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Bons et mauvais traitements de la pomme.


J’ai participé samedi matin entre 7 H et 8 H à l’émission de Patrick Mioulane et François Sorel sur RMC consacrée à la pomme et au pommier. L’excellent médecin nutritionniste Christian Recchia, habitué semble t-il de cette tranche horaire, était aussi dans le studio.

Autant vous le dire tout de suite mes chers lecteurs et grands croqueurs du fruit défendu devant l’éternel, j’ai failli tomber dans les pommes de bonheur de si bonne heure tant ce que j’ai entendu m’a réjouit.

A l’heure des lanceurs d’alerte, tous plus "peine- à-jouir" les uns que les autres, il est bon de savoir qu’il existe encore des jardiniers joyeux et des médecins enthousiastes qui invitent à croquer la pomme à belles dents. Surtout quand l’expert santé précise qu’elle ne doit être ni tachée, ni pelée et rester d’un bon rapport qualité prix. Toutes caractéristiques qui à son sens ne sont pas vraiment réunies par le label AB. La pomme qu’il préconise de choisir à l’étal correspond bien plus aux beaux fruits issus des « Vergers Ecoresponsables » qui respectent la Charte Qualité des Pomiculteurs de France.  

Pour ceux d’entre vous mes chers lecteurs qui n’ont pas encore gouté aux joies d’une radio libre et intelligente en jardinage, voilà le lien vers ce morceau de bravoure radiophonique auquel votre humble serviteur a eu le plaisir de contribuer. 

RMC Les experts "Spécial pommes"

J’ai d’autant plus apprécié ce moment d’échange qu’il intervient au moment où la profession doit faire face une nouvelle fois aux mauvaises manières de l’association militante Générations Futures. Cette dernière s’est faite l’écho sur son site de la plainte d’une salariée à l’encontre de son employeur. Sur la seule bonne foi apparente de la plaignante, l’organisation militante n’a pas hésité à énoncer comme quasiment avérés les faits reprochés à l’arboriculteur inconnu. Faut dire que ces prêcheurs d’apocalypse qui ne demandent qu’à croire ont du adorer cette histoire tant elle apporte de l’eau idéalement polluée à leur moulin à prières diaboliques. Et puis quelle jouissance cela devait être que de pouvoir associer le qualificatif « Vergers Ecoresponsables » dont bénéficie l’exploitation concernée à des pratiques parfaitement condamnables. En dehors du bio,  presque pas de salut possible pour GF. Qu’on se le dise.

L'article sur le site de Générations Futures

Mais après tout, passe encore que des militants prosélytes anti pesticides s’assoient sur la présomption d’innocence et accusent à tout-va. Au risque de la dénonciation calomnieuse et de la pure manipulation, emportés par leur foi combattante contre les arboriculteurs, aussi petits soient-ils, contre la coopérative et ses techniciens, aussi rigoureux et respectables soient-ils, ces exorcistes d’un nouveau genre ont définitivement décidé que la fin justifie les moyens.

En revanche il est bien plus difficile d’accepter que la journaliste militante de France 3 Limousin, Cécile Descubes, ait pu mettre en scène (voir la vidéo en bas de page) cette version unilatérale de l’accusation et la diffuser aux infos régionales. Elle n’en est pourtant pas à son premier coup tordu d'essai, (lire cet article) mais la chaine semble s’accommoder très bien de la torsion détestable de l’information dont elle use et abuse dès lors qu’il est question d’écologie et d’environnement. Le déferlement médiatique des jours passés nous a pourtant appris que les apparences peuvent être bien trompeuses et qu’il y a lieu d'être très prudent quand on fait profession d’informer. J’espère d’ailleurs que je vais enfin réussir à convaincre autour de moi de la nécessité de faire un travail soigné d’analyse de certaines informations, comparativement à la réalité des faits, pour diffuser sur les réseaux sociaux et autres blogs une émission du type « arrêt sur images » qui démasquerait auprès du grand public cette trituration des faits financée par nos impôts et la redevance. Cette stratégie sera bien plus profitable et moins aléatoire que la sollicitation des tribunaux qui ne peuvent que protéger la liberté d’opinion des journalistes.

Je suis bien placé pour savoir que notre monde arboricole est imparfait et perfectible. Bien qu’au présent le progrès progresse nettement, le futur rêvé ne manque toujours pas d’avenir comme vous vous en doutez mes chers lecteurs. Alors j’ai tout naturellement sollicité la très efficace NSA et le satellite de surveillance géostationnaire que j’ai placé au dessus ce cette belle région couverte de vaches, d’herbages et de quelques pommiers pour en savoir un peu plus sur cette sombre affaire.

La réalité concrète des pratiques de cet arboriculteur ne correspond bien sûr en rien avec la description calomnieuse et calamiteuse qui en est faite sur le site de Générations Futures. Il faudra trouver autre chose pour dénigrer les « vergers écoresponsables ».  Et pour ce qui concerne le conflit entre la salariée roumaine et son employeur, la suite apportera sans doute des éclairages complémentaires bien utiles pour tous ceux qui ont été légitimement sensibles au témoignage mis en scène par Cécile Descubes avec l’aide de Fabrice Micouraud et diffusé par FR3.

J’ai souhaité rencontrer Fabrice Micouraud mardi dernier à Paris. Il est venu accompagné d’une permanente de l’association Générations Futures. L’échange était courtois, d’autant plus que je suis très sensible aux préoccupations qu’ils ont exprimées et cela même si je ne partage pas leur vision catastrophiste des pratiques agricoles et des incidences supposées sur le voisinage. Je suis de plus totalement mobilisé pour que tous les vergers adhérents de l’association soient à l’optimum de ce qui peut être fait en matière de limitation des intrants au strict nécessaire par de meilleurs savoir-faire agronomiques au verger. L’attention au voisinage est mon autre priorité.

Mais aujourd’hui l’exaspération est à son comble chez les arboriculteurs et les techniciens du Limousin. L’injustice qu’ils ressentent face au procès qui leur est fait par quelques militants leur fait perdre tout sens de l’humour. Je ne saurais trop inviter Fabrice Micouraud et ses troupes à adopter une attitude bienveillante à l’égard des arboriculteurs qui ne souhaitent rien tant que de bien faire leur métier et pacifier les relations avec leur environnement. Je sais que l’exercice est difficile mais si l’envie de progrès est sincère de leur côté, la cause écologique sera payée de retour. Sinon j'ai bien peur qu'il y ait beaucoup de cris, de pleurs et de grincements de dents pour polluer bien plus gravement l'atmosphère. 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Olivier 02/11/2013 16:24












à la une 31 | 10 | 2013


La pomme pourrie de Générations Futures


Le 7 octobre dernier, l’association Générations Futures a révélé une bien étrange histoire concernant un conflit entre une ouvrière agricole et son employeur, un arboriculteur du
Limousin. Les charges décrites dans le communiqué de presse sont lourdes. Le patron aurait « refusé [à son employée] de mettre à sa disposition des moyens de
protection » lors des épandages de pesticides. Pire, il lui aurait imposé des pratiques « sans aucun respect des règles d’utilisation [des produits
concernés] ». Son local phytosanitaire ne serait pas aux normes, ni sécurisé, et l’arboriculteur ne tiendrait pas à jour ses cahiers d’épandage, « restés vierges
toute l’année ». Toujours selon l’association anti-pesticides, l’ouvrière agricole aurait alerté son employeur à plusieurs reprises sur ses manquements et ses obligations. Sans
résultat. Estimant sa santé menacée, elle a donc porté plainte.


Trois jours après la publication de Générations Futures, l’histoire a été diffusée au travers d’un reportage signé Cécile Descubes, journaliste à France3 Région. Militante avérée,
Cécile Descubes a déjà réalisé plus de quinze reportages à charge contre l’arboriculture limousine au cours des trois dernières années.

Exhibant son arrêt de travail pour « inhalation de pesticides », Sorina, la plaignante, devient donc sa vedette d’un jour. L’affaire, présentée de manière bien tendancieuse,
suscite une vive émotion au sein du parti de Cécile Duflot. Dans un communiqué de presse daté du 13 octobre, Europe-Écologie-Les Verts s’emballe devant ce témoignage « poignant
d’une femme qui risque sa vie pour travailler », et se déclare « horrifié sur les pratiques décrites [sic] ». De son côté, la Confédération paysanne
dénonce un comportement « rendu possible par les discours tenus par le lobby industriel et par certains distributeurs, tendant à nier les risques liés à l’utilisation des
pesticides ». « L’agriculteur a donc exposé, en toute connaissance de cause, son employée, en ne fournissant pas d’équipement de protection, en l’obligeant à travailler
sans respect du délai légal avant retour sur la parcelle traitée », s’insurge le syndicat, qui exige que le responsable soit « traduit en justice pour mise en danger de
la vie d’autrui ». Bref, d’un côté une victime, une pauvre femme, de surcroît d’origine étrangère, qui ose enfin briser la loi du silence ; de l’autre, un exploitant
agricole peu soucieux du respect de ses employés, et présenté comme un véritable malfrat. Vision totalement binaire des faits, qui ne résiste pas à un examen un tant soit peu sérieux.


Diffamer plutôt qu’enquêter

Ces procureurs autoproclamés ont-ils vérifié les faits avant de porter de telles accusations ? Ont-ils au minimum contacté l’agriculteur incriminé afin d’écouter sa version des
faits ? Connaissaient-ils vraiment l’histoire de Sorina, cette ouvrière agricole d’origine roumaine qui suscite une telle sympathie ? Et quid de la présomption d’innocence pour
l’exploitant agricole, déjà jugé coupable alors même qu’il n’a pas encore reçu copie de la plainte ? Bien entendu, aucune de ces précautions n’a été prise par François
Veillerette, le patron de Générations Futures, ni par ses amis. Comme le commente Daniel Sauvaitre, président de l’Association Nationale Pommes Poires, « ces prêcheurs d’apocalypse qui ne demandent qu’à croire ont dû adorer cette histoire tant elle apporte de l’eau idéalement polluée
à leur moulin à prières diaboliques ». C’est pourquoi ils ont lâchée la meute, profitant de cette trop belle occasion pour diffamer, non pas un homme, mais à travers lui, toute
une profession ! « L’organisme qui fournissait les pesticides à cet agriculteur aurait tenté de dissimuler les manquements de son client », accuse ainsi la Conf’,
tandis que Générations Futures suggère que de telles pratiques sont « courantes, et connues ».

La guerre de sape des vallées limousines

Facile. Trop facile. Car que diraient François Veillerette et ses sponsors –Distriborg, Biocoop, Botanic et Léa Nature– si la presse accusait en bloc toute la filière bio de fraude au motif
qu’une AMAP de Genas, Moins et Bourgoin, a livré des légumes certifiés bio sur la base d’un faux certificat, présenté par son maraîcher-fournisseur ? Cette arnaque, qui a fait la une de la presse
rhônalpine en septembre 2011 [1], n’a curieusement suscité aucune réaction de la part de
Générations Futures. Simple cas isolé, rétorqueront certains. Certes. Comme celui des 11 millions d’œufs bio vendus de juin 2008 à avril 2010 sous une appellation française, alors qu’ils provenaient d’Italie [2]... Là aussi, le silence a été de mise. Et pour rester dans le cadre limousin, la succursale locale
de Générations Futures, Allassac ONGF, semble parfaitement s’accommoder du fait qu’un de ses responsables, un agriculteur, a fourni des pêches conventionnelles transformées ensuite par une
productrice en confiture de pêches... bio [3] ! Ni vu, ni connu, Cécile Descubes, qui couvre la région, n’ira pas enquêter.
Elle semble se contenter des pièces à charge que lui fournit Fabrice Micouraud, l’ancien président d’Allassac ONGF et par ailleurs administrateur de Générations Futures.

Depuis des années, ce militant anti-pesticides mène une véritable guerre de sape contre les arboriculteurs de la région. Faute de résultats, il s’en prend désormais à « l’inertie des
pouvoirs publics [4] ». Or, toutes ses actions n’ont abouti qu’au développement d’un
climat nauséabond dans les paisibles vallées limousines. « L’exaspération est à son comble », témoigne Daniel Sauvaitre. D’autant plus que Fabrice Micouraud, le
véritable chef d’orchestre de la plainte de l’ouvrière agricole, livre aux médias une version bien unilatérale des faits. Sa cible du moment a déjà fait l’objet de trois contrôles par
les services administratifs (Draf et Inspection du travail), qui n&rsquo


Olivier 30/10/2013 19:45







ForumPhyto, comprendre la protection phytosanitaire



Arboriculture en Limousin : Générations Futures, menteur avéré


30 octobre 2013


 Nouvel épisode du feuilleton Coucou, fais-moi peur de Générations
Futures, ONG résolument anti-pesticides : Une ouvrière porte plainte contre son patron pour manquements graves concernant la gestion des produits phytos sur son
exploitation : pas d’équipement de protection individuelle, local phyto non conforme, délai avant récolte non respecté, etc.
Le problème ? Après enquête interne de la filière pommes du Limousin, corroborée par les résultats de contrôles officiels : l’accusation  de
Générations Futures s’avère être un mensonge. Et, vue la mise en scène médiatique tentée au travers des réseaux sociaux, une manipulation savamment orchestrée…


La thèse de Générations Futures (et de sa succursale locale ONGF Allassac)


Selon le communiqué de
Générations Futures (GF), « [la salariée] est  actuellement en arrêt de travail, suite à une inhalation de pesticides […] [elle] a alerté à plusieurs reprises son
employeur sur ces manquements et sur les obligations. »
GF reprend en détail les accusations de la salariée, qui sont graves. Sans même les questionner.
Et généralise sans vergogne, jusqu’à mettre en cause l’intégrité et la loyauté des techniciens de coopératives, qui, selon eux « à l’image du cas présent, sont intervenus à
plusieurs reprises sur ces exploitations sans jamais mettre en demeure leur coopérant de se plier à la législation. »
Et bien sûr, GF récupère tout ce montage pour son propre lobbying auprès des autorités : « Aux vues de ces éléments, nous demandons une réelle évolution de  la législation 
sur les pesticides qui, à l’heure actuelle, ne protège pas correctement les populations exposées. »


Quelques médias et réseaux sociaux, ainsi que la Confédération Paysanne, reprennent ce communiqué et soutiennent la même thèse sans aucun recul.
Par exemple : Le journal de l’Environnement, NewsPress,
Reporterre, mais surtout France3 Limousin
(Vidéo)Cependant, la reprise médiatique, faible, n’a pas été à la hauteur de la gravité des accusations. Sans doute un certain pressentiment de la part des médias
que le cas n’était pas aussi noir que décrit et que l’affaire n’était pas aussi simple.


Les organisations professionnelles (ANPP[1] et
APL[2]) ont voulu mener une enquête approfondie avant toute
prise de position.


Les « mauvaises manières » de Générations Futures


Sous le titre « Bons et mauvais traitements
de la pomme », Daniel Sauvaitre, arboriculteur et bloggeur, après premières investigations, pèse ses mots pour dénoncer les « mauvaises manières » de Générations
Futures.  Il affirme clairement : « La réalité concrète des pratiques de cet arboriculteur ne correspond bien sûr en rien avec la description calomnieuse et
calamiteuse qui en est faite sur le site de Générations Futures. Il faudra trouver autre chose pour dénigrer les « vergers écoresponsables » »


Il dénonce surtout  certaines pratiques journalistiques : « Après tout, passe encore que des militants prosélytes anti pesticides s’assoient sur la présomption d’innocence
et accusent à tout-va. Au risque de la dénonciation calomnieuse et de la pure manipulation, emportés par leur foi combattante contre les arboriculteurs, aussi petits soient-ils, contre
la coopérative et ses techniciens, aussi rigoureux et respectables soient-ils, ces exorcistes d’un nouveau genre ont définitivement décidé que la fin justifie les moyens. En revanche il
est bien plus difficile d’accepter que la journaliste militante de France 3 Limousin, Cécile Descubes, ait pu mettre en scène cette version unilatérale de l’accusation et la diffuser aux
infos régionales. »


Daniel Sauvaitre décrit ensuite les réalisations des producteurs et de leurs coopératives en matière de protection phytosanitaire. En particulier, leur mobilisation « pour
que tous les vergers adhérents de l’association soient à l’optimum de ce qui peut être fait en matière de limitation des intrants au strict nécessaire par de meilleurs savoir-faire agronomiques
au verger. »


Il conclut par un appel à la raison vers Générations Futures pour que « l’injustice que [les producteurs] ressentent face au procès qui leur est fait par
quelques militants » cesse.


Plus qu’un mensonge, une volonté délibérée de nuire       


Dans un communiqué de presse, l’Association Pommes du Limousin (APL) vient de
rendre publique son enquête : les accusations de GF et de sa succursale limousine sont « infondées » et « Les faits rapportés par les deux ONG sont
mensongers. »


L’enquête révèle qu’en fait « Les 2 ONG exploitent un conflit d’ordre social entre une salariée et son employeur. »
Les contrôles réalisés « à la fois par les services de l’Etat, par la coopérative agricole et par un organisme de certification indépendant dans le cadre de la mise en œuvre de
chartes qualité […] font l’objet de rapports officiels.
L’APL détaille ensuite tout ce que ces contrôles démontrent. Globalement, aucune des accusations graves relayées par GF ne tient.
L’APL ajoute : « Même si des améliorations restent possibles sur cette exploitation, comme dans toute entreprise, cet arboriculteur est digne d’un professionnel responsable et
respectable. »


De plus, « L’exploitant incriminé n’a pas reçu de plainte dont il a appris l’existence par des journalistes informés par Allassac ONG et venus l’interroger : en
particulier France 3 Limousin qui lui demande de répondre à des accusations dont il ne connaît pas la t

jean claude MORON 28/10/2013 18:44


Excellents Commentaires, pleins de bon sens, du nutritionniste Christian RECCHIA. Ses connaissances sont riches d'enseignement . Elles devraient être diffusées très largement.


Les médias pourraient mettre en exergue les qualité de ce  fruit le plus consommé en France.


Dans le monde entier,plusieurs milliers d'études , confirment les atouts santé  de ce fruit mytique  

Loïc 23/10/2013 12:21


Aubarecy considère t-il le sulfate de cuivre comme un pesticide?

Daniel DURET 22/10/2013 08:46


Sensation:   la roumaine qui peine s'appellerait "Léonardina" !!!  C'est marrant, non?