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Aussi vrai que deux et deux font quatre.

L’échéance approche. Dans trois semaines aujourd’hui, nous saurons qui, parmi les candidats, les électeurs auront choisi pour présider pendant cinq ans la République Française. Malgré les sondages du moment, l’incertitude demeure encore.

En revanche, nous savons très précisément quelle trajectoire suit notre pays et ce qu’il adviendra selon les politiques qui seront mises en œuvre par le futur gouvernement.

Je vous rappelle quelques faits.

La crise financière internationale qui nous est venue des Etats-Unis en 2008 a provoqué une sévère récession en France, comme dans toute l’Europe. Les recettes publiques ont baissé à due proportion tandis que les dépenses publiques continuaient de progresser. Les déficits ont pour cela presque triplé et il a fallu emprunter sur les marchés beaucoup plus qu’à l’accoutumée pour disposer des liquidités nécessaires. Le retour de la croissance a ensuite été très faible et surtout très insuffisant pour diminuer sensiblement les déficits et enrayer la progression de la dette.

En 2011, la progression ininterrompue de la dette souveraine de plusieurs Etats, dont la France, et surtout, la perspective que cela soit durable a commencé à effrayer les prêteurs. Les taux d’intérêts se sont donc envolés ici ou là, provoquant à nouveau un ralentissement de l’activité et une crise grave pour l’Europe. Dans ce cadre, la France a plutôt mieux résisté, compte tenu des mesures de restrictions budgétaires qui ont été prises et de prélèvements plus élevés.

Mais le déficit de notre commerce extérieur a atteint en 2011 un record de 70 milliards, révélant aussi une grave perte de compétitivité sur la scène commerciale internationale. Le chômage est toujours en progression.

Les prélèvements obligatoires qui atteignent 46 % du PNB sont au taquet alors qu’il manque toujours 100 milliards annuellement pour couvrir les dépenses. Les augmenter aura un impact négatif direct sur la croissance. Les recettes attendues ne seront donc pas au rendez-vous. Chacun sait le rendemment décroissant de l'impôt quand il devient trop élevé. Pour réduire les déficits et freiner la progression de la dette, il n’y a pas vraiment d’autres choix que de baisser la dépense publique qui atteint 56% du PIB. C’est à dire dix points de plus que l’Allemagne par exemple.

Cependant, réduire les dépenses publiques sans rien toucher à l’organisation de la sphère publique en place conduit inévitablement à l’asphyxie du système et à toujours moins de croissance.   

Si aucune solution efficace n’est trouvée pour sortir de cette spirale dépressive, les difficultés de financement des déficits vont repartir de plus belle, les taux d’intérêts augmenteront, la récession menacera et ainsi de suite. C’est écrit.

Le seul remède connu, crédible et expérimenté, peut s’exprimer ainsi : optimisation de notre organisation collective pour en améliorer l’efficacité et en réduire le coût, baisse significative de la dépense publique, augmentation de l’intensité de travail à revenu constant, compétitivité des normes, innovation, créativité, entrepreneuriat revivifié.  

En fait, la voie à suivre est celle qui permettra de voir les différents indicateurs que j’ai cités évoluer à l’inverse de leur tendance actuelle.

Le réalisme pour cela, à mon sens, est évidemment du côté de la lettre au peuple français de Nicolas Satrkozy. L’expérimentation hasardeuse typiquement française est du côté de François Hollande. Sous l’influence de Jean Luc Mélenchon et d’Eva Joly, elle est même potentiellement très dangereuse. Pour autant, si l’on en croit les sondages, il semble qu’elle puisse avoir la faveur des électeurs.

Mais, contrairement à 1981, si c’est François Hollande qui devait être élu par les français, je fais le pari qu’aucune des mesures contraires à ce que la situation que je viens de rappeler commande, ne verra le jour. La désillusion sera cette fois-ci immédiate.

Tout cela est pour moi d’une limpidité cristalline. Je crains pourtant une nouvelle fois notre bravoure légendaire de fiers à bras qui refusent de se voir imposer un mode opératoire cartésien.

C’est pourquoi, au cas où et à toutes fins utiles, j’ai eu envie ce soir de prendre date, mes chers lecteurs, en vous écrivant cette prophétie facile.

Sur ce thème je vous propose une sélection d'articles éclairants:

Eric le Boucher, "Les doux plaisirs de la nostalgie".

Nouriel Roubini: "Les courtes vacances de l'Europe".

Philippe Mongin: "Réforme, la méthode Sarkozy".

Jean Marc Vittori:"L'industrie française qui va bien".

Jean Francis Pécresse: "Le choix du réalisme".

Eric Le Boucher: "Les français, ces losers".


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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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L BESSON 18/04/2012 08:25


Daniel, ça sent pas bon pour ton poulain: Parisot commence à dire qu'elle va voter pour hollande.Chirac idem. Un nombre important d'économistes vient de signifier publiquement que, finalement,
les propositions de hollande ne semblent si mauvaises que cela, en tout cas bien meilleures que celles du candidat sortant.


Et moi, je viens de lire dans son programme que 2000 €  suffisent pour accompagner chaque enfant en difficultés scolaires. je confirme qu'il devient urgent de changer de
président qui accorde si peu d'importance au mieux -être des citoyens de demain.


T'as peut-être encore le temps de changer de cheval.....

Le ®etou©heur 15/04/2012 23:39





 


« Lorsque Monsieur Hollande souhaite supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires qui profite principalement aux salariés, je m’étonne que les syndicats ne manifestent pas dans
les rues pour protéger le pouvoir d'achat de millions de travailleurs qui ont recours à ces heures supplémentaires... Comment se fait-il qu'aucun journaliste ne révèle cette supercherie ? »


 





Vinosse 15/04/2012 22:32


Si ça marche dans 5 ans t'es ministre du budget !!!