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Oyez, oyez braves gens…..

Comme vous le savez déjà parfaitement mes très chers et fidèles lecteurs, votre blog underground préféré se satisfait habituellement d’une audience bien plus proche de celle du crieur public d’antan que de l’incontournable 20 H de TF1. Il arrive pourtant, plutôt par inadvertance que par un calcul savamment prémédité, que de forts relais médiatiques pointent leurs projecteurs vers mon très modeste abîme de réflexion perdu dans l’infini galactique du World Wide Web.

C’est ce qui est arrivé une nouvelle fois hier, juste après que j’aie cliqué sur « publier » et malheureusement avant d’avoir procédé à toutes les relectures nécessaires qui, je vous le concède, devraient justement précéder le geste ultime. C’est en lisant quelques minutes plus tard l’interprétation qui était faite de mon texte sur CL en ligne que j’ai compris qu’il y avait urgence à préciser que je ne légitimais pas du tout les casseurs de matériel de l’écotaxe. Enfin, après quelques sueurs froides, j’ai vérifié une nouvelle fois l’adage selon lequel « à quelque chose maladresse est bonne ».

J’ai en effet eu depuis hier l’opportunité grâce à CL de préciser ma position à l’égard des dégradations de bornes sur FR3 et France Bleue La Rochelle. Mais j’ai surtout pu attirer l’attention sur la création sans cesse retardée de la liaison routière à quatre voies entre Reignac et Chevanceaux. Ce qui était l’objet unique de mon billet précédent.

L’embellie notable depuis quelques heures sur les connexions à mon blog justifie que j’insiste sur les causes profondes du scandale de la RN 10 entre Reignac et Chevanceaux. Scandale qui menace de durer encore trop longtemps.

J’avais déjà mis en ligne un document qui décrit parfaitement la raison du chantier infini de la mise à deux fois deux voies de la RN10. Je vous suggère de le lire attentivement une fois encore pour bien comprendre ce contre quoi nous devons lutter.

L’évidence du corridor international de fret qui traverse la Charente du sud vers l’est à toujours été niée et elle l’est encore aujourd’hui.

C’est ce verrou là que nous n’avons jamais réussi à faire sauter malgré la réalité incontestable du trafic routier. En ramenant sans cesse la question de la RN 10 en Charente à une préoccupation locale, l’administration centrale justifie encore et encore la réalisation très progressive, voire interminable du chantier.

Nulle part ailleurs en France ou en Europe il n’aurait été toléré un trafic international de poids lourds de près de 14000 véhicules certains jours sur une route à deux voies insécurisée parsemée de passages à niveau. C’est l’exception européenne du tronçon Reignac Chevanceaux.

Tout cela parce que deux autres autoroutes sont censées répondre au problème. Mais voilà, les autoroutes A89 et A10 ont des tracés qui ne peuvent se substituer à la liaison géographique la plus courte et la plus plate qui passe par Reignac pour relier le sud et l’est de l’Europe.

Toutes les promesses politiques faites depuis 35 ans pour la RN10 ne valaient rien en ce qu’elles ne se sont jamais accompagnées de la reconnaissance du corridor de fret charentais dans les schémas nationaux des infrastructures routières. Le document joint en est la preuve criante.

A l’heure de la négociation des PDMI 2015 / 2020 nous nous retrouvons une fois de plus confrontés à ce cadre mensonger. L’étalement des travaux va encore trouver sa justification dans ce même document que vous avez sous les yeux.

Le sous développement régional de la Charente s’explique bien sûr aussi par ce refus de priorité assumé par l’Etat et peu contesté localement.

Quand on met en perspective nombre d’autoroutes au trafic bien inférieur à celui constaté sur le tronçon Reignac Chevanceaux, on mesure encore plus le scandale routier charentais.

Pour bousculer tout cela, il faut absolument remettre en cause le schéma routier national qui nie la réalité charentaise.

Les élus sont faits pour ça non ?

 

PS: De nombreux autres articles sur le sujet sont classés sur ce blog sous le titre RN10. Ils complètent utilement celui ci et le précédent. 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Daniel DURET 16/11/2013 08:39


HEU...


 


Tank à fer...

Daniel DURET 13/11/2013 18:31


C'est pourtant pas dans mes habitudes, mais je ne trouve aucun élément de langage pour répondre à ton intervention, cher Daniel Albert...


 


Ni tank à lait, à la poursuivre...


 

Daniel Albert 12/11/2013 19:58


La lecture de la note confidentielle est rassurante... à la lecture des données du trafic PL on observe que sur les 15 dernières années le trafic entre Bordeaux
et Angoulême serait resté stable, qu'entre Angoulême et Poitiers il aurait baissé de 10% sur la même période. Tandis que la RCEA, dont la N10 est l'une des extrémités a vu son
trafic croître de 30%.


Les statistiques officielles sont différentes, passant pratiquement du simple au double selon les interlocuteurs qui les révèle. Heureusement, en recoupant les données nationales et grace à
quelques indiscrétions, on arrive à rétablir les chiffres réels mais CHUT !...


Le document cité dans l'article est un document confidentiel, à l'usage des élus. Pour l'apprécier à sa juste valeur dans sa capacité d'enfumage, il faut surtout lire les dernières lignes sous le
titre: "Éléments de langage". Quel parlementaire ou patron de CCI n'a pas entendu ça avant de revenir vers sa terre d'élection et, le torse bombé, dire qu'il a été entendu... ouais, mais sûrement
pas écouté! 

Daniel DURET 12/11/2013 08:08


Faudrait emmener les décideurs au festival du patois de Polignac, s'il existe encore !!!


Ils comprendraient l'âme charentaise si soucieuse de sa particularité et du rejet de tout ce qui vient de l'extérieur...


Alors les camions ?  N'avant qu'à passer ailleurs !!!