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Un président et un gouvernement au rabais.

Lucides sans doute, ils se sont dévalorisés tout seuls. La baisse de leur salaire était un choix politique fondateur pour contrer les critiques à venir. Une sorte de gagner moins pour pouvoir travailler moins. « Tranquilou », selon le joli mot de Mélenchon. Mais comme le disent très justement les clients abusés sur les foires, « pas cher égal très cher ». Et je doute fort, comme bon nombre de français, que nous en ayons cette fois ci pour notre argent. Il apparait déjà que cette modeste déflation des indemnités ministérielles et présidentielles aura un coût très élevé pour les braves soutiers de la république que nous sommes.

Les promesses de campagne ont elles aussi déjà fondu comme peau de chagrin. 2% pour le Smic, dont une partie n’est qu’une avance sur l’augmentation qui serait survenue plus tard. Un quart de plus pour le plafond du livret A au lieu du doublement promis. 6 centimes de moins pour l’essence pendant quelques jours, à peine vérifiables et transférés pour moitié vers de l’impôt en plus pour les mêmes contribuables automobilistes. 75% d’impôt pour les revenus supérieurs à un million d'euros qui pour l’instant ne rapporte que des projets d’exil fiscal. Une priorité affichée pour la croissance contre l’austérité qui devient pile poil l’inverse. Inutile me direz vous mes chers lecteurs de continuer cette énumération à la Hollande, chacun a bien compris que le « moi président » n’était que la énième version de l’adage corrézien selon lequel « plus grosse est la ficelle, mieux elle tient ».

En fait je suis très injuste. Il y a au moins une promesse qui a été tenue sans barguigner. C’est la suppression de la niche fiscale des travailleurs modestes qui ont le culot, eux, de faire des heures supplémentaires. Et face à cette attaque bien maquillée contre ceux que d’habitude la gauche dit vouloir protèger, il ne se trouve étonnamment aucun « fast-checker » pour relever le mensonge insupportable du premier ministre Jean Marc Ayrault qui disait encore dans une interview du JDD « qu’une heure supplémentaire coûtait moins cher pour un chef d’entreprise qu’une heure normale ».

Peut-être aurons-nous enfin quelques interviews dans la presse, à la radio ou à la télé, au début d’octobre, quand les paies au rabais vont tomber dans les pauvres mains des travailleurs qui n’en reviendront pas du mauvais coup qu’on leur fait, pour rétablir la vérité cachée au peuple.

A côté de ça, je rencontre de plus en plus dans toute le France des employeurs qui ont fait le choix de travailler avec des intérimaires venus d’ailleurs et facturés d’aussi loin, à prix horaire fixe quel que soit le nombre d'heures hebdomadaires, en règle avec l’administration qui est informée, sans frais d’hébergement, avec la bonne humeur et le rendement en plus. Ca ne renflouera pas nos comptes sociaux bien sûr, mais ça permet de faire tenir quelques entrepreneurs jusqu’au moment où le gouvernement de la France se secouera enfin l’Anouilh.

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Le Retou©heu® 26/10/2012 13:55


 









François Fillon,


un homme capable d'assumer la fonction suprême.


 





Le Retou©heu® 25/10/2012 13:11



Le Retou©heu® 25/10/2012 07:56





 








 




Musique de chambre pour chef d’orchestre joueur de pipeau…


 Ayraud-Smith, le « premier » ministre mutant.


 


"PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault s'est attiré mercredi les foudres de l'opposition en anticipant l'annulation par le Conseil constitutionnel de la loi sur le logement social, provoquant
un nouveau flottement dans la communication gouvernementale.


Cet épisode, qui s'ajoute à des reports et autres "couacs" -sur la dépénalisation du cannabis, le traité budgétaire européen et le mariage homosexuel, par exemple-, a soulevé des accusations
d'"amateurisme" à droite, tandis que la majorité mettait en avant les velléités réformistes de l'exécutif.


Le Conseil constitutionnel, saisi sur ce texte par une soixantaine de sénateurs le 10 octobre, n'a invalidé le texte qu'en début de soirée, jugeant que la procédure adoptée était contraire à
la constitution.


Ce texte permet à l'Etat de céder des terrains aux collectivités locales pour faciliter la construction de logements sociaux." Le Nouvel Observateur.



 

L'Orient-Express 08/09/2012 08:56



J@cques 07/09/2012 07:14


Pour Jacques Attali, « les JO, c'est le nationalisme au service du divertissement », une autre forme de deni, mais observée pas seulement à l’échelon de la France.


Faites vos jeux, rien ne va plus...


le 6 août 2012 | par Jacques Attali


Cette si célèbre formule de croupier s’applique à merveille à la situation du monde, en ce début du mois d’août 2012.


Pendant qu’un peuple continue de se faire massacrer en Syrie, pendant que s’installe au Nord du Mali un régime terroriste qu’il faudra bien aller, un jour prochain, déloger les armes à la
main, pendant que, en Europe, les banquiers centraux promettent d’agir à la place de gouvernements tétanisés par la peur de déplaire, se préparant en sous main à la fin de l’euro, ou au moins à
l’exclusion des plus faibles, et d’abord de la Grèce, pendant qu’en France se préparent d’autres plans de licenciements, pendant qu’aux États-Unis une campagne électorale insipide masque la
faillite d’un pays sous un déluge de messages publicitaires dérisoires des candidats, les médias du monde entier n’ont de place que pour les jeux olympiques.


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