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Popote pour khmers verts.

Je suis allé hier après midi à Périgueux assister à la réunion publique organisée dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Après une retransmission sur vidéo du message de Jean Louis Borloo à l’assistance, les rapporteurs des commissions de travail du matin ont fait comme il se doit leur rapport qui ne m’a pas semblé très limpide et plutôt indigeste. Manifestement il y avait de l’impatience dans le public et beaucoup étaient venus pour dire haut et fort, et durement, quelles sont les vraies priorités pour sauver la planète. C’est bien entendu la dictature du capitalisme mondial qu’il faut mettre à bas et se débarrasser enfin des OGM, de leurs créateurs, promoteurs et autres semeurs. Au moment des échanges avec la salle, la tolérance, l’écoute et le dialogue n’avaient pas l’heur d’être promues au sommet des valeurs de l’écologie. Si comme il est dit dans la bible « ce qui pollue l’homme ce n’est pas ce qui entre dans l’homme mais ce qui sort de l’homme », les khmers verts seraient vite fauchés si on instituait une écotaxe sur cette forme de pollution. En revanche le capitalisme mondial pouvait se vanter hier d’être bien représenté. Alors que le journaliste peinait à contenir l’envie d’en découdre de quelques orateurs, une jeune femme s’est levée et a pris la parole en annonçant qu’elle était employée chez Monsanto et qu’elle représentait les semenciers. Entrecoupée d’invectives et de quolibets elle a tenté de faire un petit historique des OGM et de leur place dans l’agriculture mondiale en concluant sur la nécessité de créer en France, comme je l’ai déjà entendu proposer dans le cadre du Grenelle, une haute autorité scientifique de contrôle pour les organismes génétiquement modifiés. Comme le chahut est monté encore d’un cran après son intervention, une dame accompagnée du préfet s’est approchée du micro du journaliste pour indiquer qu’elle siégeait au Conseil d’Etat et qu’elle devait garantir la retranscription des débats sans censure, que chaque intervention serait consignée, mais que le calme devait prévaloir dans l’assemblée. C’est à ce moment là que je suis parti plein d’interrogations sur le pouvoir de la violence, fût elle verbale, dans notre société. Le conseil communautaire qui a suivi à Passirac s’est heureusement passé dans de bien meilleures conditions.                  
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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Daniel D 26/10/2007 12:40

Que penses-tu d'un agriculteur qui continue de brûler ses emballages de produits chimiques vides et autres déchets polluants?
Comme ce matin...

Autre chose, la Dame Ruggiéri, à mon avis, n'est ici que pour ramasser la "grosse" subvention qui permettrait à son mari d'exécuter cette œuvre formidable que le pays attend depuis longtemps à partir des restes du pont de Laprade!
Bin oui! l'art contemporain vit contingent avec l'argent des autres! Enfin pas tout l'art contemporain, pas celui des p'tits gars d'ici qui, loin de tout gigantisme, œuvrent pour les gens et non pour les institutions et qui viennent de voir fermer un lieu d'expo à Angoulême(la halle aux arts) par manque d'argent... D'un tout petit peu d'argent...
En face les nouveaux bâtiment du FRAC, millions d'euros à la clef, continuent de se dresser...
Ah... La République ... les bons amis...

Revenons en à Laprade: ce vieux machin d'Eiffel récupéré ça devrait en boucher un coin aux experts parisiens...
Ce qui me préoccupe c 'est que l'opération semble bien dirigée depuis le local, et le terrain bien préparé.

Ça fait au moins deux articles que la Charente Libre lui consacre!
Il y aurait-il collusion d'intérêts?

Daniel D 16/10/2007 20:16

Il fallait lire aujourd'hui l'article de Sud-Ouest signé Jacques RIPOCHE au sujet de cette réunion quelque peu remuante!
On pouvait ainsi mieux comprendre tout ce qui t'avait dérangé!

Ah! C'est un métier journaliste!
Heureusement qu'il en existe, professionnellement parlant!