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Stormy weather.

Avant hier matin vers 4h, quand le vent a commencé à souffler fort et compte tenu des alertes diffusées par météo France et la préfecture, je me suis demandé si je pouvais me rendre au conseil national de l’UMP à la Mutualité ou si je devais rester sur ma commune. Après consultation du site de Météo France qui élargissait l’alerte rouge à la Gironde, sans toutefois modifier le niveau orange pour la Charente et malgré les coupures de courant incessantes, il m’a semblé que nous n’allions pas revivre 1999 et je suis parti. Sorti de la maison et jusqu’à la gare, la situation paraissait bien moins inquiétante encore. Neuf années après la tempête dévastatrice de 1999, c’est un peu plus au sud que des dégâts équivalents et même pires que ceux que nous avons connus ici se sont produits. Comme tous ceux qui ont vécu cette  redoutable tempête de 1999, en voyant à la télévision les images de la forêt des landes dévastée, je sais les difficultés qu’endurent aujourd’hui les populations touchées.

 

Loin de la tempête j’ai donc pu assister avec les autres conseillers nationaux de la Charente à l’annonce d’une nouvelle étape pour notre mouvement. L’occasion surtout d’entendre les leaders et bien sûr le premier ministre et le président Sarkozy fixer les orientations et les objectifs à atteindre. De Xavier Bertrand à Nicolas Sarkozy en passant par les vice-présidents et les secrétaires généraux, tous ont marqués leur volonté d’élargir les sensibilités représentées dans le parti pour rassembler au-delà des adhérents habituels. Nicolas Sarkozy a proposé d’ajouter aux valeurs traditionnelles de notre famille politique des valeurs revendiquées par d’autres comme l’humanité et la solidarité en précisant aussi que « nous devons être ouverts sur l’avenir, aux autres, aux nouvelles idées, à la critique de ceux qui n’ont pas partagé notre combat. La crise nous oblige à nous remettre en question. Le sectarisme nous est interdit ». Dans le même temps nous sommes invités à doubler le nombre d’adhérents et à proposer des candidats combatifs aux élections futures qui ont la volonté de réformer sans faiblir quand l’organisation actuelle ne permet pas d’obtenir les résultats attendus.

Pour ceux qui ont envie d’en savoir plus, toutes les interventions sont en vidéo sur le site de l’UMP.

 

Au cours de cette journée Jean François Copé est revenu sur les évènements de la semaine à l’assemblée nationale. Le sujet de la polémique entre les députés de gauche et ceux de droite est le suivant. La modification de la constitution limite drastiquement à une fois par session l’utilisation de l’article 49.3 en dehors du recours éventuel à cet article pour faire adopter le projet de loi de financement de l’Etat ou le projet de loi pour le financement de la sécurité sociale. Chacun sait que l’article 49.3 de la constitution permet d’écourter les débats qui s’éternisent en soumettant à l’assemblée un vote de confiance. Si les députés votent majoritairement pour la confiance le texte de loi est adopté et si la confiance est rejetée non seulement le projet de loi est retoqué mais de surcroît le gouvernement est renversé. Sans recours à l’article 49.3 par la majorité les députés de l’opposition minoritaires peuvent empêcher l’adoption des textes de loi simplement en déposant des milliers d’amendement sans intérêts mais dont l’obligation d’examen permet de retarder indéfiniment l’adoption de la loi. Pour accompagner la modification de la constitution et éviter un blocage contraire à la volonté démocratique il est proposé de définir pour chaque proposition de loi un temps maximum de débats avant le vote final. L’opposition crie au bâillonnement de l’opposition et dénonce comme le fait pompeusement Laurent Fabius la remise en cause du droit sacré d’amendement. Un droit sacré utilisé  aux frais du contribuable pour des amendements débiles multipliés à l’infini par ordinateur et soutenus en séance par des députés capables comme l’un d’entre eux de faire amende honorable devant ses confrères pour avoir confondu Saturnin et Casimir dans un de ces amendements plus con que con. La justification mise en avant sans rire par les députés socialistes c’est que cette stratégie d’obstruction permet de différer l’adoption d’un texte suffisamment longtemps pour alerter l’opinion publique et se faire aider par la pression de la rue pour faire craquer les députés majoritaires. Pas un pour dire que ce n’est décidemment pas satisfaisant de ruiner le pays en acceptant que le coût exorbitant d’une journée d’assemblée nationale et de sénat toutes charges comprises, c'est-à-dire coût des élus compris, puisse être consacré à de l’inutile. Cette logique sans doute purement comptable aux yeux de ces âmes pures socialistes ne mérite sans doute pas  que l’on s’en préoccupe pas plus qu’il n’y a lieu de s’émouvoir du déni de démocratie que couvre cette situation scabreuse. L’apothéose pour ces dépités potaches a été atteint quand réunis devant le perchoir, en formation de Brel qui bêlent, ils ont rudoyé la marseillaise. Soyons juste, cette pantalonnade nous a permis de voir Maryline, que sa position dans l’hémicycle ne nous permet pas d’apercevoir d’habitude, s’égosiller elle aussi pour défendre le droit sacré d’amendement. Plus sérieusement il me semble que ce spectacle, si efficace médiatiquement qu’il est célébré par les commentateurs, contribue nettement à affaiblir la démocratie et montre le chemin au peuple des voies de la revendication à privilégier autres que le bulletin de vote. Amendements débiles, mascarade à l’assemblée pour bien démonter sans doute que les élections sont des pièges à cons. La suite n’est pas rassurante du tout.

 

François Fillon qui évoquait cette situation délétère du débat politique encourageait les participants au conseil national à vérifier le comportement des exécutifs locaux, largement détenus par la gauche, quant à leur acceptation du débat contradictoire et à leurs réponses face aux manifestations d’opposition vis-à-vis des décisions qu’ils font prendre à leurs assemblées.

Si j’en crois la presse locale et les témoins des débats de la semaine passée au conseil général, il m’a bien semblé que l’exécutif perd rapidement sa bonne humeur quand une objection a pour conséquence de différer l’adoption d’une mesure alors qu’il est majoritaire. Et on pourrait multiplier les exemples qui démontrent que la gauche n’est pas très encline à concéder quoi que ce soit à l’opposition quand elle est en situation d’imposer sa loi. A mon sens la droite est très naturellement moins sectaire et je m’en réjouis.              

 

Je lis et je relis l’éditorial de Michel Boutant dans le numéro de Tonus Charente qui vient d’être distribué dans nos boites à lettres. L’attaque politicienne est si violente que je me dois de faire un commentaire de texte assez musclé dans un prochain article.

 

PS :Je regarde en ce moment mots croisés sur la 2. Christian Mayeux du syndicat Sud Rail il vient bien du groupe « Ten Years After » non ! 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Vinosse 29/01/2009 08:29

Un Jeudi comme un Dimanche...Je reste au lit jusqu'à midi!!! 

Vinosse 27/01/2009 07:33

C'est chaud bizness ce matin! De Brel (à qui tu manques de respect) à Ten Years (Later), t'as oublié Martin Circus qui vient d'être en deuil...Encore que... "Qu'est-ce qu'on s'éclate à l'Assemblée nationale", ça sent le tube... ou le roussi pour Sarkozy!Déjà que ce con d'Obama fait parler plus que lui dans le moooonnnde...Pour en revenir à l'actualité musicale, ton groupe préféré, les Binuchards, va devoir remettre un nouveau couplet à son immense succès de l'an 2000: "O l'a encore buffé" "Mais pas assez pour tout ébouiller"Dommage...