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Je suis contre, tout contre.

Erik Orsenna a participé à la commission Attali chargée de proposer des pistes de réformes pour favoriser la croissance dans notre pays. La remise du rapport en pleine période préélectorale a transformé le travail de cette belle équipe en épouvantail à électeurs. Le Monde de ce jour publie (cliquez sur le lien) un petit billet d’humeur humoristique de l’écrivain qui résume bien la situation dans laquelle se trouve notre pays. Sur la même page (cliquez sur le lien), c’est un président de conseil général qui s’exprime pour défendre la « fusion » des départements avec les régions. Cet article est aussi la preuve que la communication sur les réformes n’est pas simple et qu’il est plus facile de mettre en évidence ce qui effraie dans tout changement que les bénéfices attendus et souhaités. La commission la plus utile serait sans doute celle qui définirait la bonne méthode pour réformer, les étapes, la communication sur les objectifs à atteindre, la pédagogie pour expliquer les mécanismes etc.
 
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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Daniel D 14/02/2008 20:27

Bin moi qui croyais n'être pas tout à fait dans le rythme en faisant allusion au cancre et à son radiateur, après l'intervention de John L, j'en suis à me demander si je n'ai pas une sorte de pré-conscience de l'évènement!
Cette démonstration du manque d'objectivité potentiel de la commission Attali, c'est un boulot que t'as pas fait, préférant t'en tenir à des généralités masquantes...

C'est pas bien!

Je mets "2", juste pour le geste...

john L 14/02/2008 13:56

Excusez moi de ne pas partager votre enthousiasme à la lecture de ce billet d'humeur de M.ORSENA.Sans vouloir contester la légitimité de la commission, force est de constater qu'elle est composée de :Claude Bébéar, ancien fondateur et président de l'assureur AXA, également président-fondateur de l'Institut Montaigne, Peter Brabeck-Letmathe, PDG de Nestlé, René Carron, PDG du Crédit Agricole S.A., Xavier Fontanet, PDG de Essilor, Éric Labaya, Directeur général de McKinsey France, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, Luc-François Salavador, PDG de la SSII Sogeti, Serge Weinberg, président du fonds d'investissement Weinberg Capital Partners et Président du Conseil d'administration du groupe Accor, Pierre Nanterme, président d'Accenture France, Philippe Tillous-Borde, Directeur général du groupe Sofiproteol, Pehr G. Gyllenhammar, entrepreneur suédois et ancien président de Volvo, Stéphane Boujnah, Managing Director à la Deutsche Bank, Michel de Virville, ancien ingénieur de recherche au CNRS, actuel secrétaire général et DRH du groupe Renault, ...  Bref, vous l'aurez compris, une pléiade de révolutionnaires enragés, assistés dans leur salutaire mission d'une poignée de scientifiques et d'économistes connus pour leurs positions progressistes : Yves de Kerdrel, éditorialiste au Figaro, Jean-Philippe Cotis, Directeur Général de l'INSEE et ancien directeur de l'OCDE, Christian de Boissieu, économiste et président du Conseil d'analyse économique (CAE), Jean-Pierre Landau, Second sous-gouverneur de la Banque de France et ancien conseiller technique pour la réforme administrative et le commerce extérieur, etc.A la lecture de cet inventaire à la Prévert, on comprend bien que la composition de la commission est tout sauf neutre. Elle est très libérale.On a donc eu des propositions très libérales. Celles-ci prévoient une dérégulation très forte de l'économie pour, soi-disant, relancer la croissance.Curieusement, quand les banques se trouvent engluées dans les crises financières (subprime, cDO,...) elles sont très contentes de trouver les pouvoirs publics pour intervenir à la rescousse. Ne sont-ce pas des fonds souverains (étatiques) qui viennent au secours des banques américaines?La potion libérale est extraordinaire, si elle ne fonctionne pas, c'est que vous n'en avez pas bu assez !!!Finalement les économistes libéraux,  loin de tirer les conclusions de l'histoire, ne sont que les médecins de Molière pratiquant avec un art consommé la "saignée" : si vous souffrez encore, c'est qu'on ne vous en a pas assez pris ...Incapable d'imaginer d'autre remèdes ou indicateurs : notons que la croissance n'est qu'un indicateur économique parmi bien d'autres (même pas pertinent pour les entreprises, puisqu'on lui préfère la rentabilité).Et, au fait, la France ne va pas si mal, surtout si on prend les Etats-unis en exemple. leur endettement est similaire en pourcentage du PIB (autour de 65%). Le chômage est meilleurs mais au prix de quelles conditions de travail, de combien de travailleurs pauvres et maintenant sDF grâce aux banques déréguléesBref, M.ORSENA a fait mieux, beaucoup mieux

Daniel D 14/02/2008 13:46

Contre, tout contre...
Tu parles du radiateur?