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La main à la pâte.

J’ai acheté mon pain ce matin à Chatignac, chez Lise. Sa boulangerie s’appelle « la main à la pâte ». Elle a eu avec son mari un gros coup de cœur pour une maison au centre du petit village de Chatignac dans laquelle se trouvait un magnifique four à pain en briques encore en assez bon état. C’est un pari économique un peu fou qu’ils tentent de réussir depuis qu’ils ont renoncé à leur emploi salarié. Mais déjà le lieu revit et les habitants du village et des alentours ont été séduits par leur bon pain cuit au feu de bois. Le président de la fédération des boulangers de Charente que j’avais rencontré il y a plusieurs mois lors d’une réunion organisée par le maire de la commune pour la présentation de leur projet était lui aussi présent dans le village ce matin. C’est en effet à Chatignac que les boulangers de Charente ont choisi d’organiser la fête du pain cette année, avec produits locaux et musique. Il était pourtant aussi dubitatif que moi sur les chances de succès des futurs boulangers. Mais voilà, la volonté de Lise était forte et réfléchie et malgré les embûches la boulangerie est à nouveau ouverte. Chatignac n’est bien entendu pas n’importe quel village non plus. Chaque année à lieu la randonnée des fours à pain dans la commune. Ils sont au nombre de dix sept je crois et ils sont jalousement préservés. Les places pour le repas convivial du midi sont si prisées qu’il faut s’inscrire un an à l’avance, et encore. Le théâtre patoisant, le bar associatif, les fours à pain et maintenant le pain donnent une identité toute particulière à ce magnifique petit village. La campagne environnante est vallonnée. Elle ajoute à l’harmonie que l’on ressent quand on entre dans ce lieu du Brossacais. Il ressort du travail engagé par la communauté pour son projet de territoire que c’est sans équivoque dans cette partie de notre espace que réside l’attrait touristique. J’en ai bien une nouvelle fois apprécié la pertinence ce matin.

Dans le même temps se tenait une compétition hippique au centre équestre à Barbezieux. Il avait plu juste ce qu’il fallait pour que la lumière et le terrain soient parfaits pour les chevaux et le public. J’ai appris avec plaisir que le nombre de cavaliers inscrits aujourd’hui, mais plus encore dimanche prochain battait les records. Il semble même qu’avec 320 cavaliers ce sera peut-être le meilleur chiffre pour un concours de ce type en Charente. L’aura du club grandit, en même temps que s’affirme le professionnalisme du directeur, des dirigeants et des bénévoles de l’association. Une motivation supplémentaire pour la communauté s’il en était encore besoin pour réussir les travaux d’agrandissement des locaux. Les instances dirigeantes de l’hippisme en Charente et à la Région l’ont bien compris. Ils nous ont fait savoir qu’ils soutiennent le projet.

Hier c’est à Guimps que je devais vérifier l’irremplaçable apport de l’engagement des élus communaux, lors de l’inauguration des travaux d’agrandissement et d’amélioration des locaux de l’école. Le directeur de l’école en quelque mots dans sa classe m’a confié le plaisir qu’il avait à trouver autant de réactivité pour satisfaire aux besoins de l’école auprès de l’équipe municipale. Mais son témoignage allait aussi au delà. J’ai écouté avec respect et admiration ce qu’il m’a dit de son métier et la façon dont il a choisi de l’exercer. Au delà de la transmission d’un savoir, il consiste aussi et surtout à permettre aux enfants de se construire, à apprendre à apprendre, à découvrir les bénéfices et le plaisir de l’effort quotidien, à consentir à la rigueur pour être autonome et se réaliser. Je ressens toujours un gros effet madeleine (de Proust) quand j’entre dans une salle de classe à la vue du tableau, au milieu des livres et des cartes. Ça n’a pas manqué ce coup ci encore et je me suis bien embrouillé au moment des discours. 

Vendredi soir à Montchaude ce sont les musiciens et les danseurs du sud de Madagascar qui ont enchanté les jardins de la mairie et la salle des fêtes. Sourires lumineux, joie visible et communicative, à les regarder on relativise nos difficultés. Christian Moussset avait fait le déplacement et ce n’était pas rien d’entendre ce grand bonhomme découvreur infatigable de talents musicaux du monde présenter après Renaud le groupe Nainako . Toute une semaine réussie dans le cadre de la décentralisation de « musiques métisses »  grâce à une vraie dynamique liée au travail conjoint de l’animation culturelle 3B, du centre socio-culturel, de la rock school et des écoles. Que du bonheur.

Un commentaire sur l’article « silence hôpital » me demande ce que Christian Cahut m’a dit lors de l’entretien que j’ai eu avec lui ainsi qu’avec madame Thomes. Pour faire court le message était le suivant : « le Sros3 est maintenant adopté et publié. Il doit s’appliquer. En revanche il n’y a pas de date couperet immédiate. Vous avez au plus tard jusqu’au 31 décembre, date de la révision, pour me présenter une organisation du service chirurgie avec Girac que je puisse accepter. J’attends également, mais beaucoup plus tôt le projet d’établissement. De nouveaux services de santé pourraient être rendus. Pourquoi les malades atteints d’un cancer ne pourraient-ils pas recevoir à Barbezieux leur chimiothérapie? »

J’ai cru comprendre que l’avenir de cet hôpital, comme je le dis ici souvent, dépend de nous localement (enfin surtout de ceux qui ont le manche) beaucoup plus qu’on ne l’imagine. C’est bien à l’établissement d’entreprendre et de réussir le meilleur pour notre territoire. J’aimerais pouvoir ressentir autant d’enthousiasme pour le travail conduit pour diriger et animer cet hôpital et le territoire qui va avec que j’en ai ressenti ces trois derniers jours à Chatignac Guimps et Montchaude.

Pour agacer loïc je peux bien terminer encore par une citation : « il n’y a de richesse que d’hommes ».  

 

   

 

 

 

 

 

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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daniel 20/05/2006 21:20

A l'origine mon fameux texte disparu sous le coup d'un malheureux "cliq" voulait informer des pérégrinations d'une équipe de télévision venue à Barbezieux effectuer des tournages sur des personnalités locales remarquables!
Ce que je ne savais pas c'est qu'ils avaient une idée du "remarquable" totalement différente de la mienne!!!
A leur demande je leur avais fourni quelques idées qui pour moi me paraissaient dignes d'intérêt pour relever le niveau de l'opinion qu'on se fait du Sud-Charente, et bien, mal m'en a pris!!!
Ces reporters à la manque n'étant venus ici que dans l'espoir de trouver quelques "gignolos" susceptibles d'intéresser le populo du genre: champion de vélo essouflé ou astronaute en partance vers le triangle des bermudes...
Ou mieux: les traces quasi effacées d'un fan-club de françois Deguelt!!!
Sans rire, j'invente pas!!!

Depuis Poitiers la vue ne porte pas loin!
Du haut de leur terril de basse banlieue, ces pauvres avortons de la communication, n'apercoivent que le bout de leurs grosses godasses...
Et ça leur en bouche un groin...

daniel 20/05/2006 20:54

Ce long commentaire qui n'en est pas un(juste un copié-collé d'un texte perso), je l'ai envoyé pour faire un test!!!
Qui s'est avéré plutôt foireux!

Les longs messages qu'on écrit sous le coup de l'inspiration et qui disparaissent à l'instant où l'on clique sur "publier", on est plusieurs à le déplorer!!!

J'ai pas trouvé l'explication...

Pas plus que j'ai de nouvelles fraiches sur Clearstream!!!
Mais bon, faut dire que je m'en fous un peu...

loic besson 20/05/2006 19:10

tu n'as pas dû manger de bonne heure aujourd'hui toi ! la fête du pain t'inspire sacrément et t'emmène loin des préoccupations locales et nationales.
Je suis sûr que tu en as loupé les dernières frasques de l'affaire clearstream!

daniel 20/05/2006 14:26

Bonbin, je m'ai trompé...

daniel 20/05/2006 14:22

Tout espoir n’étant jamais définitivement perdu, à ce qu’il paraît... du moins c’est ce qu’il se dit à l’envolée et que l’on peut partout entendre dès lors qu’on ne reste pas bouchés à l’émeri comme sont les pierres tombales et qu’on a encore le silex posé sur l’affut, tout prêt d’enflammer la mèche...

Donc, si silence il y a, il ne peut être que composé de serments faits dans l’urgence et trop vite tus, trop vite rendus inaudibles à une oreille inquiète avant tout de ses projets personnels, magnifiant le beau plutôt que l’utile, préférant se consacrer à l’inutile par delà le concret...

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Rêvant encore à grands bruits d’un éternel retour de la joie partagée, d’un bruyant renouveau de la certitude de l’aimer, du tonnerre de dieu qui fait défaut à mes dernières volontés, voilà que je vaque encore à mes plus mauvaises habitudes...

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Voilà que j’espère du manque qui jadis m’a été péremptoire et qui aujourd’hui me détruit par la racine, qu’il me trace un chemin tout d’ombres fait où je n’aurais que ma petite loupiotte à deux sous pour me diriger...
Pour m’y retrouver pas si perdu que ça et à deux doigts d’en retrouver la sortie obstruée de toutes mes illusions...

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C’est d’un compliqué!
C’est plus fort en pensée que la plus forte pensée des philosophes...
C’est autre chose que des concepts à l’analyse formatés...
C’est à considérer toutes choses et tous objets de ces mêmes choses sous des jours à l’obscurité grandissante...
C’est de ne voir au travers de ce qui n’a jamais existé, des vérités auxquelles l’humanité est toujours passée à côté...

C’est à rendre fou n’importe quel spécialiste de l’algèbre et des formules sommairement admises, qui donnent aux mathémathiques raison et qui s’opposent au poète pour qui la raison n’est en fait que sa propre autodérision...

C’est comme ça que débutent les légendes et qu’au monde, naissent des religions qui vous font confondre désir et volonté...

93
La Queue de la Comète.

Oh! Ciel de bon dieu, que la nuit est ce soir étoilée! Que l’espace noir qui me sépare de toi me semble habité!
Qu’est-ce qu’il y a de déesses et de semi-dieux à se pavaner systématiquement sur le mystère des constellations qui ornent depuis l’aube des temps le plafond trop bas qui pèse si lourdement sur mes exigences si mal simulées...
Qu’est-ce que j’ai pu foutre alors de toutes mes journées passées sous un soleil plombé tandis qu’à l’obscurité j’avais toutes les chances de mieux les observer?
Etant donné que je restais avec l’œil rivé à ma lunette en direction de la stratosphère...

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Je n’ai plus que grand-père Chocolat pour me dessiner au ciel un carré où je puisse me poser...
J’ai plus que mes tablettes personnelles pour preuve de ma bonne foi...

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Il ne me reste dans le survécu qu’une dernière bassesse à supporter, à savoir que dans l’innavoué, je pourrais en tirer une énième richesse...
En retirer de quoi sombrer dans la déchéance la plus complète tout en croisant dans ma descente aux enfers l’ironie grandissante vis à vis de soi, qu’une telle situation précaire impose...

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Construire un avenir sous ces préceptes-là ne peut conduire qu’à la condamnation de son propre rêve...
Le plus personnel qu’il soit!

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De plus tarabiscoté d’ailleurs je n’en connais pas ou je n’en connais guère... Qui d’autre que moi peut se vanter d’être si mal aimé? Qui de plus aigri des regards détournés pense puiser dans sa vie tourmentée le ferment souverain capable de le transporter plus loin que le lointain de son horizon actuellement bouché?
Sur ce sujet je crois que j’ai encore beaucoup à dire...
94
En attendant d’espérer un jour devenir écrivain, je me contente de rester poète et, de cette position dominante sur la triste campagne environnante, motte de terre ou simple fourmilière, je me satisfais d’administrer la compagnie des bras croisés...
La fameuse compagnie des lassés précoces de la vie, des fainéants en tous genres de l’aventure qui ne mène à rien, des bons à rien qui font la nique à la société des assis sur le sable à peine mouvant du bonheur préétabli...

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Je suis Roi de rien là ou d’autres sont valets de pas grand chose...
Je veux pourtant être Empereur là où tout le monde me voit sous fifre ou souffre douleur...

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Je culmine au fait de ma courte histoire menée tout au bout où se sont situés les tenants mal aboutis de mon inexpérience... De là où j’ai pu faire découverte de mon inexistance...
De là où j’ai pu rassembler tout le si peu de cas fait de mes exigences...

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Je pèse lourd à la bourse des envies étouffées, j’ai la cote pour ceux qui misent sur du vent, je me considère comme une valeur sûre pour celui qui n’envie que la gagne à tous coups perdants...
Je me la joue en grand dans l’absolu quand les petits ne tentent que le placé... A l’arrivée...

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J’ai le bon cheval, le bon attelage, je tire fort sur les rènes mais l’animal fougueux et fou me mène en dehors de la piste...
J’ai raté le départ, je risque la disqualification vu que mon trot va comme le galop, qu’il va plus vite qu’il me faudrait aller, qu’il va à la vitesse où mon rêve se sauve...

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Je me conduis plus mal que la charette ou le tombereau, je charrie avec moi que des pierres et des gravats, pas de fossiles et pas de silex taillés, rien que des lourdeurs mal posées qui empêchent d’aller droit, qui tirent au fossé!
95
La piste qui m’emmène à l’Ouest est un peu trop longue, elle est parcourue de trop de dangers et quand au passage du Nord, n’en parlons pas! Mon charriot de bois n’est pas fait pour l’emprunter...
Y’a trop de sauvage sur cette voie noire pour croire que je pourrais m’en tirer sans trop de dégâts, pour que le “wendigo” ne me rattrape pas ni ne m’accroche en me laissant pantois à la cime des épicéas...

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Je n’ai pas la carrure d’un explorateur ni la santé nécessaire pour courir à travers les forêts épaisses et croiser le chemin de l’ourse brune qui défend sa progéniture ni de me mesurer à la harde des loups qui crèvent de faim...

Je n’ai pour seul moyen de parvenir à mes fins que les exploits de mes rêves et que les succès que me procure, dans l’intime ou dans le caché, mon surplus d’imagination...

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Il ne me reste que ta disparition qui puisse, par delà le rêve d’enfants qui se seraient aimés comme peuvent s’aimer les pionniers du bonheur partagé, aussi vierges que les terres justes foulées, plus vierges même que les étendues offertes à l’avidité des pauvres que le monde moderne rejette loin de ses frontières de basse matérialité faites, qui m’offre enfin la chance de ne pas manquer le dernier train qui passe...

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Il n’y aurait peut-être que mon “ennui” qui puisse alors me priver du “bien” que contient ma pensée pour lui préférer l’action faite en “mal” au simple dessein de clore définitivement tous les comptes...