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Précisions urgentes.

L’interview donnée par Patrick Pelloux à la Charente libre par téléphone (édition du jeudi 8 Février) a semé le trouble parmi les défenseurs d’une coopération renforcée avec Girac pour le service de chirurgie de Barbezieux dans sa configuration actuelle, c'est-à-dire avec un bloc opératoire ouvert 24 heures sur 24 et des gardes opérationnelles pour les deux chirurgiens et les anesthésistes. Patrick Pelloux est urgentiste et porte parole de la coordination nationale des urgentistes. Il est très connu du grand public depuis la canicule de 2003. A la question posée par le journaliste concernant la pertinence de la fermeture du bloc opératoire à 18 heures à Barbezieux accompagnée d’une coopération renforcée avec Girac il déclare que c’est une bonne solution et prend comme référence équivalente l’hôpital de Gisors dont le fonctionnement lui semble tout à fait satisfaisant. Je ne connaissais pas Gisors mais ce dont j’étais sûr pour avoir longuement réfléchi au problème c’est qu’il y avait forcément un malentendu de taille et une méconnaissance de la part de Patrick Pelloux de la situation de la chirurgie à Barbezieux. Je n’ai pas pu participer à l’assemblée générale de l’association de défense de l’hôpital de Ruffec qui s’est tenue le lendemain et au cours de laquelle il est longuement intervenu. En revanche je me suis entretenu avec des participants à cette rencontre et tout particulièrement avec Patrick Gauneau, le président de l’association de défense de l’hôpital de Barbezieux, qui vient de faire parvenir à l’ensemble des membres un compte rendu des précisions apportées par Patrick Pelloux à Ruffec sur ses déclarations publiées la veille ainsi que le résultat de l’enquête menée par l’association sur le fonctionnement de la chirurgie à l’hôpital de Gisors.

Pour ce qui concerne le fonctionnement de la chirurgie de cet hôpital les différences avec la réorganisation en cours à Barbezieux sont essentielles. Le bloc ferme à 18 heures et les jours fériés pour la chirurgie programmée mais reste opérationnel pour des interventions en urgence la nuit. Les chirurgiens, anesthésistes et infirmiers spécialisés assurent toutes les gardes opérationnelles pour garantir la prise en charge 24 heures sur 24 des patients sur place. C’est dans ces conditions qu’une augmentation de l’activité a pu avoir lieu par des interventions plus nombreuses de chirurgiens venant de l’extérieur. Gisors correspond bien à ce que nous souhaitons pour Barbezieux en coopération avec Girac mais ce n’est absolument pas ce qui se met en place maintenant. A Barbezieux le bloc sera fermé à 18 heures sans réouverture possible. Malgré des gardes opérationnelles demandées maintenant aux chirurgiens l’activité pour la chirurgie viscérale sera réduite à des interventions  superficielles. Il n’y aura plus d’anesthésistes à Barbezieux. Ce sont ceux de Girac qui assureront des permanences en fonction de l’activité. Compte tenu de la chute du nombre d’interventions liée à cette réorganisation une partie des lits de chirurgie (40%) sera reconvertie pour l’accueil gériatrique. C’est déjà décidé. Parlons clair c’est plus que le début de la fin pour la chirurgie à Barbezieux et en tous cas exactement le contraire de ce que la communication officielle bien relayée annonce à la population. Si le service de chirurgie de Barbezieux était menacé par le SROS en raison de sa faible activité et des difficultés à assurer la permanence des soins ce n’est quand même pas en aggravant la situation qu’il peut y avoir quelque espoir de remonter la pente. Il faut vraiment vouloir ne pas voir ou entendre pour ne pas comprendre la manœuvre en cours qui vise à la fermeture du service chirurgie de l’hôpital de Barbezieux.  

Patrick Pelloux a dit à Ruffec aux Barbeziliens qu’il s’était trompé et qu’il n’avait pas été assez précis. Il l’a redit ensuite en public et toute son intervention n’a fait que confirmer avec beaucoup de force ce que nous disons depuis le début. Je n’en ai pas douté une minute tant les règles limitent les voies possibles pour le service de chirurgie d’un hôpital. La population s’apercevra d’elle-même de la réalité des choses mais aura bien du mal à identifier les responsabilités dans cet affaiblissement des services dont elle pouvait bénéficier. C’est sans doute le but recherché et de ce point de vue c’est assez réussi. Détestable mais réussi. 

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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yvonne 12/02/2007 08:14

si, les responsables ce sont les membres du conseil d'administration de l'hôpital, le responsable est le directeur et le principal responsable de ce gâchis est le Président du CA, maire de Barbezieux, RENE VIGNERIE.