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And dream came true....

J’étais à Paris lundi soir pour préparer l’assemblée générale constitutive de l’association nationale pomme et poire qui se tenait le lendemain dans un amphi de la Société des Agriculteurs de France. Avec les équipes de l’actuelle section nationale pomme, qui vit ses derniers jours, nous sommes allés diner au restaurant tunisien La Boule Rouge qui se trouve 1 rue de la Boule Rouge, dans le quartier de nos réunions fruits et légumes (rue du faubourg Poissonnière, rue Bergère). Je vous recommande l’adresse, l’accueil est chaleureux ainsi que l’ambiance et on y mange très bien. J’avais été frappé la première fois ou j’y suis allé de voir sur les murs autant de photos de membres de l’actuel gouvernement (Rachida Dati, Fillon etc) attablés autour de Nicolas et d’Enrico Macias. Pour en savoir plus, j’avais demandé au patron de l’établissement quelles relations il entretenait avec tout ce beau monde. Il m’a répondu qu’il était ami depuis très longtemps avec Enrico et qu’il connaissait très bien aussi le député de la circonscription Pierre Lellouche, lui-même né en Tunisie où il a vécu cinq ans. Au début de la campagne pour les élections présidentielles, ce restaurateur UMP souffrait de l’hostilité et de l’incompréhension de son ami Enrico Macias envers Nicolas Sarkozy. Le QG de campagne était à deux pas de son restaurant et il a suscité un diner par l’entremise du député. C’est à la suite de plusieurs rencontres et l’accession à ses demandes par le ministre de l’intérieur de l’époque que le chanteur né à Constantine a apporté son soutien au futur président. Surprise lundi soir à l’entrée dans le restaurant, Enrico était attablé avec une bande d’amis. En partant j’ai demandé si deux ans plus tard et au vu de l’action gouvernementale les relations entre les deux hommes étaient toujours bonnes. Il m’a répondu sans hésiter qu’elles étaient meilleures que jamais.    

 

Pour rester dans la gastronomie, je dois aussi recommander un autre restaurant parisien très particulier. Il s’agit du Pomze, boulevard Haussman, dirigé par Daniel Dayan et soutenu par les arboriculteurs des Vergers D’Anjou. C’est un restaurant sur le thème de la pomme de très grande classe, aussi bien pour les décors que pour ses mets. Nous y étions hier soir avec l’ensemble des membres et du personnel de la section nationale pomme, après la réunion intense de l’après midi, pour remercier Claude Relhinger, arboriculteur à Labastide Saint Pierre près de Montauban, pour ses dix ans de présidence (1998-2008). Je ne veux pas me la jouer trop Vinosse, mais j’étais vraiment très content d’entendre le restaurateur me dire devant ses actionnaires du Val de Loire que sa Rubinnette de référence provient toujours de Tastet via Rungis. Que toutes les autres qu’il a pu tester ne soutenaient pas la comparaison. Comme vous vous en doutez, j’ai passé une très bonne soirée.

 

Par chance ce matin mon réveil a du sonner assez tôt pour que je puisse prendre le TGV et me présenter à l’heure à Bordeaux pour un empoisonnement salutaire de plus. A 6 h pile poil, j’ai allumé la télé et écouté en direct sur CNN les quinze minutes du discours du nouveau président des Etats-Unis, Barak Obama. J’ai du me pincer pour être bien sûr que ce n’était pas la dernière production hollywoodienne au scénario irréel avec happy end garanti. C’était bien vrai et pourtant très au-delà de ce que l’on pouvait imaginer il y a peu. Je suis aussi stupéfait de cette capacité des américains, qui, après avoir assumé pendant des mois une compétition éprouvante, savent se réconcilier aussi spontanément après les résultats derrière le drapeau américain et la nation. Le symbole de cette élection est magnifique. Les attentes sont immenses et comme la situation est très difficile, l’épreuve des réalités sera dure.

Dans le métro un passager annonce la victoire d’Obama en espérant susciter quelques réactions. Il s’y reprend à deux fois. Pas d’éclats de voix mais des visages qui s’épanouissent parmi les passagers de cette heure matinale. A la gare Montparnasse c’est le garçon de café qui me voyant lire la une du Figaro de l’édition de 4h me demande de lui confirmer la victoire de celui dont il me montre la photo. S’ensuit une belle analyse digne des brèves de comptoir mais qui témoigne de la force de l’image et du symbole. Une matinée de ressourcement pour la motivation politique.

 

Ce soir sur la rocade est à Bordeaux, la nuit tombée et sous la pluie, je regarde le bouchon interminable de camions sur la voie opposée et j’appelle Daniel Herbreteau toujours aux cent coups depuis qu’il a lu sur ce blog mon soutien tactique à la demande d’interdiction des poids lourds en transit sur la RN10. Pour lui la seule stratégie qui vaille, c’est celle qui revendique une transformation en autoroute concédée au nord de Bordeaux comme au Sud de la RN10, avec une liaison vers la Croisière à l’est pour coller à la réalité du trafic et par voie de conséquence développer l’économie charentaise. Je partage le même objectif bien sûr. Mais je ressens encore plus après avoir lu les journaux locaux et la réponse du préfet aujourd’hui, l’efficacité tactique de la stratégie du refus charentais d’un trafic international de poids lourds tant que la route ne sera pas achevée et sécurisée. Ou tout au moins que les engagements définitifs ne soient pris et datés pour l’achèvement des travaux. Voilà une manœuvre qui remporte l’adhésion populaire spontanée en même temps que celle des élus. Et comme chacun sait que l’attention des pouvoirs publics ne sera attirée que par un mouvement de ce type je considère qu’il faut pousser à fond en ce sens.

J’aurais préféré que tous les responsables politiques et économiques du département revendiquent eux-mêmes et tous ensemble sans discontinuer depuis 30 ans la transformation de cet axe en autoroute. Force est de constater que cette perspective n’est pas défendue par les équipes en place à ce jour et même avant. C’est moins visionnaire et beaucoup moins direct mais l’effet du refus populaire et politique devra être le même. Puisqu’aucune autre alternative n’existe et qu’il est impossible de faire passer les poids lourds ailleurs. A suivre…

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Daniel Herbreteau 11/11/2008 19:36

John:-"La première question à se poser avant de penser aux camions est de savoir si on veut plus de routes en France, et en particulier en Charente".Je ne veux pas forcément plus de routes en Charente, je veux de belles routes, comme en Charente-maritime, des routes qui ne font pas fuir les touristes et rendent le département attrayant. 

Vinosse 06/11/2008 16:31

En Charente, ce qu'il nous faudrait, c'est une nationale sept!Parce que c'est une route qui fait recette! Ou un débit de lait... 

John L 06/11/2008 15:22

La première question à se poser avant de penser aux camions est de savoir si on veut plus de routes en France, et en particulier en Charente.

Daniel Herbreteau 06/11/2008 15:08

En Charente 100% des élus refusent la moindre autoroute et demandent le renvoi des bahuts, pendant que 100% des élus du département voisin demandent des autoroutes et les obtiennent, sans les camions. 

Résumé d’une stratégie finaude:“On va rendre la vie impossible aux chauffeurs, ne pas aménager la route pour les contraindre à passer chez le voisin, pas leur faire d’aires de repos, leur supprimer les pissotières pour qu’ils urinent dans les bouteilles de Volvic (les circuits courts vantés par les écolos-bobos)”. Pour les achever, ces gueux, ces rastaquouères, ces soutiers du zéro stock, on va leur coller des prunes dont les plus fins juristes ne comprennent pas le sens, au point que les médias étrangers, télévision en tête se demandent s’il n’y aurait pas là matière à alerter les instances européennes par voie gouvernementale (c’est fait). 
Résultat de la stratégie finaude: Y a jamais eu autant de camions.
Ne serions-nous pas un peu bizarroïdaux  avec ces stragégies de billard à 16 bandes consistant à ne pas demander de routes pour les obtenir, pendant que les élus des départements voisins (des êtres sans doute simplistes) se contentent de demander simplement et directement des autoroutes, payées par l’utilisateur.
Et de surcroit leurs 2x2 voies sont terminées. Les nôtres ne le seront pas avant 20 ans (comme en attestent les documents de l'État).

Vinosse 06/11/2008 07:59

Ah.... Paris... Ses p'tits restos... Ses p'tites....Passons.J'attends la livraison de mon vélo(à mon nom)et, après m'avoir acheté un nouvel appareil photo(Lumix)voilà que je suis prêt pour l'aventure...Mes articulations beaucoup moins!Donc je suis tout à fait en mesure d'animer un blog consacré à la Voie Verte sur le style du mien, mais pas à l'œil mon pote!Alors qui que ce soit, 3B ou OT, à vot' bon cœur! Mais sinon, je vivrai "sans" encore ...