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Errements.

Croissance zéro en France, le CAC 40 en dessous des 3000 points après avoir dépassé 6000 points il y a 3 ans, le pétrole redescendu à 50 dollars le baril après un plus haut à 145 il y a tout juste quatre mois, l’automobile en panne, des réductions d’effectifs un peu partout, je peux continuer longtemps la liste des indicateurs qui traduisent un fort ralentissement de l’activité économique en France comme dans le reste du monde. A l’origine de cette crise de grande ampleur, le retournement du marché de l’immobilier aux Etats-Unis suivie de la défaillance en masse des débiteurs. Dans ce contexte les banques ont réagi en resserrant nettement le crédit aux entreprises et aux particuliers. L’insuffisance des fonds propres des entreprises, mais aussi des états (la France) et des particuliers (surtout aux Etats-Unis) ne permet pas d’amortir le choc sur l’activité. Les états ont heureusement réagi vite et vigoureusement en cautionnant par leurs signatures des emprunts sur le marché pour que les banques puissent se refinancer et avoir toutes les liquidités nécessaires et éviter ainsi l’asphyxie.

Face à cette crise chacun y est allé de sa surenchère dans la dénonciation du capitalisme et des marchés pour évoquer au mieux une refondation du capitalisme et au pire un changement de système. En fait il s’agit une nouvelle fois essentiellement d’affiner les règles et les réglages de l’économie de marché d’un côté et de l’autre d’améliorer les performances de l’Etat et des collectivités locales en intégrant les savoir-faire et les technologies d’aujourd’hui. Mais le danger des crises c’est que le désarroi des populations favorise l’obscurantisme et des remèdes pires que le mal. La faiblesse de la culture économique dans notre pays nous rend plus sensibles à ce danger.  

Les journées de l’entrepreneur qui ont lieu cette semaine en France comme dans 74 autres pays n’auront certainement pas un retentissement public très important. Dommage parce que les secrets de la croissance sont en partie contenus dans les présentations de parcours d’entrepreneurs et dans la culture de l’esprit d’entreprendre. (Voir le site).

 

Une partie des enseignants était dans la rue aujourd’hui pour manifester avec slogans et pancartes et se compter dans le rapport de force avec la ministre. Nous sommes tous d’accord pour dire que l’amélioration de l’éducation et de la formation sont forcément une priorité pour maintenir un niveau de vie élevé dans le pays et réduire la pauvreté. Mais on peut y parvenir plus rapidement si le système éducatif améliore la compréhension du fonctionnement de l’économie et développe l’esprit d’entreprendre. C’est en procédant ainsi que l’on dynamise l’économie et que l’on peut créer un cercle vertueux de croissance pour se donner plus de moyens pour améliorer encore le système éducatif. Force est de constater que cette vision du monde n’est pas vraiment dans les gènes de l’éducation nationale aujourd’hui. A mon sens la crise que nous traversons va nécessairement contribuer à cette évolution souhaitable. Mais c’est cher payé.

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Jean 22/11/2008 18:44

M. Besson vous avez raison. C'est un autre vrai métier plus qu'une spécialisation.

P. Gauneau 22/11/2008 18:04

Entièrement d'accord avec toi sur le fait qu'il faudrait "améliorer la compréhension du fonctionnement de l'économie". Tu devrais en parler à "ton" ministre de l'Education Nationale dont la politique vise à faire disparaitre tout ou partie de l'enseignement de l'économie au lycée. vous avez dit contradiction?

l besson 22/11/2008 16:02

L'aptitude à encadrer des activités éducatives et pédagogiques ne se contente pas de la bonne volonté ou du titre de fonctionnaire. C'est un vrai métier qui nécessite formations et diplômes adéquates délivrés par les ministères compétents. C'et pourquoi les enseignants qui occupent aujourd'hui ces postes là ont fait l'effort d'acquérir en plus de leur formation de base les compléments de connaissances et de formations nécessaires à une qualité de prise en charge des jeunes qui leurs sont confiés. C'est aussi pour cela qu'il est très important qu'ils continuent d'exercer dans ces environnements particuliers. Sachez pour autant cher monsieur que je ne fais pas partie ni du corps de l'EN et  ne suis pas non plus fonctionnaire.

Jean 22/11/2008 12:39

Besson, vous êtes à coté de la plaque. Depuis quand des fonctionnaires de l'éducation remplacent des fonctionnaires de l'intérieur ?
Mon explication ciblait des fonctionaires de police détaché au sein de structures sociales du MI, mais pas dans d'autres structures ? Ces fonctionnaires ont été remplacés par du personnel administratif recruté à cet effet.
Je pense que pour l'édication nationale l'exemple pourrait être bon. Cela pourrait créer de nouveaux emplois pour ces tâches périscolaires.
Ou pensez-vous que seuls les enseignants sont aptes à ces tâches : apprendre à guider un bâteau, encadrer une colonie de vacances ou une classe verte... (sachant que pour cette dernière les enseignants sont su voyage).

Vinosse 22/11/2008 09:36

La Victoire en chantant...

La Défaite en saignant...