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Mon parti pris pour mon parti.

Les deux candidats en lice pour la présidence de l’UMP ont recueilli chacun un nombre de voix quasi identique dimanche dernier. Pour autant, en démocratie, il suffit d’une voix de plus pour obtenir la majorité absolue et être élu. En revanche, plus le score est serré, plus il est indispensable, pour que la légitimité de l’élu soit incontestable et s’impose à tous, que chaque électeur ait une parfaite confiance dans le déroulement des opérations de vote et le décompte des voix. Manifestement, ça ne peut plus être le cas aujourd’hui.

Dimanche soir, Jean François Copé s’est le premier déclaré vainqueur. Peu de temps après, François Fillon a pris la parole à son tour pour dire que, selon les chiffres qu’il avait en sa possession, c’est lui qui avait gagné. Tout en s’en remettant à la commission (COCOE) pour la proclamation officielle des résultats.

Ce n’est que lundi soir que la désormais fameuse COCOE a rendu son verdict et déclaré élu Jean François Copé avec une assez courte avance. François Fillon a pris acte de ce résultat tout en évoquant sa désapprobation sur le déroulement du scrutin et une « fracture morale » dans le parti. Bien qu’il ait annoncé dans le même temps qu’il n’intenterait pas de recours, dans un souci d’apaisement, la sérénité  promettait de tarder à revenir, au moins chez ses soutiens et ses électeurs. Jean François Copé de son côté, une fois proclamé élu, a immédiatement exprimé sa volonté de rassemblement.

Mais patatras, mercredi, Laurent Wauquiez découvre que les résultats de trois bureaux de vote de départements d’outre mer n’ont tout simplement pas été comptabilisés. Le simple ajout de ces résultats au total des voix annoncé lundi soir par la commission donne une courte majorité d’une vingtaine de voix à François Fillon.  Puisqu’il ne s’agit pas de dénoncer une irrégularité, mais tout simplement de réparer une omission injustifiable, il est demandé à la commission de rectifier son calcul. Le président de la COCOE refuse, indiquant que seul un recours devant une autre commission est possible à ce stade. C’est sans doute juridiquement vrai, mais logiquement incompréhensible et insupportable pour un simple électeur.

Jean François Copé évoque les nombreuses autres irrégularités que révèlerait un recours visant à intégrer les résultats des bureaux de vote d’outre mer oubliés. Il justifie ainsi la nécessité de ne rien remettre en cause et de s’en tenir à la proclamation de sa victoire.

De son côté, François Fillon indique à la télévision hier soir qu’il renonce à la présidence, mais que l’UMP ne peut pas entériner cette omission pas plus que Jean François Copé ne peut se maintenir en l'état à la présidence du parti. Il demande que compte tenu de l’échec du scrutin, Alain Juppé soit chargé d’assurer la présidence par intérim et forme une direction collégiale équilibrée pour permettre le rassemblement.

Il a raison. Je m’associe sans ambiguïté à cette demande. C’est l’unique solution pour reconnaître que le scrutin a été un échec, qu’aucun des deux candidats n’a obtenu une légitimité incontestable, qu’une scission serait la pire des absurdités et que seul Alain Juppé à la stature suffisante pour apaiser immédiatement le parti tout entier.

Quelle que soit l’issue du recours qui vient finalement d’être fait par Jean François Copé, l’unité du parti ne pourra plus être réussie à mon sens par l’un ou l’autre des deux candidats.

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Logo Loco 26/11/2012 07:02









John Attend 26/11/2012 06:43





L'éditorialiste Olivier Mazerolle s'est emporté sur le plateau de BFMTV. "J'en ai marre de cette politique à la petite semaine, marre de commenter des inepties", a-t-il lâché, faisant
référence à la confusion qui règne à l'UMP et à son traitement par les médias.


 


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D Duret 24/11/2012 08:49


 


Personne ne contestera l'attitude réservée de l'ensemble de la Gauche socialiste vis à vis de cette bagarre de cour d'école(de la démocratie): l'inverse n'aurait pas été possible, un Copé
se serait jeté dessus comme un bâtard de rue...



Arnaud 23/11/2012 12:26


Cela me rapelle un bon morceau du vieux Serge


"Ecoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con

Je l'ai composé spécialement pour toi
A ta mémoire de scélérat
C'est un joli thème
Tu ne trouves pas
Semblable à toi même
Pauvre con"


et pendant ce temps là ...ça Bleu Marine.... Bon courage Daniel !


 

J.M. Huché 23/11/2012 11:15


Le vrai problème est que, quel que soit le parti, si celui ci est un parti susceptible de détenir un jour le pouvoir, ses ténors font carrière par la politique, et sont de ce fait enclins aux
pires dévoiements au nom de leur réussite soclale, et ne sont portés que par leur soif de pouvoir.


Le renouveau ne passera que par une moralisation issue de la base, de groupes de réflexion sur celle-ci et sur les moyens de répondre aux vrais besoins locaux, en se préoccupant du devenir de nos
régions, dans le respect des sensibilités de chacun, plutôt que de focaliser sur ls combats de "chefs".


La fracture entre les instances nationales de chaque parti politique et leur base est patente, quel que soit ce parti, nul n'ayant de leçon à donner ou recevoir, sinon de cette base.


Il est grand temps de s'y mettre.