’elle serait trop épuisante à obtenir. C’est à mon sens le principal critère à retenir pour trouver la bonne dimension à la coopération intercommunale.

 

Le troisième écueil, c’est la mise en commun de services aujourd’hui assumés par les communes. Non pas parce que cela ne serait pas une absolue nécessité, mais parce que la gestion peut s’en trouver un temps alourdie, avec une moindre implication d’élus bénévoles. C’est le cas par exemple de la compétence scolaire.

 

Vers le mi février, j’ai fait de trajet entre Poitiers et Paris avec Claude Bellot. Il est maire de Jonzac, président la plus grande communauté de communes de France, sénateur et à ce titre depuis peu Président de la délégation aux collectivités territoriales. Il a aussi présidé le Conseil Général de la Charente Maritime jusqu’en 2008. Je le connais assez bien pour avoir en 1988 passé beaucoup de temps dans son bureau à la mairie de Jonzac, lorsque sa commune est devenue propriétaire d’un verger de pommiers que je convoitais. J’ai donc amorcé la discussion en évoquant la démission d’un de ses vice-présidents de la communauté qui se plaignait de son mode de présidence qualifié d’autocratique. Il n’en fallait pas plus pour qu’il me donne sa version tout autant argumentée que passionnante de son engagement politique, à Jonzac, en Haute Saintonge, en Charente Maritime et pour la France. J’ai forcément particulièrement aimé son côté entrepreneur, lorsqu’il raconte comment il a fait, avec Michel Crépeau et quelques autres le développement de la Charente Maritime. Du leadership, une vision à long terme, une volonté hors normes, des infrastructures ambitieuses, sont comme toujours l’explication principale de ce qui peut être perçu comme un  « miracle ».

 

Je l’ai bien sûr aussi interrogé sur la réforme des collectivités territoriales. Claude Belot campe sur sa conviction que la coopération intercommunale ne doit pas aller sur le terrain de la gestion de services et se cantonner exclusivement à la réalisation de projets hors du champ de ce que les communes peuvent réaliser seules. Plus classiquement il justifie le prélèvement de ressources financières intercommunales pour inciter les communes à investir dans la rénovation du patrimoine ou dans d’autres domaines où la carotte de la subvention avec l’argent des mêmes contribuables fait avancer l’élu des communes. Selon lui, même bricolé et irrégulier, l’exercice de certaines compétences sera toujours assuré à moindre prix par la commune que lorsqu’il devient administré de façon plus exclusive par les fonctionnaires territoriaux devenus intercommunaux. Ce qui est à ce jour une crainte partagée par la plupart des élus.

 

Pour autant il me semble que sur le fond il n’est pas contestable que la gestion de la compétence scolaire à l’échelle du territoire concerné est la plus cohérente. Les limites liées aux contraintes des statuts des agents et à la relative efficience du management public sont sans doute une difficulté à résoudre, mais ce ne peut pas être une motivation suffisante pour refuser d’aller vers plus de cohérence et d’homogénéité territoriale. A mon sens la communauté a bien vocation à gérer les services qui bénéficient aux habitants de toutes les communes.           

 

La capacité contributive des citoyens est au taquet, les déficits abyssaux, la croissance en berne et le redémarrage de l’économie est lié pour une part essentielle à la capacité des collectivités territoriales et de l’Etat à améliorer leur efficacité à moyens au maximum constants. Ce n’est pas d’économies de bout de chandelle dont les élus vont devoir faire preuve. Ils sont appelés à des décisions structurelles courageuses auxquelles bien peu sont préparés. Je souhaite que notre communauté soit parmi celles qui sauront trouver la voie du développement à moyens presque constants. La couverture du Sud Charente par deux communautés et leur relation directe avec le Département, la Région, l’Etat ou l’Europe sera le premier signe tangible de ce courage. Pour d’éventuels nouveaux dossiers entre ces deux communautés ou d’autres, il ne sera nul besoin de créer de structure formelle. Les marges de manœuvre de demain ne seront pas permises par des hausses d’impôts mais par des gains liés à l’amélioration de l’efficacité organisationnelle de nos collectivités et de l’Etat. 

 

Rome 8058

 

Poison d’avril.    

 

Le Lepa de Salles de Barbezieux a été sollicité par les organisatrices de la semaine bio en mai pour l’organisation d’un débat avec Marie Monique Robin, réalisatrice du film diffusé par Arte, « Notre poison quotidien ».  Le directeur m’a contacté pour me proposer de participer à ce débat afin d’apporter un peu de contradiction aux thèses de la célèbre enquêtrice. Je sais l’exercice très périlleux, tant l’horreur chimique dénoncée semble indéfendable face aux prosélytes des vertus infinies du Bio, mais j’ai dit oui quand même. Ce sera sans doute le 20 mai.

 

A ce sujet je vous propose de lire un article de Jacques Ripoche dans Sud Ouest dimanche consacré au livre de Gil Rivière Wekstein, « Bio, fausses promesses et vrai marketing ». Au risque de me faire damner définitivement par mon amie LB, je vous conseille vivement la lecture de ce livre…jusqu’au bout. Gil a fait un travail minutieux de recherche des origines philosophico politiques du mouvement bio qui méritent d’être mieux connues pour comprendre l’irrationnel qui entoure le débat sur cette question. Il conclut avec ce sentiment que je partage que nous sommes entrés dans une nouvelle ère dans laquelle la frontière artificielle entre l’agriculture qualifiée de Biologique et l’agriculture tout court a vocation à s’estomper au fur et à mesure ou l’évaluation objective des engrais et des produits de protection des plantes utilisés, qu’ils soient naturels ou issus de la chimie de synthèse, déconstruit le mythe de l’innocuité parfaite d’un côté et de la nocivité consacrée de l’autre. Tendre vers une production plus naturelle grâce à de nouvelles avancées génétiques et de meilleures compétences agronomiques doit nous rassembler tous.

 

Je vous propose aussi d'écouter une surprenante chronique sur France Inter qui rééquilibre l'information sur la qualité de la nourriture.

 

Et puis j’ai lu une nouvelle fois avec grand bonheur une interview de Michel Serres dans le JDD que je vous mets en lien tant elle mérite d’être appréciée. Je vous en retranscris un extrait :

« Nous, ici, en France, on ne risque jamais rien! On est le seul pays du monde à zéro risque! Dans le dictionnaire des risques, il n’y a pas la France. Je dis souvent, on n’a pas le droit de dire qu’il fait chaud tant qu’on n’a pas été à Bamako. On n’a pas le droit de dire qu’il pleut tant qu’on n’a pas été en Équateur. On n’a pas le droit de dire qu’il fait froid tant qu’on n’a pas été au Labrador l’hiver, et on n’a pas le droit de dire qu’il neige tant qu’on a pas été à Buffalo, sur les Grands Lacs… La France est un pays exceptionnel! Exceptionnel au niveau du climat, entre le pôle et l’équateur. On a les meilleurs fromages, les meilleurs vins, une agriculture formidable. Alors forcément, dès qu’il arrive une catastrophe quelque part, vu d’ici, c’est la fin du monde ! On est à l’inverse des Japonais. Comme on ne risque rien, on s’affole de tout! »

Au moment ou les arboriculteurs sont perclus de doutes sur l’avenir du métier en France, l’association de vergers qui partage son service technique dont Tastet est membre, a l’opportunité  de faire intervenir cet adorable philosophe agenais. Il est l’ami de l’un d’entre nous, passé du ballon ovale à la pomme ronde. Nous avons bien besoin de remettre les choses en perspective pour ressourcer une motivation qui ne demande qu’à se libérer de l’harangue des pisse-vinaigre qui envahissent les médias en ce moment.

 

Dimanche 3 avril :

 

Ah j’allais oublier, les pommiers Belchard étaient presque au stade pleine fleur aujourd’hui. (80% des fleurs centrales ouvertes sur vieux bois, face nord) et abeilles, bourdons et autres insectes pollinisateurs étaient en plein travail.

 

Rome 8082

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Eau Pure 12/04/2011 19:09



Bonjour


Je vais me faire ici l'avocat du
diable ! En effet, vous faites référence au livre de Gil Rivière Wekstein, « Bio, fausses promesses et vrai marketing ».


Je vous invite à consulter ce
lien :


-  http://www.mdrgf.org/_canard/canard-enchaine-pesticides.html


Bien surs, libre à chacun de ce faire son
propre opinion ! Aujourd’hui la communication et un outil de désinformations mais surement pas pour l’intérêt général !!!


 


Mais admettons que cette personne soit
journaliste et fasse son enquête en toute indépendance, je suis surpris de ne pas trouver sur le site qu’il anime « agriculture – environnement » des informations de bases (présidence,
conseil d’administration, financement, adhérent, statut, rapport d’activité…..) comme par exemple les associations loi 1901 écologiste ou pas !!!


 


Ce n’est pas comme ça que l’on rapprochera
l’opinion publique et l’agriculture productiviste ! On nous annonce déjà après les OGM, la commercialisation d’une alimentation (viande, lait, œufs…) dérivée d’animaux clonée et ceci sans la
concertation (référendum) des principaux concernés, les consommateurs citoyens contribuables Français !!!


 


Pourtant des agriculteurs comme André POCHON
ont développés des alternatives à l’agriculture productiviste ! Pourquoi celle-ci validé par l’INRA n’a-t-elle pas été généralisé aux productions concernées pour l’intérêt général des
agriculteurs et des consommateurs et générations futures !!!


 


Merci


 


 


 


 


 


 



Vinosse 06/04/2011 21:05



Ah!


Un homme de goût !!!


 






Loïc 06/04/2011 16:25



Et merde. Même là je suis obligé de lire les textes d'Olivier. Pitié, allez sur son blog....



Vinosse 06/04/2011 10:30



Je tiens à signaler que le portrait dressé à mon sujet par l'inimitable ci-dessus, n'est ABSOLUMENT pas ressemblant. 


Mais je dois reconnaitre qu'il possède un certain talent pour raconter des histoires de n'importe quoi.


C'est cette veine qu'il devrait explorer sur son blog, au lieu de nous parler de son pinard et de son père ...


Il oublie sa mère qui elle ne l'oublie pas en commentant de temps en temps.


 






Vinosse 06/04/2011 07:43



Je vois que t'as besoin d'un public que ton blog est encore loin de toucher. Faut dire que parler d'ta putin de gnôle ...


 


J't'ai mis en lien sur mon blog, mais j'ai pas osé "P'tit CON", juste Alan BIQUET !!!!


 


Sinon si un jour tu descends dans ma cave tu risque de ne jamais en remonter:  elle communique avec un monde interdit et que l'œil ne peut supporter, comme dans les romans de Lovecraft !