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Prendre des risques est une sage précaution.

Une fois de plus en ce début d’année, comme vous sans doute, j’ai envie de prendre de bonnes résolutions pour l’année qui commence. Enfin courir plus régulièrement, retrouver la ligne, rester en bonne santé et m’asseoir le moins souvent possible à mon bureau entre le lever et le coucher du soleil. Parce que pour être en éveil, imaginer les stratégies à conduire et les actions à mettre en œuvre, il faut être en situation de les ressentir très directement, sur le terrain. L’air vif excite à penser, à agir et à réagir. Je viens malheureusement de lire un article sur Slate.fr signé par Judith Duportail qui m’a ramené à un minimum de réalisme. Son texte s’intitule : « Pourquoi personne ne tient ses bonnes résolutions ? ». Heureusement que par prudence je n’ai pas prévu d’être plus méthodique et de réussir un meilleur classement de mes dossiers. Parce que là, la probabilité d’aboutir devenait quasiment nulle.

 

La trêve des confiseurs est aussi le moment idéal pour faire le point sur l’année écoulée et bien identifier les chantiers qui nous attendent pour celle qui commence. Vous m’êtes témoin que je l’ai tenté pour l’Association Pommes Poires. C’est à la fois plus simple et plus cadré pour la commune. Je l’évoquerai samedi matin à l’occasion des vœux. C’est comme toujours beaucoup plus périlleux et incertain pour l’entreprise. Il faut sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier. Vous savez maintenant dans quelle austérité j’y réfléchis chaque samedi à l’heure du déjeuner. Et puis comme chacun de vous j’essaie de penser où va le monde et quelle est la politique à conduire pour qu’il fasse aussi bon vivre en France que chez nos meilleurs voisins.

 

« Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté. Tout homme qui se laisse aller est triste… ». Ce constat d’Alain ne prend pas une ride. Avant-hier matin devant un café et pendant quelques instants très courts, j’ai écouté un ami de plus de 20 ans mon ainé, toujours gaillard, courageux et de bonne humeur, me remettre en perspective les difficultés que nous devons affronter au regard de ce qu’a été sa vie. Impossible après cela d’expliquer que nous vivons un moment particulièrement difficile de notre Histoire  et que les écueils à franchir demandent des efforts quasi insurmontables. Déficits publics, chômage élevé, croissance en berne, désarrois et inquiétudes de toute sorte, rien qui ne puisse se résoudre avec un peu de volonté et beaucoup de travail.

En fait la difficulté c’est d’identifier les causes de nos difficultés et de nous mettre d’accord sur les efforts à consentir. C’est là toute la complexité de l’équation à résoudre. L’énergie et le courage ne manquent pas. Ce qui fait défaut c’est une vision claire de l’organisation du monde à promouvoir et la pédagogie nécessaire pour qu’elle soit partagée.

 

Je vous propose la lecture de trois contributions à la fois très différents, mais très complémentaires, qui font à mon sens une bonne synthèse des problématiques principales que nous avons à résoudre.

 

L’entretien avec Jean de Kervasdoué a été publié vendredi dernier dans le Figaro Magazine. Je n’ai pas réussi à trouver le texte sur internet, mais j’ai tellement apprécié une nouvelle fois l’éclairage qu’il donne de l’idiotie précautionneuse ambiante que je vous ai tout retranscrit.  

 

L’entretien avec Marcel Gauchet  été publié aujourd’hui dans le JDD. Bien qu’il éreinte dans les grandes largeurs le président, ce qui est très naturel parce qu’il est philosophe et pas lui-même président, je trouve son décodage très convaincant.

 

Et puis, ce n’est pas pour fayoter auprès de mon secrétaire général de l’UMP que je vous mets un lien avec l’article qu’il vient de publier sur Slate.fr, c’est bien parce que j’apprécie, articles après articles, le travail d’analyse et de réflexion qu’il conduit. Je partage sa volonté du débat d’idées et je suis, ça tombe bien, le plus souvent très proche des orientations qu’il propose. C’est rassurant quand même d’être en phase avec la direction de son parti, non ?

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Vinosse 04/01/2011 12:41



 


T'as pas d'vignes à tailler, que de v'nir me faire chier ???


 


Olé p'tête qu'avec ta machine tu zou fais faire à moitié avant ...  Olé mieux céssur !


 


 



Olivier 04/01/2011 08:10



Dis donc mon petit Vinosse... Tu n'as pas pu t'en empêcher... C'est plus fort que toi, il faut que le démon sorte ! La trêve et les bonnes
intentions n'auront pas durées longtemps !


Mais qu'allons nous faire de toi, ta mère et moi ? Allez, tu files dans ta chambre et tu prends ton suppositoire. Mais dis moi... C'est quoi ce
bouquin de Kafka que tu as glissé entre ces revues coquines ? Oh, là, je ne suis pas d'accord du tout ! Tu vas mal finir mon fils si tu continues à te spolier l'esprit avec ce genre de lecture !
Je t'ai pourtant donné tout un stock de Figaro des années 70, et toi, tu lis Karl Marx et compagnie !


Allez, tu es punis jusqu'à demain matin. Tu apprends par cœur tes tables de multiplication, et tu récites plusieurs fois «Je vous salut Marie»
jusqu'à ce que le médicament fasse effet...
Demain mercredi,tu iras te faire couper les tifs avant de te rendre à tes cours de catéchisme.


 


Mais non, ne pleure pas... Viens faire un câlin à papa, petit insolent...


 


Allez bonne nuit mon petit diable... 



Vinosse 03/01/2011 09:51



 


 


L'empire des cons contre attaque !!!


 


Je lui donne un motif d'auto-propotion, mais ça fera pas un best seller !!!


 


 



poil à gratter 03/01/2011 09:35



Y'a personne qui répond, Vinosse parce que tu saoûles tout le monde



Vinosse 03/01/2011 08:45



 


C'est plus fort que moi, faut que je parasite … Une sale maladie !  D'un autre côté, si je ne venais pas ici faire mon sale boulot, on aurait l'impression que tu passes tout au Karcher 
tellement y'a personne ! Mais c'est pas dans ta nature, je crois !


 


Je ne répondrai pas à l'autre naïf qui sans se présenter, vient me cracher dessus(c'est cela les gens courageux et de bonne volonté !) et faire de la morale subjective.  Je suis content de
lui offrir l'occasion de s'astiquer le soir quand il n'y a rien à la télé qui l'intéresse.


 


Donc je me permets de commenter "sur le fond" et dans quelques détails ton commentaire ci-dessus. Je passe sur l'article premier qui me semble le "marronnier" habituel des journaux autour du 1er
Janvier, je m'arrête sur le second et sur le principe de précaution: en effet, j'y ai toujours été opposé, non pas dans ses buts premiers qui étaient que face à un danger potentiel non maitrisé,
on préfère se protéger d'abord et risquer ensuite, mais parce qu'à l'usage et mis entre les mains de gens surtout motivés par leur propre ascension sociale ou leur haine des autres, c'est devenu
un instrument de contrainte vis à vis des gens qui ne pensent pas comme eux, ou qui pensent seulement …  En ce sens c'est un frein à une nécessaire évolution. Mais peut-être aussi que les
excès de certains groupes de pression, gros industriels surtout, ne sont pas étrangers à l'usage un peu immodéré de ce principe.  Le manque de visibilité auprès du public, la politique de
l'ombre, des masques, la peur de la vérité c'est cela même qui fausse les rapports. Le mensonge institutionnalisé voilà ce qui détruit toute politique volontaire et là on rejoint la conclusion de
Marcel Gauchet qui lui s'en prend aux mécanismes financiers et à ceux qui les manipulent dans l'ombre.


Luttons contre tous les masques, abattons tous les voiles et pas seulement de la tête des femmes d'extrémistes musulmans, faisons une loi anti burqua des banquiers et autres grands financiers.


 


Je terminerai sur le texte Coppé en citant ce que je t'ai mis sur ton facebook:   "Les années
«Greenspan» du crédit et de l’endettement faciles ont permis aux pays
les plus riches de vivre au-dessus de leurs moyens mais elles ont aussi créées une bulle financière" … Ça ne te dis rien ???  Je me souviens pourtant du temps où tu ne jurais que
sur greenspan et son marché qui devait tout réguler, amener le bonheur aux sociétés,etc…  Depuis le marché s'est écroulé, Greenspan a reconnu s'être trompé, et toi et les autres Coppé de
bazar n'avez pas le courage de le reconnaitre aussi !!!


Non au contraire, on en rajoute même en accusant les partis un peu extrême d'en porter la responsabilité en étant outranciers en dénonçant les dégâts latéraux immenses que cela a fait. Les
traitant de populistes ! Franchement je trouve cela honteux et profondément hypocrite. Et je dis cela pour les deux bords, la droite comme la gauche ! Tous vous n'avez qu'une envie c'est de faire
carrière dans la politique en vous affirmant les seuls en mesure de gouverner ( la cassette, la cassette !!!), les seuls capable de prévoir, car gouverner c'est prévoir ! Eh bien non, la
prévision n'est pas votre fort, et TOUS les chapitres contenus dans le bavardage coppé sont ceux énumérés depuis longtemps par les vrais visionnaires qu'ici on veut rabaisser et
mettre de côté. Je sais c'est pas nouveau comme technique politicienne, mais c'est toujours aussi écœurant. Et toujours cela montre la pauvreté des esprits qui prétendent à nous diriger.
Incapables de voir et de comprendre, mais toujours prêts à tirer la couverture vers eux.


 


T'as des nouvelles des anciens du MEDEF comme Seillère et de leur dette vis à vis de l'état ???  200.000 € par tête de pipe !!!  


Ont-ils jamais défendu l'intérêt du pays, ces gens-là ?


On nous le faisait croire pourtant ! Pensez donc: c'était eux la France, la grande industrie !!!


 


Cela rejoint le déjà dit plus haut: levons les voiles !!!