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Joyeuses Pâques.

fevrier-2013 9968

Voilà près de vingt ans maintenant que le conseil municipal en parle. Et au moins autant que l’on procède à des réparations d’urgence pour éviter qu’il ne pleuve à l’intérieur. Il est donc devenu plus que temps d’engager la restauration générale de l’église Saint Pierre Es Liens de Reignac. Et la bonne nouvelle, c’est que les travaux commenceront  dès la fin de cette année. Il est prévu qu’ils s’échelonnent sur au moins quatre années. Philippe Leblanc, l’architecte du cabinet Architecture et Patrimoine, que nous avons minutieusement choisi pour mener à bien cette entreprise est au travail depuis quelques semaines déjà. Tout comme le petit groupe de passionnés qui se réunit depuis l’automne dernier pour concevoir les animations qui permettront à la population de découvrir et de comprendre ce que fait cette imposante église romane au milieu du village depuis le douzième siècle.

Je vous propose donc dès aujourd’hui mes très chers lecteurs de noter sur vos agendas les deux rendez-vous incontournables de l’année 2013 où vous serez les bienvenus à Reignac. Il s’agit du samedi 8 juin et, dans le cadre des journées du patrimoine, des samedi 14 et dimanche 15 septembre.

L’après midi du 8 juin participe des animations qui auront lieu dans de nombreuses communes du Sud Charente pour fêter l’art roman ce printemps. Cette année, à Reignac aussi, nous chercherons à « situer l’art roman dans l’Histoire et les histoires qui l’ont traversé ».

Nous commencerons par une randonnée qui nous conduira, par la voie verte, de l’église vers le Logis qui fut un temps la demeure des seigneurs de Reignac. Tout au long du parcours, Alexandre Palélologue, historien de l’art, nous évoquera les lieux et le contexte historique au 12ème siècle, époque de la construction de l’église. Puis nous prendrons le temps, dans l’enceinte de l’édifice, d’en présenter le projet de restauration générale qui inclut au-delà des murs, charpentes et couvertures, les peintures, les sculptures, une partie très ancienne du presbytère et les abords.     

Ce sera l’occasion aussi de lancer une large souscription auprès de tous les généreux donateurs qui souhaiteront nous aider à compléter le lourd budget nécessaire pour ce projet. Nous bénéficierons pour cela de la présence de Ghislain de Beaucé, délégué pour la Charente de la Fondation du Patrimoine qui nous apporte son précieux concours ainsi que le sésame de la défiscalisation des dons.

Les participants se partageront ensuite pour, soit assister à la messe qui est annoncée ce jour là, soit bénéficier dans la salle des associations d’une initiation illustrée à l’art roman.

Ensuite, le centre socioculturel de Barbezieux nous aura concocté un buffet convivial inspiré du Moyen Age dans le jardin du presbytère. 

La chorale et un ensemble de guitares du conservatoire communautaire donneront ensuite un concert dirigé par Jean Claude Audouin. Une clôture en apothéose pour cette journée qui promet d’être très belle et passionnante.

Pour ceux d’entre vous qui brulent déjà d’en savoir plus sur cette église, je vous mets un lien pour télécharger l’étude préalable à la restauration générale qui a été réalisée par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Denis Dodeman.

Comme les autres communes qui participent à la fête de l’art roman en mai et juin dans le Sud Charente, nous devions donner un nom à la journée du 8 juin. Nous avons choisi « Apprendre à voir ». Parce que je vérifie chaque jour depuis des semaines en arpentant l’église, dedans et dehors, combien il est facile de regarder sans voir et sans comprendre.

Il faut vous dire que jusqu’à ces derniers temps, les églises n’étaient pas mon centre d’intérêt principal. Né protestant, baptisé dans le temple des Deffends au Tâtre, mais rebelle à tout catéchisme dès l’âge de 6 ans, je me suis prudemment tenu à l’écart des religions et de leurs rites depuis. En revanche, je n’ai jamais cessé d’approfondir ma quête spirituelle ou philosophique qui nourrit mon sentiment de confiance et de sérénité que d’autres appellent la foi. Mais c’est vrai, bien que j’aie toujours eu intérêt et plaisir à m’émerveiller devant la beauté de nos églises, je n’en avais jusqu’à aujourd’hui pas fait un sujet de grande curiosité.

Pour ceux d’entre vous qui comme moi ont décidé d’en savoir plus sur l’art roman, l’histoire de nos églises, voire le catholicisme, je vous propose de partager les quelques lectures que j’ai entreprises.

L’ouvrage de référence selon les experts, c’est « L’art roman » de René Crozet paru aux PUF en 1962. Je l’ai trouvé d’occasion sur Amazon.

Je n'ai pour l’instant que feuilleté « L’âge Roman. Arts et culture en Poitou et dans les pays charentais. 10ème et 11èmesiècles », ouvrage collectif conçu sous la direction de Pascal Brudy et Anne Bénéteau Péan aux éditions Gourcuff Gradenigo.

J’ai dévoré une petite histoire du département de la Charente de Stéphane Calvet qui enseigne à Guez de Balzac et qui tient un blog sur le site de Charente Libre (aux éditions Geste).

Je conseille aussi « Regard sur Barbezieux et sa région » paru en 1983 et préfacé par Pierre Rémy Houssin.

Et c’est Denis Tillinac qui m’initie au catholicisme avec son Dictionnaire amoureux du même nom. J’avais bien apprécié son Dictionnaire amoureux de la France, comme tout ce qu’il a publié d’ailleurs. Je lis presque chaque semaine sa chronique « vu de ma fenêtre » dans Valeurs actuelles.

Et puis j’ai découvert un blog tout entier consacré à l’art roman. Il est tenu par Sophie Goillot dont un guide des églises romanes des Charentes, Deux Sèvres, Vienne et Vendée paraitra bientôt. Je conseille tout particulièrement les 10 articles de la rubrique « construire une église » qui m’ont très rapidement et simplement éclairé. Elle sera notre invitée pour les journées du patrimoine.

Je me suis rendu à Melle à l’hotel de Ménoc le samedi 23 mars pour écouter la conférence donnée par Laurent Roméro, docteur en histoire de l’art médiéval, consacrée aux églises fortifiées en Poitou Charentes. J’en sais un peu plus maintenant sur le rôle et les fonctions de ces fortifications, archères, chemins de ronde, canonnières, laissées par l’histoire sur nos édifices religieux. Laurent Roméro avec qui Alexandre Paléologue et moi-même avons échangé après son intervention nous a parlé avec beaucoup de vivacité de l’église de Reignac à laquelle il a consacré plusieurs visites et quelques pages de sa thèse. La spécificité qui l’a intéressé, c’est que l’édification des fortifications date de la guerre de cent ans mais que ces moyens de défense ont à nouveau été complétés bien plus tard lors des guerres de religion. Nous avons pris date pour une intervention de sa part lors des journées du patrimoine cet automne.

N’hésitez pas mes très chers lecteurs, si vous souhaitez vous associer aux travaux de notre groupe de travail ou vous exprimer sur ce projet, à commenter librement sur ce blog et à vous faire connaître à la mairie.

Le Figaro publiait hier un article qui reprend dix neuf déclarations chocs du pape François depuis son élection. Il a adressé aujourd’hui son message de paix à la ville et au monde (urbi et orbi) depuis Rome. A le lire et à l’entendre depuis son entrée en fonction, je crois que l’on peu confirmer en reprenant le titre de la une de Libé qu’il y a bien du nouveau monde au balcon.

Jusqu’à maintenant, je ne percevais que la lourdeur hiératique et costumée du Vatican au travers des images accompagnées de voix d’outre tombe. Dans le prolongement sans doute des images du défilé de mode de Fellini dans Roma que j'ai gardées en mémoire. Et pour la partie la moins ragoûtante du petit Etat, je pensais au Parrain III de Francis Ford Coppola. C’est vous dire à quel point je ne percevais pas bien le lien affiché entre l’église romaine et les évangiles.     

Ma première lecture de Frédéric Lenoir, « Le christ philosophe », m’avait enthousiasmé tant je retrouvais justement et magnifiquement exprimée par lui, cette inversion totale de valeurs sur laquelle s’est fondée l’église. Cela me semble d’une telle évidence depuis mon plus jeune âge que je suis toujours étonné de provoquer encore de la stupéfaction quand j’en parle. Frédéric Lenoir qui dirige aussi l’excellent « Monde des Religions » est aujourd’hui l’un de mes auteurs préférés pour me parler de Jésus, de religion et de spiritualité.  

C’est donc avec un assez grand bonheur que j’écoute et que je lis les déclarations du pape François. Il me semble que spontanément ses messages et ses actes évoquent avec bien plus d'évidence qu'auparavant ceux de Jésus dans les évangiles. Ça décoiffe grave et ça me touche. Il ressuscite le message d’amour. Il est là le miracle en ce jour de Pâques. La voilà la bonne nouvelle.

Joyeuses fêtes à tous. 

fevrier-2013 9973

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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sophie "esla' goillot 24/04/2013 20:55


Merci pour votre enthousiasme autant que votre soutien. Je serai là, sans faute, pour les journées du patrimoine. Je m'y prépare ardemment ! bonne continuation pour votre exploration,
j'applaudis.


 

Olivier 01/04/2013 21:33





 


@ simalbarey,


Pour vous, une petite chanson de circonstance pour calmer vos angoisses un peu chiantes...


On ira tous au
paradis

Olivier 01/04/2013 21:17


Résidus chimiques dans les aliments : ordres de grandeurs et vérité (Léon Guéguen, INRA)


24 février 2012


Sous le titre
« Agriculture et « résidus chimiques » dans les aliments ? »,
Léon Guéguen, chercheur INRA, expose clairement et simplement les faits en quelques chapitres :


« Les résidus chimiques dans notre assiette ». Où l’on voit que les conclusions de l’étude officielle EAT2 (déjà évoquée ici sur ForumPhyto) sont
« particulièrement rassurantes ».


« Doit-on remettre en cause les doses journalières admissibles ? » Où l’on voit que les mises en garde alarmistes de Générations Futures (GF) n’ont aucun
fondement sérieux : Concernant par exemple l’effet « cocktail », compte-tenu des très grandes marges de sécurité, « il y a de la place pour de telles synergies sans effet
délétère sur la santé ! »


« Quelle est la part de l’agriculture dans cette pollution chimique ? » Où l’on voit que les 2/3 des contaminants cités par GF ne sont pas imputables à l’agriculture et
proviennent de l’environnement : dioxines/furanes, PCBs, retardateurs de flamme, éléments traces toxiques, plastifiants des emballages, constituants des peintures, des détergents, des
substances biocides de la maison ou du jardin, du mobilier, des textiles, des cosmétiques, des jouets, des gaz de combustion…) ou de la transformation industrielle ou culinaire des aliments
(acrylamide, benzopypyrène ». De même, « les perturbateurs endocriniens potentiels les plus incriminés ne sont pas majoritairement d’origine agricole. »


« L’agriculture biologique est-elle la solution ? » Où l’on voit que « les résidus « naturels » de produits de traitement non homologués (parce que naturels) ou
fabriqués par la plante et dont les effets sur la santé sont souvent inconnus ou ignorés ? »


« Résidus chimiques et cancer. » Où l’on voit que les causes principales de cancer sont bien le vieillissement de la population, le tabac chez les femmes et le
sur-diagnostic du cancer de la prostate lié au dépistage systématique, laissant peu de place aux autres facteurs environnementaux hypothétiques, sauf en situation d’exposition professionnelle.


« Nourrir le monde sans produits chimiques ? » Où l’on voit que des « modes d’agriculture moins dogmatiques, raisonnée, intégrée, HVE (à haute valeur
environnementale) ou écologiquement intensive » peuvent préserver l’environnement sans forte diminution des rendements.


Sa conclusion mérite d’être reprise intégralement : « L’exposition aux polluants chimiques alimentaires ou atmosphériques, qu’ils soient artificiels ou naturels, a toujours
existé et était incomparablement moins (voire pas du tout) évaluée et contrôlée, et bien plus dangereuse, il y a 50 ans. Alors, soyons donc positifs et n’écoutons pas les faiseurs
d’opinion en quête de notoriété médiatique dont les messages anxiogènes (les seuls qui se vendent bien) sont la cause d’une épidémie d’angoisse, d’orthorexie et d’hypochondrie qui,
pouvant atteindre le stade de la psychose collective, est bien plus néfaste à la santé que les infimes traces chimiques résiduelles dans notre assiette ! »


A lire et à faire lire.


 


Léon Guéguen est également membre du Comité scientifique de l’AFIS. AFIS pour laquelle il a écrit « Résidus chimiques dans notre assiette : l’Anses confirme et rassure ! » en octobre 2011.


Source : http://www.forumphyto.fr/2012/02/24/residus-chimiques-dans-les-aliments-ordres-de-grandeurs-et-verite-leon-gueguen-inra/


 

Olivier 01/04/2013 21:07





Neuf idées reçues passées au crible de la science



http://www.larecherche.fr/savoirs/autre/neuf-idees-recues-passees-au-crible-science-01-10-1999-88219





Lourdes et coûteuses, les réglementations destinées à prévenir les risques de cancer ont une cible principale : les molécules de synthèse présentes à l'état de traces dans notre
alimentation, dans l'air que nous respirons ou dans l'eau que nous buvons. Or, du point de vue des tests animaux qui sont au coeur de ces réglementations, de nombreuses molécules
naturelles sont tout aussi cancérogènes. Les politiques de santé publique régissant les relations entre pollution de l'environnement et pathologies humaines, notamment le risque de
cancer, sont fondées sur un ensemble de conceptions qui, une fois passées au crible de l'analyse scientifique s'avèrent être des idées reçues. Nous en avons dénombré neuf :






Les politiques de santé publique régissant les relations entre pollution de l'environnementetpathologieshumaines, notamment le risque de cancer, sont fondées sur un ensemble de conceptions
qui, une fois passées au crible de l'analyse scientifique s'avèrent être des idées reçues . Nous en avons dénombré neuf :


1-Les taux de cancers sont en plein essor.


Un simple calcul permet de battre en brèche cette assertion. Il suffit en effet d'exclure des statistiques, établies sur les données américaines, les cancers du poumon, dont 90 % sont dus
au tabagisme responsable de 35 % des décès par cancer aux Etats-Unis. Hors les cancers du poumon donc, le taux global de mortalité par cancer a décru de 18 % depuis 19501. Cette régression
concerne principalement les cancers de l'estomac, de l'utérus et de son col, et le cancer colorectal. Sont en revanche en progression les mélanomes probablement dus à l'exposition prolongée
au soleil et les lymphomes autres que celui de Hodgkin*. Si l'on inclut maintenant le cancer du poumon, le taux de mortalité global est effectivement en augmentation, mais il a récemment
commencé à décliner chez les hommes en raison de la diminution du tabagisme. Chez les femmes, les taux de mortalité par cancer du sein ont aussi commencé à régresser, grâce au dépistage
précoce et à l'amélioration des traitements. Si l'on observe un nombre croissant de certains cancers chez les personnes âgées, on sait l'expliquer par des facteurs connus, telle que
l'amélioration de moyens de dépistage2.


D'une façon générale, il est en réalité difficile d'interpréter l'évolution de l'incidence des cancers sur de très longues périodes, eu égard aux nombreux changements ayant affecté les
méthodes de diagnostic, les pratiques de dépistage ou les modes de recueil des données2,3. Enfin, n'oublions pas que l'espérance de vie n'a cessé de croître depuis 1950 !


2-Les produits chimiques d'origine industrielle disséminés dans l'environnement sont une cause importante de cancer chez l'être humain.


Ni l'épidémiologie ni la toxicologie n'étayent cette idée3. Des études épidémiologiques ont en revanche identifié les facteurs susceptibles de contribuer significativement à la diminution
du taux de cancers : réduction du tabagisme, amélioration du régime alimentaire plus grande consommation de fruits et de légumes, par exemple, facteurs hormonaux et maîtrise des
infections4. Il est vrai que, dans certaines études, on voit s'établir un lien entre cancer et faibles concentrations en polluants industriels : mais la corrélation est en général faible,
les résultats souvent contradictoires, et ces analyses ne tiennent pas compte de biais potentiels aussi importants que le régime alimentaire5. Du point de vue toxicologique l'exposition
moyenne aux polluants synthétiques, qui est minime, constitue rarement un risque plausible, notamment en comparaison des produits chimiques naturels dont les effets cancérogènes sur les
rongeurs sont connus voir idée reçue n° 6. De plus, même en retenant l'estimation maximale du risque, la proportion de cancers susceptibles d'être évités par des réglementations du type de
celles émises par l'Agence de protection de l'environnement EPA américaine reste faible6. Des facteurs importants de risque de cancer sont en revanche bien identifiés. Passons-les en revue.


L'exposition professionnelle à diverses substances provoque des cancers, bien que le nombre exact ait été controversé : un ordre de grandeur de quelques pour-cent paraît raisonnable, une
bonne partie étant attribuable à l'exposition à l'amiante chez les fumeurs. L'exposition professionnelle peut être beaucoup plus élevée que celle liée à l'alimentation, l'air ou l'eau. On
connaît des cas d'exposition intense ayant eu lieu dans le passé, il est donc assez simple d'établir les doses à risque pour la population exposée en extrapolant les résultats des tests à
hautes doses sur les rongeurs aux données de forte exposition professionnelle. Puisqu'un groupe restreint de personnes est le plus souvent concerné, il y a là une possibilité de contrôler,
voire d'éliminer les risques une fois identifiés. Pourtant, les normes sur les lieux de travail demeurent parfois proches de la dose reconnue cancérogène chez les rongeurs.


Effets du vieillissement. Rappelons que le cancer résulte en partie du vieillissement : avec l'âge, le nombre de cancers augmente de façon exponentielle, chez l'homme comme
chez les rongeurs7. Lorsque les principaux facteurs de risque externes diminuent, la proportion de cancers provoqués par le métabolisme normal augmente, et ces pathologies apparaissent donc
à des âges plus avancés. Le vieillissement et les maladies dégénératives qu'il entraîne semblent dus en grande partie aux lésions par oxydation de l'ADN et d'autres macromolécules. Or,
certains oxydants produits par les radiations ionisantes - superoxydes, peroxydes et radicaux hydroxyles -, reconnus comme mutagènes, sont aussi produits par le métabolisme. Les
mitochondries d'animaux âgés laissent passer des oxydants : on a ainsi observé chez des vieux rats jusqu'à 66 000 lésions de l'ADN par cellule, preuve que les défenses antioxydantes comme
les vitamines C et E, et peut-être certains caroténoïdes que les fruits et les légumes procurent, même nombreuses, ont des limitesI.


Parmi les agents cancérogènes externes, le tabac vient bien sûr en tête de liste. Aux Etats-Unis, il est responsable de 31 % des cancers, d'environ un quart des maladies de coeur et de
quelque 400 000 décès prématurés par an1. Il provoque des cancers du poumon, de la vessie, de la bouche, du pharynx, du pancréas, de l'estomac, du larynx, de l'oesophage et peut-être du
côlon. En France, le tabagisme était en 1990 la cause de quelque 37 % des décès par cancer chez les hommes, mais seulement de 1 % chez les femmes. Il est très probable que ce faible
pourcentage augmente au cours du XXIe siècle, les jeunes femmes s'étant mises à fumer beaucoup plus ces dernières décennies.


La fumée de cigarette contient un large spectre d'agents mutagènes* et de substances reconnues comme cancérogènes chez les rongeurs. Fumer provoque également un stress sévère par oxydation
ainsi que l'inflammation des poumons. Les oxydants contenus dans la fumée - principalement des oxydes d'azote - déciment les antioxydants de l'organisme. Ainsi, pour avoir le même taux
sanguin de vitamine C qu'un non-fumeur, un fumeur doit en absorber deux ou trois fois plus - ce qu'il fait rarement : les fumeurs et les pauvres ont souvent un taux insuffisant de vitamine
C. Les hommes ayant un régime alimentaire inadapté ou les fumeurs risquent ainsi d'altérer leur ADN somatique* mais aussi celui de leur sperme. On a observé que, lorsque le taux de vitamine
C dans le liquide séminal est insuffisant, les lésions de l'ADN augmentent de 250 %8. Les fumeurs ont ainsi plus d'anomalies chromosomiques. Il est donc possible que le risque de
malformations congénitales et de cancers infantiles chez les en



D Duret 01/04/2013 13:03


Habemus pompom !