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Blacks blocks power.

J’ai diné et dormi deux fois dans un hotel Ibis cette semaine, la première fois mardi à Cavaillon et la deuxième jeudi à Montpellier. Difficile d’exprimer la tristesse de ces soirées étapes au bord de l’autoroute où chacun en silence se requinque de sa journée de travail. Est-ce l’un ou plusieurs de ces voyageurs qui ayant fini par péter les plombs se sont glissés parmi ces miliciens « blacks blocks » pour mettre le feu à l’Ibis de Strasbourg? J’en doute quand même, bien qu’ils auraient eu eux des circonstances atténuantes pour leur geste désespéré.  

Alors qui sont ces nouveaux « vitelloni » encagoulés et violents qui malgré leurs saccages ont eu droit à tous les égards de la police? Sans doute sont-ils des fils et des filles de traders, de banquiers ou de très bonnes familles de la haute bourgeoisie européenne pour que l’on observe avec tendresse leurs frasques destructrices comme s’il s’agissait d’un parcours initiatique. Et tant pis pour le citoyen servile qui croit encore en la démocratie et l’Etat de droit et qui espère protéger le peu de biens dont il dispose. Nos dirigeants ne se considèrent sans doute plus suffisamment légitimes pour appliquer sévèrement la loi et ils doutent peut-être encore plus de l’autorité des règles qu’ils édictent pour les appliquer fermement. Les strasbourgeois ont pu vérifier aujourd’hui à leur dépend que la violence et la terreur surpassent chaque jour un peu plus le droit. Et paradoxalement ce sont les casseurs qui sont le plus confiants quant à la protection que leur accorde le droit dans notre démocratie puisqu’ils arboraient tous le numéro de leur avocat sur leur travestissement tout en noir de voyous sûrs de l’impunité. Ne faut-il pas s’inquiéter d’ailleurs que Ségolène Royal en tête, suivie de nombreux ténors socialistes ou des autres partis dits de gauche justifient en creux dans leurs déclarations le refus de se soumettre au droit dont ils sont pourtant pour l’essentiel les co-auteurs. « L’histoire ne se répète pas elle bégaie » disait Karl Marx et il n’est plus si difficile d’imaginer d’ici peu une nouvelle situation insurrectionnelle comme en 68 qui verrait Ségolène Royal se préparer à prendre le pouvoir en constituant un gouvernement provisoire avant que le peuple ne mette le holà à la chienlit et à la retape médiatique de l’égérie populiste en exprimant à nouveau sa demande d’ordre dans les urnes.  

 

Dans ce même registre mes collègues producteurs et expéditeurs de pommes du Sud Est m’ont tous relaté les difficultés qu’ils rencontrent pour expédier des containers en Algérie au départ de Marseille en raison du mouvement de grève des dockers CGT qui dure depuis près d’un mois maintenant. Les containers stagnent sur le port, les marchandises se dégradent et à l’arrivée elles font l’objet de litiges et ne sont pas payées. Mais derrière la grève c’est le maintien de leur monopole que défendent les dockers. Ce monopole qui a conduit à des pratiques mafieuses invraisemblables connues de tous et qui pourtant perdurent et sont tolérées. Qu’on se le dise la limitation des rémunérations des patrons ne suffira pas à elle seule pour sortir le pays de la crise. J’ai d’ailleurs le pressentiment que c’est tout l’inverse qui va se produire en raison du climat qui s’institue. Le coût du patron va encore monter, mais c’est un autre sujet. 

Très heureusement personne ne s’émeut encore des rémunérations autrement plus importantes de certains sportifs, acteurs, artistes ou producteurs de télévision. La distraction du peuple peut continuer.

 

Ah j’oubliais, de retour de mon périple j’ai appris vendredi qu’un rebondissement inattendu avait eu lieu à Calitom. Jean Revereault est allé retirer sa démission à la préfecture et redevient dès mardi le président de Calitom. Il renonce ainsi à candidater pour le poste de directeur. Son premier vice-président Dominique Chatellier, maire de Barret, est à son tour démissionnaire de Calitom dont il assurait la présidence par intérim. Compte tenu de l’enjeu pour la Charente et les charentais il y a matière pour la presse locale à enquêter et à nous informer. Ça ne saurait tarder sans doute….              

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Mo 18/04/2009 09:22

Dans la stratégie de pillage à tout va des idées des autres (à défaut d’en avoir de judicieuses), le conseiller préféré du Président, Henri Guaino, l’avait déjà incité à parler de Jaurès. Si seulement le Président pouvait dès lors accompagner cela par des actes, une morale et un courage politique semblable à ce grand homme de la fin du 19ème , début 20ème, ce serait parfait !

Sy 16/04/2009 17:03

Le Président de l'UMP Charente cite Karl Marx: on en rêvait, il l'a fait!(même Sarko n'était pas allé jusque là, il s'était arrêté à Léon Blum)Bon, c'est certainement pas sa phrase la plus engagée, certes, mais c'est un début.Un petit mot de Jaures pour le prochain article, histoire de pas perdre la main?

Vinosse 06/04/2009 12:10

En aucun cas je ne veux prendre la défense d'un "vert", j'ai eu trop de séquelles à être pris à partie par un petit noyau de ces curés  obscurantistes(pléonasme?) à qui Mr Le Turdu avait transmis un message au contenu culturel de ma part à lui adressé, mais il faut reconnaitre qu'on s'est abattu sur Revérault comme une foule prête à lyncher... Et que certains auraient mieux fait de se taire, moralement parlant!Qu'importe, on comprend mal qu'un directeur de poubelles soit payé à ce niveau-là... Il y a une forme d'indécence à parler de 5 - 6 ou même 7000€/mois... 

Jean 06/04/2009 09:22

Où est la morale ?

L BESSON 06/04/2009 08:31

Daniel, tu as un article intéressant dans l'express de la semaine dernière  sur cette jeunesse qui n'hésite plus à braver la  loi et à passer à des modes plus violents pour manifester leur désaccord. L'approche sociolo politique qui est faite est assez inquiétante et  illustre un certain niveau de désespoir du style" plus rien à perdre" qui mérite toute l'attention des dirigeants (de gauche ou de droite d'ailleurs).POur revenir à CALITOM, la question du jour sera: qui va prendre la place du  vice président ? Les autres membres du bureau vont-ils suivre Dominique CHATELLIER? Vont-ils demander une dissolution du bureau ? Une vraie saga de l'été........