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Entre mal à l'aise, dure réalité et optimisme mesuré

L’association Echange et Communication qui lutte contre l’illettrisme depuis 20 ans dans le Sud Charente sera dissoute. Ainsi en en ont décidé les membres mercredi soir. Cette association était l’un des 39 APLIS (atelier permanent local d’individualisation des savoirs) du Poitou Charentes. Une action qui était soutenue par la Région dans le cadre du contrat de plan Etat Région 2000-2006 et dont le financement n’est plus aujourd’hui assuré que par l’Etat dans le cadre de sa mission de lutte contre l’illettrisme. Face à une réduction du nombre de stagiaires, et donc des heures de formation, les recettes ont fortement baissé et l’association a clos son exercice 2005 avec un déficit nettement accru par rapport à 2004. J’avais rencontré à l’automne passé, avec la directrice de la communauté, la nouvelle Présidente Souad Bekhlouf et la responsable salariée Martine Guittard. Elles nous avaient fait part de la situation très difficile de l’association. Il apparaissait clairement nécessaire pour AEC d’intégrer une APLIS plus importante pour faire face aux règles du jeu plus contraignantes et à la baisse des financements régionaux. Elles s’inquiétaient également du manque de prescription pour AEC de la part des autres associations (un peu concurrentes) qui oeuvrent dans le social. Au regard du dévouement des bénévoles engagés dans cette belle action et de l’engagement des salariés, la communauté bien qu’en dehors de son champ de compétence, se devait de répondre à la sollicitation de l’association. Après avoir évoqué la question en bureau, avec l’accord des délégués, j’avais adressé un courrier à la Présidente pour lui indiquer que sur la base d’un projet abouti de regroupement avec un autre Atelier qui permettrait d’envisager un fonctionnement viable et cohérent au regard des autres Aplis de Poitou Charentes les 3B accompagneraient la transition. Se limiter à apporter un soutien financier dans les conditions actuelles n’était ni légitime, ni suffisant, ni souhaitable. La dissolution sèche votée par les membres n’a finalement pas pu être évitée. Pour autant Souad Beklouf m’indiquait le lendemain qu’un Aplis demeurait nécessaire et possible pour le Sud Charente en s’appuyant sur des associations existantes. Il est difficile de rester optimiste au moment ou s’arrête un travail initié il y a 20 ans par des bénévoles totalement dévoués à l’insertion de ceux qui ne maîtrisent pas des savoirs élémentaires. Il me semble pourtant que le projet de mission locale à l’échelle des deux pays (Ouest et Sud Charente), de maison pour l’emploi sur ce même territoire ou bien l’évolution d’associations déjà au travail pour la formation des plus démunis devraient permettre d’envisager la renaissance d’un Aplis pour le Sud Charente. Si en plus on pouvait envisager dès maintenant que tous les enfants apprennent à lire et à écrire à l’école dans cinquante ans ce problème pourrait être totalement résolu.
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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Edmont 29/01/2006 12:36

Ah! Je vois que la "gogomme" a bien fonctionné