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Détends toi loïc.

Loïc, le coût de l’aménagement de la voie verte Galope Chopine pour cette première tranche de travaux s’élève à 830.000 euros hors taxes. La part des 3B est de 320.000 euros. Au-delà de la réalisation de la voie, cette somme va servir à réaliser quelques travaux complémentaires, (réhabilitations d’abris, sanitaires etc…).  L’article suivant te permettra peut-être d’infléchir ta perception de cette réalisation. Bonne lecture.   

Les voies se mettent au vert

Article paru dans l'édition du Monde daté du 02.06.06 

Ces parcours balisés et sécurisés, sans voiture, réservés aux cyclistes et piétons se multiplient après le succès de celui de Saône-et-Loire 

Faire des dizaines de kilomètres, à vélo, en rollers ou même à pied, et aussi en fauteuil roulant si nécessaire, le nez au vent, sans danger et sans souci ? C'est désormais possible avec les voies vertes. Pas vraiment des pistes cyclables, mieux que des chemins balisés, c'est la nouvelle façon de découvrir la France en toute tranquillité sur des itinéraires interdits aux véhicules motorisés. 

La première de ces voies vertes a été créée en 1997 entre Charnay-lès-Mâcon et Givry, en Saône-et-Loire. Plus de 65 kilomètres d'un seul tenant que l'on vient voir de toute l'Europe. Car « la » voie verte, comme on l'appelle depuis dans toute la région, est un modèle. 

Souvent en famille, des dizaines de milliers de cyclistes, de patineurs et de promeneurs l'empruntent en bonne intelligence tout au long de l'année. Ce ruban parfaitement lisse de 3 mètres de large ne présente que des pentes douces, juste suffisantes pour avoir mal aux mollets au fil des heures. Panneaux d'information, points d'eau, toilettes, aires de pique-nique, mur d'escalade ponctuent le parcours. Les carrefours, essentiellement avec des petites routes de campagne, sont sécurisés et souvent prioritaires. 

Il est alors possible d'apprécier, en toute tranquillité, une balade de rêve : vignobles d'un côté, ruisseaux de l'autre, l'odeur des fleurs, le chant des oiseaux, des paysages de collines, des villages blottis autour de leur église et, au loin, la majestueuse roche de Solutré. 

Les châteaux sont nombreux dans cette Bourgogne du Sud. Cormatin, construit au début du XVIIe siècle et admirablement préservé, mérite une visite à lui seul avec ses décors Louis XIII restés dans leur jus. Comme lui, certains s'admirent à partir de la piste, d'autres nécessitent de prendre des boucles de quelques kilomètres sur des « véloroutes ». Ce sont des petites dessertes locales balisées et sécurisées. 

Car, à côté du plaisir de faire de l'exercice en toute sérénité, la voie verte est avant tout un moyen de découverte. Le conseil général de Saône-et-Loire, qui en est à l'origine, l'avait voulue ainsi en l'inscrivant dans une charte intercommunale pour « participer au développement économique de la région ». 

André Gentien, le maire de Buxy, se souvient d'ailleurs que l'idée n'avait pas suscité l'enthousiasme à l'époque : « En 1993, on n'envisageait le tourisme qu'en voiture. Or il fallait mettre de l'argent dans le projet, et beaucoup pensaient que cela ne serait jamais rentable. » Mais, dès le premier week-end, les objectifs de fréquentation étaient presque doublés. 

Il n'a fallu que 5,5 millions d'euros pour réaliser cette voie verte, dont une partie pour sécuriser un tunnel de 1,6 kilomètre de long. Comme la plupart des voies vertes créées en France depuis, celle de Saône-et-Loire utilise en effet une ancienne voie ferrée. Celle-ci permettait de désenclaver, sur une voie unique, le pays charolais et les exploitations vinicoles. 

Toute une histoire qui s'appréhende au fil des kilomètres. « Une voie ferrée a également une végétation très particulière, explique Hervé Josserand, un guide de pays qui fait découvrir les secrets de la région. Autour , on y voit aussi quantité d'animaux, comme des lièvres au petit matin ». 

Les gares ont été restaurées et accueillent loueurs de vélos et offices de tourisme. A côté, les caves coopératives sont visitées par cette nouvelle clientèle. Sur le tracé, les hôtels, les campings et les maisons transformées en gîtes d'étape ne désemplissent pas. Les bars et les restaurants le long de la voie ouvrent leurs terrasses ombragées aux promeneurs affamés. 

Après cette première voie verte, c'est toute la Bourgogne qui s'est lancée dans l'aventure. Aux itinéraires de Saône-et- Loire se sont ajoutés des tracés dans les autres départements de la région. Les chemins de halage ont été aménagés. Des dizaines de kilomètres sont ainsi reliés les uns aux autres. 

Les voies vertes ont en effet une triple fonction. D'abord, offrir des espaces de promenade aux habitants de la région. Ensuite , attirer les visiteurs. En Saône-et-Loire, on la décrit ainsi comme une « dorsale touristique ». Mais ce sont aussi des éléments d'un véritable maillage de la France et de toute l'Europe. 

Tous les pays de culture vélo sont très en avance sur nous. Ainsi, la Saône-et-Loire, sur l'axe Nantes-Budapest, a traduit l'expression anglaise greenway. Les Allemands avaient ouvert une « véloroute » de 600 kilomètres, le long du Danube, dès 1980. 

Depuis 1999, l'Etat a donc mis en place un schéma des itinéraires nationaux prioritaires. L'Association française de développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) a été créée. « Il faut désormais convaincre tous les élus locaux de leur intérêt », affirme Julien Savary, son président. En quelques années, déjà près de 5 000 kilomètres de ces voies ont été ouverts dans toutes les régions. L'Aquitaine est en tête, suivie de l'Alsace, de la Normandie et enfin de la Bretagne. 

Christophe de Chenay 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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daniel 05/06/2006 22:07

Un musée-photo de vieux clichés des anciennes locos...

De tous les ouvrages d'art qui ont parsemé le trajet depuis St Mariens...

C'est un exemple...

daniel 05/06/2006 21:58

Plus prosaïquement, revenant sur un précédent et récent commentaire, il reste donc à d'aménager ce parcours fluide sans côtes ni descentes, en le parsemant d'haltes appropriées et nécessaires...
On va laisser ça à ceux dont l'imagination ne reste pas bloquée à de banals problèmes d'intendance!

Juste pour quelques euros de plus...

daniel 05/06/2006 21:45

Que d'Euros...
Que d'Euros...

Pour le plaisir, j'aimerais bien continuer à faire mon Mac-Mahon ironique mais, vu mon étroitesse d'esprit bien charentais, j'en resterai aux quelques centaines d'euros que m'a coûté un bon vélo de promenade, violet de marque Gitane, que des salopiaux m'ont volé!
Il m'aurait été pourtant utile pour faire un peu d'exercice, j'en ai bien besoin, sur la fameuse piste où, enfant, par la fenêtre de l'école du Tâtre, je rêvais en voyant passer une grosse bête noire, allant tchoutchoutant en promenant haut et clair son gros panache blanc...

loic besson 05/06/2006 13:01

tu ne donnes que le coût de la première tranche mais pas de l'ensemble qui lui, est bien de 3 millions d'euros.
Le retour sur cet énorme investissement est complètement aléatoire d'autant plus que tu ne parles pas des charges liées à l'entretien. Là encore, les informations qui sont délivrées au public sont distillées avec parcimonie et sont bien-sur incomplètes. Il me semble que tu faisais ce type de reproches concernant le dossier de l'hopital.......

Daniel.Sauvaitre 05/06/2006 14:18

Le monsieur te dit que c'est 830.000 euros! Ce qui est énorme c'est autre chose....