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Madiba Shantidas

J’ai découvert l’apartheid par la lecture d’un article de Newsweek que j’avais choisi pour faire un exposé en classe d’anglais au lycée. C’était en 1972 je crois. Je me souviens que je m’étais risqué bien naïvement devant la classe à annoncer la fin prochaine de cette incompréhensible ségrégation vue d’ici.

C’est ensuite au travers mon intérêt pour Mohandas Gandhi et à la lecture de son autobiographie, « story of my life » que j’ai été initié à la force de la non violence mise en pratique par le jeune avocat lors de son séjour en Afrique du Sud.

J’ai lu dans le JDD aujourd’hui qu’Ela Gandhi, la petite fille du Mahatma, avait accompagné Nelson Mandela devenu président lors d’un voyage en Inde où il s’était rendu à l’ashram de Sabarmati, appelé aussi ashram de Gandhi, près d’Ahmedabad. Ils parlaient souvent ensemble de son grand père raconte t’elle. J’ai visité ce même ashram en 1977 lors de mon long périple à vélo entre Rajasthan et Gujarat. La lecture entre autres livres du « Pèlerinage aux sources » de Lanza Del Vasto éclairait alors ma route. Gandhi avait donné le nom de Shantidas (serviteur de paix) à Lanza Del Vasto qui a séjourné un temps auprès de lui avant de revenir du côté de la Genetouze. Je suppose que celui que le JDD appelle le Gandhi noir aurait légitimement reçu ce même nom de la part du Mahatma

Et puis c’est mon copain Paul qui m’a offert « Un arc en ciel dans la nuit » de Dominique Lapierre quand il m’a rendu visite cet été 2008 à Aurillac où j’ai eu beaucoup de temps pour lire. C’est avec ce livre que j’ai enfin pris le temps d’en savoir plus sur Nelson Mandela et l’Afrique du Sud.

Vérité et réconciliation. Au moment où l’émotion est grande dans le monde entier à la suite de la disparition de Nelson Mandela, il est infiniment utile de méditer le sens d’un tel programme.

Albert Einstein avait dit en parlant de Gandhi que "les générations à venir auront peine à croire qu'un tel homme ait existé en chair et en os sur cette terre". Mandela suscitera sans doute aussi malheureusement cette incrédulité tant sa démarche de dépassement des haines est à l’opposé des réflexes habituels.

Puisse ce modeste blog participer à la diffusion de son message pour l’humanité. Le meilleur hommage à lui rendre, n'est ce pas de s’inspirer de son exemple?  

J’ai choisi de vous insérer la vidéo du très bel hommage rendu par Barak Obama depuis la Maison Blanche. La résonnance des mots est si particulière dans sa bouche.

Et puis Asimbonanga chanté par Jhonny Clegg en présence sur scène de Nelson Mandela. Particulièrement beau et émouvant.

 

 

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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clothilde 16/12/2013 13:59


1972... punaise c'est pas tout jeune tout ça !

Aubarecy 10/12/2013 08:33


 Comme Arafat,Mandela dénonçait la «mentalité de suprématie» d'Israël c'est peut-être pour cela qu'il était considéré comme terroriste,par les états unis aussi.....



A l'heure où "le monde est littéralement en train d'arriver en Afrique du Sud", pour rendre un dernier hommage à Nelson Mandela, Israël sera absent de ces célébrations. Benjamin Netanyahu s'était pourtant livré aux hommages de rigueur,
déclarant le 6 décembre: "On se souviendra de lui comme du père de la nouvelle Afrique du Sud".

Mais dimanche, le Premier ministre israélien a annulé sa participation aux funérailles de l'ancien président sud-africain. Raison invoquée: trop cher.

Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant confirmé aux autorités sud-africaines sa présence, a annulé sa visite à la dernière minute, officiellement en raison des frais à engager, sept millions de
shekels au bas mot, soit 1,45 millions d'euros, pour son transport et sa sécurité sur place, précisent la radio publique et le quotidien Haaretz.

Le président Shimon Peres a pour sa part réaffirmé le 9 décembre, qu'il s'est toujours senti "très proche" de Nelson Mandela. Il pourrait faire le voyage, précise Stéphane Amar, correspondant
pour BFMTV en Israël.



Relations très étroites avec le régime de l'apartheid



L'importance des frais à engager pour assurer la sécurité du dirigeant israélien est-elle la seule raison pour expliquer cette volte-face?

Certains commentateurs n'ont pas manqué de rappeler qu'Israël avait entretenu des relations très étroites avec le régime de l'apartheid. A tel point que les Etats-Unis avaient dû menacer de
remettre en cause leur généreuse aide militaire annuelle à l'Etat hébreu sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir (1986-1992), en raison de ses liens de défense avec les autorités
blanches de Prétoria.

Un éditorialiste dénonce ainsi dans les colonnes du journal Haaretz, l'hypocrisie du président Shimon Peres, louant "un leader d'une immense stature", alors même qu'il était "impliqué jusqu'au cou dans
la coopération entre Israël et le régime de l'apartheid. Israël accueillait alors les Premiers ministres sud-africains en grande pompe, pendant que Mandela moisissait en prison".



"Notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens"



Après sa libération en 1990, Nelson Mandela avait critiqué la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens, indiquant que la paix impliquait le "retrait complet des territoires occupés". Tout
en reconnaissant, rappelle un éditorialiste du Jerusalem Post:
"Je ne peux concevoir un retrait d'Israël, sans que les Etats arabes ne reconnaissent Israël dans des frontières garanties".

Le 4 décembre 1997, Nelson Mandela avait également prononcé cette phrase, devenue célèbre, lors de la journée de solidarité internationale au peuple palestinien: "Nous savons que notre liberté
est incomplète sans la liberté des Palestiniens" ("We know too well that our freedom is incomplete without the freedom of the Palestinians"). En visite dans les Territoires palestiniens en
1999, Mandela avait exhorté les Palestiniens à ne pas se décourager dans leur lutte.

"Nous avons connu, nous aussi, des jours terribles, le sacrifice de camarades, et de fortes frustrations", dans le combat contre l'apartheid en Afrique du Sud, avait-il rappelé dans un discours
au Conseil législatif [le Parlement, NDLR] palestinien à Gaza en présence de Yasser Arafat

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se rendra, lui, à Johannesburg aux cérémonies à la mémoire de Nelson Mandela. A la mort de l'ancien président, il avait lancé: "Mandela
était un chef et un combattant pour la liberté de son peuple et un symbole de la libération du colonialisme et de l'occupation pour tous les peuples aspirant à la liberté".

Aubarecy 09/12/2013 22:23


Ce qu'a dit Wilson Churchill au sujet de Gandhi est aussi valable aujourd'hui pour Mandela (N.Hulot) .Le refus de la vengeance est le fait, une fois la victoire acquise, de ne pas exercer
de vengeance à l'encontre du ..... Est-ce que le V de la victoire brandi par Churchill


http://phenixducabardes.com/

Daniel DURET 09/12/2013 21:29


"Je suis un genre de zoulou solitaire..."


Higel Cotton.


 


(t'es surement trop con pour comprendre)

poil à gratter 09/12/2013 20:59


Qu'est-ce que t'es chiant mon pauvre Duret...T'as pas d'amis?