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Le bon niveau c'est le pays!

J'ai lu avec intérêt l'entretien accordé par Michel Boutant à Thierry Cordeboeuf et François Bonnin dans la Charente libre d'hier. Le titre m'a bien sûr interpellé: "le bon niveau c'est le pays". Heureuse surprise lorsque je découvre la réponse faite par Michel Boutant aux deux journalistes qui l'interrogent sur le nombre trop élevé de strates administratives. Le président du pays d'Horte et Tardoire approuve et indique que les communautés de communes sont souvent trop petites alors que le Pays est d'une taille plus adaptée pour agir efficacement. Il faudrait dit-il fusionner les deux entités, communautés de communes et Pays. On obtiendrait ainsi un EPCI à fiscalité propre avec les comptétences pour agir et la capacité à contractualiser directement avec les différents partenaires. C'est à dire une communauté de communes qui serait un Pays à elle seule. Je partage bien sûr ce point de vue. Dans ce cas de figure on peut quand même s'interroger sur la bonne dimension à atteindre pour une coopération intercommunale harmonieuse. Pour ce qui concerne la communauté de communes des 3B trente six communes (trente sept à terme?) me semble être une taille assez cohérente. Les mois qui viennent vont sans doute permettre d'avancer dans cette voie puisque l'Etat souhaite agir activement pour améliorer la carte de l'intercommunalité et favoriser les économies d'échelle. De mon point de vue nous nous orientons vers des incitations fortes à fusionner pour les communautés de petite taille. L'aiguillon consistera à réserver par exemple la capacité à contractualiser directement avec les différents partenaires aux communautés de communes de dimension suffisante. Le Pays dès lors que son périmètre comprendra encore plus d'une communauté de communes sera encore le lieu informel de reflexion pour les collectivités qui le composent. A la lecture de l'article on peut en effet légitimement s'interroger sur la justification d'une structure qui emploie cinq personnes (et elles ne sont pas en cause)  dont le quasi seul rôle est de distribuer un million d'euros par an de subventions qui proviennent de l'Europe, de la Région ou du Département. On comprend aisément que l'on pourrait un peu s'éloigner de cette logique de shaddock si le maître d'ouvrage gérait ses propres contrats en direct avec les financeurs.Quand on additionne les moyens mis en oeuvre par la collectivité (Département ou Région) pour définir et inciter à l'application de sa politique, instruire les dossiers qui lui sont soumis, aux coûts de fonctionnement et d'instruction du Pays sur ces mêmes dossiers, en plus des coûts supportés par le maître d'ouvrage pour l'élaboration de ses dossiers de demande d'aide, on peut légitimement s'éffarer du peu de rendement final de l'argent (donc de la sueur) du contribuable. Les pertes de charges sont très élevées entre le montant prélevé au contribuable et la somme restante pour financer l'action concrète. Ces pertes varient sans doute de 20% pour des montants de subvention très élevés à peut-être 90% sur les faibles montants. Rétrospectivement les généreux donateurs de l'ARC pourraient se dire que finalement le rendement de leur argent pour la recherche contre le cancer par comparaison n'était peut-être pas si mauvais que çà.....

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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