Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'économie, la vraie (suite).

Extrait d’une interview d’Alain Minc dans les Echos :

En France, le fossé se creuse entre l'Etat et les entrepreneurs, qui dénoncent le «dogme anticapitaliste». Comment envisager le partage de la richesse quand une telle fracture divise ceux qui la créent et celui qui est censé la redistribuer ?

Ce gouvernement comprend Keynes, mais pas Schumpeter. Il ne sait pas comment on fabrique de la croissance économique. Il ignore que c'est une question d'état d'esprit, une addition de micro-décisions avec, à la clef, la confiance. Il ne sait pas qu'il est en train de congeler les embauches et l'initiative. Il fait preuve d'une maladresse saisissante, mais j'espère qu'il s'agira d'une période fugitive. J'ajoute que le gouvernement actuel ne pourra pas éternellement parler une langue économique à rebours de celle parlée par les 26 autres membres de l'Union européenne. L'Italie et l'Espagne ré-émergeront demain comme des acteurs économiques rétablis. Pendant ce temps-là nous, Français, glissons vers la queue du peloton. Nous sommes en train de devenir le problème de l'Europe.

cliquez sur le lien pour lire l'interview dans son intégralité.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

Commenter cet article

Mathieu 17/10/2012 21:35


On n'a pas la question de monsieur Jacob, il demandait quoi au premier ministre D D ?

« Je suis premier ministre parce que j’ai la confiance du Président de la République et de la majorité. »

Quelque chose me dit que cette confiance est en train de s'émousser...

Cette excellente réplique (il faut l'admettre) pourra être à nouveau récitée dans 5 ans à la gauche revenue alors dans l'opposition. Sauf qu'il faudra malheureusement rectifier à la hausse les
chiffres cités... 

D Duret 17/10/2012 20:35


« Merci, monsieur Jacob, pour votre excellente question, aussi brillante que d’habitude !



Chacun sait que, si vous êtes dans l’opposition, ce n’est pas par hasard. Moi, je ne suis pas Premier ministre par hasard. Je suis Premier ministre parce que j’ai la
confiance du Président de la République et de la majorité. Vous, vous avez été sanctionnés par le peuple français, mais vous n’avez pas un seul instant, une seule minute, une seule seconde,
trouvé le temps de chercher les causes de votre échec et de la sanction dont vous ne vous sortez pas.



Vous en êtes totalement incapables.



Moi, je ne me sens pas du tout insulté par vos formules.



Monsieur le président Jacob, vous dépensez toute votre énergie aujourd’hui vers une seule chose : qui va gagner la bataille de la présidence du parti UMP ? Qui va se
partager l’héritage de M. Sarkozy ? Mais pour nous, cet héritage, c’est 600 milliards de dettes supplémentaires en cinq ans, 70 milliards de déficit du commerce extérieur, un chômage qui augmente
depuis seize mois consécutifs et qui touche désormais plus de 10 % de la population active. C’est votre responsabilité. Alors, allez donc chercher d’abord en vous-mêmes les causes qui ont conduit
le pays dans les difficultés qu’il rencontre.



Moi, je fais face, avec le Gouvernement, au combat pour le redressement de la France. Et cette tâche, elle est considérable.



Mesdames, messieurs les députés de la majorité, je vous remercie des premières décisions que vous avez permis de voter. La semaine dernière encore, vous avez adopté
un projet de loi qui permet, dès le 1er novembre, de signer les premiers contrats pour les emplois d’avenir pour les jeunes victimes du chômage, ces jeunes trop nombreux au chômage du fait de la
politique de la droite.



Quant à la négociation avec les partenaires sociaux concernant les contrats de génération qui permettront de maintenir dans l’emploi 500 000 seniors et de recruter
500 000 jeunes en CDI, elle avance, et je sais qu’elle sera positive parce que chacun des participants a envie, contrairement à vous, mesdames, messieurs les députés de l’opposition, d’être utile
à la France et de redonner de la confiance et de l’espoir.



Moi, je n’ai pas d’autre mission que celle-là. Je connais la difficulté de la tâche. Je savais que ce serait difficile, mais vous n’avez pas de leçon à nous
donner.



Aujourd’hui débute l’examen du budget de la France. L’objectif de 3 % de déficit, nous le tiendrons. Mais c’est plus difficile qu’avant parce que vous avez laissé la
dette exploser. Je n’accepte pas que le premier budget de la France soit le budget de remboursement des emprunts. Le premier budget de la France devrait être aujourd’hui celui de l’éducation,
celui de l’investissement dans la recherche, dans l’innovation, la compétitivité.



Ce budget, mesdames, messieurs les députés de la majorité, je sais que vous allez le voter car il est courageux, juste et qu’il prépare l’avenir de la
France. »

Khadidja 15/10/2012 22:12


Le pessimisme, le refus du progrès, la peur de tout, sont les blocages psychologiques qui empêchent les jeunes français de croire que tout est réalisable avec le
Travail. Mais en fait, la plus-value est d’abord dans notre tête. Il faut avant toute chose, vouloir y croire, ensuite le succès dépendra surtout du talent de chacun… Ce n’est pas le niveau
d’étude le plus important, c’est l’envie. Les français sont-ils craintifs et blasés à ce point ? Ils n’ont plus faim ? Si la France à besoin de fonctionnaires, notre pays a encore plus
besoin de personnes motivées, courageuses, innovantes et créatrices de richesse dans tout les domaines. L’intensité d’une société s’apprécie à son activité et à sa diversité entrepreneuriale.
N’en déplaise aux donneurs de leçons qui ne font rien d’autre que de critiquer confortablement sans jamais se salir les mains ni prendre aucun risque.


 


Regardez plutôt ceci :


Anjuli Pandit, intervenante à TEDxParis 2012 - l'interview de Sciences et Avenir

Olivier 14/10/2012 22:04


 


Cet article, où tout est dit sur la dureté et le concret de notre économie, tombe comme un couperet sur le déni de réalité des
anticapitalistes.


 


Le temps de s’en remettre, une petite chanson, tout en douceur, du poète-chanteur auvergnat, Jean-Louis Murat.


TOUT EST DIT