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Il n'y a rien de permanent si ce n'est le changement.

"Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement" disait Francis Blanche.

Vendredi soir la députée Maryline Reynaud a réuni au logis de Plaisance les élus locaux de la 2ème circonscription pour parler des services publics.  La question qu'elle a posée est intéressante. Comment mieux anticiper les réorganisations des services publics, qui surviennent le plus souvent sans que les élus locaux aient été suffisamment associés et informés, et comment agir quand les projets ont pour effet d’aggraver la fracture territoriale entre les citoyens ou d'abandonner un service essentiel aux habitants?

Le premier objectif qu’il faut se donner me semble t-il c’est de faire l’effort en amont d’étudier avec les services concernés les stratégies qui sont les leurs et les contraintes qui les motivent. Il me semble en effet que pour avoir une influence pertinente il est indispensable de bien comprendre dans toute leur complexité les paramètres qui sous tendent les projets, qu’ils soient technologiques, commerciaux, organisationnels, sociétaux, financiers ou politiques.  Cette veille collective d’anticipation pourrait être organisée par la communauté de communes sous forme de réunions de travail au cours desquelles des représentants des administrations concernées, ou tout autres experts compétents, viendraient plancher devant les élus pour les informer de leurs projets et des mutations prévisibles à court et moyen terme.
Nous venons de vivre au début de cette année une évolution majeure pour le Sud Charente avec l’arrêt de l’activité chirurgicale, autre qu’ambulatoire, aux hôpitaux du Sud Charente. Pouvait-il en être autrement? La stratégie actuelle est-elle pertinente et pérenne? Autant de questions qui demeurent intéressantes et auxquelles il faut répondre.
Le tribunal d’instance de Barbezieux est menacé à très court terme par la refonte de la carte judiciaire. Avons-nous les éléments pour nous permettre de comprendre les arguments et les motivations de l’Etat ? Je ne le crois pas et très logiquement nous jugeons donc à priori que c’est le service public de la justice qui est mis une nouvelle fois à mal.
Le maire de Barbezieux nous a dit vendredi soir tout le mal qu’il pensait de la façon dont l’administration de la justice au tribunal de grande instance d’Angoulême a réuni les maires concernés par la réorganisation et comment elle a faussement tenté de leur faire croire que rien n’était vraiment tranché alors que de toute évidence les décisions sont déjà prises et que les objections des collectivités ne seront plus entendues. Puisque c’est presque toujours le même scénario qui se reproduit, il ne faut compter que sur nous même pour anticiper et interroger en amont les décideurs. Mais il faut aussi se rappeler que si en tant qu’élus nous sommes prompts à dénoncer la façon dont nous sommes considérés par les administrations des services publics, nous ne sommes pas forcement exemplaires quand nous sommes en situation d’informer et d’être à l’écoute des objections des autres. La situation vivement critiquée par René Vignerie est en tous points celle que j’ai dénoncée au début de l’année 2006 quand je souhaitais que les élus de la communauté disposent d’une information suffisante et qu’ils soient associés aux choix stratégiques élaborés par le conseil d’administration de l’hôpital avant que les décisions irréversibles ne soient prises.  
Nous avons pu une nouvelle fois constater vendredi que les services concernés sont nombreux et que tous connaissent ou vont connaître rapidement des réorganisations de grande ampleur. On peut citer la fusion entre l’administration des impôts et le recouvrement qui s’accompagnera peut-être de la réunion dans un même lieu, à Barbezieux, de tous les services. Quelles seront alors les conséquences pour les contribuables et les collectivités ? Le sujet est plus qu’intéressant et mérite d’être réfléchi dès maintenant.
La poste, l’équipement, ces deux services se sont déjà profondément réorganisés et de nombreux problèmes sont apparus qu’il faut aussi tenter de résoudre.
Il est d’autant plus justifié de s’informer, d’analyser et de comprendre que parallèlement à des services qui se réduisent d’autres font leur apparition dont nous ne disposions pas avant et qui rendent obsolètes certaines pratiques. L’utilisation d’internet est une vraie révolution dont nous ne mesurons pas suffisamment à quel point elle transforme toute notre organisation collective. Je fais partie de ceux qui pensent que le principal enjeu d’aménagement du territoire aujourd’hui, c’est bien la connexion par fibre optique de tous les foyers de France où qu’ils soient et au même prix. Voilà sans doute un vrai enjeu de service public.     
Ces derniers jours ont confirmé que la question de l’accès aux soins en zone rurale est en passe de connaître une sévère aggravation tant le manque de médecins devient élevé. Et puis dans ce domaine il faut entendre les futurs praticiens nous expliquer qu’il ne faut plus imaginer le médecin de campagne généraliste tel que nous l’avons connu, parce que maintenant le médecin ne veut plus et ne peut plus travailler seul. Il doit être dans un réseau de santé ou il peut avoir auprès de lui l’ensemble des spécialités médicales, des laboratoires et des services qui lui seront utiles. La combinaison de la pénurie de professionnels et de la concentration des moyens nécessaires à l’exercice du métier menace plus que jamais les territoires ruraux qui seront de plus en plus réservés aux personnes très mobiles et en bonne santé.  
Il y a deux écueils à éviter au regard de ce que nous appelons les services publics. Le premier c’est de vouloir figer la situation existante en scandant à chaque velléité de changement « touche pas à mon service public» sans pousser plus loin l’analyse. L’autre c’est de ne pas anticiper et que les changements aient lieu sans que l’impact ait été correctement évalué et que les accompagnements nécessaires aient été mis en oeuvre ou tout simplement avoir pu s'opposer à temps.
Il est temps de passer aux travaux pratiques et de devenir des partenaires performants du changementl.
   
    
    

 

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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Daniel D 20/10/2007 09:02

Y'aura un nouveau bâtiment de libre à racheter pour les 3B!

Vu son style on se demande bien quoi pourrait-on en faire ?

Un opéra de 4 sous peut-être...

L BESSON 19/10/2007 19:46

VENDREDI, 19h30, ca y est la sentence est tombée!
Sont supprimés les tribunaux suivants: BARBEZIEUX-CONFOLENS- RUFFEC.
QUI OSE PARLER DE CONCERTATION?
Où est le débat démocratique, le synergie des compténces tata tatatttattatat.......
"les partenaires performants du changements"??????? Il est où le partaneriat.Le débat n'a même plus d'intérêts!

Daniel D 18/10/2007 20:22

C'est la preuve que je réfléchis un peu avant d'envoyer un commentaire!

Je me doute bien qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac (malgré le pseudo) ou s'en tenir à des généralités hâtives et peu convaincantes.

poil à gratter 18/10/2007 09:43

Haro sur l'observateur agacé qui vient de se prendre une volée de bois vert... et il n'a pas que l'orthographe qui pêche, sa prose tient assez de la diarrhée verbale. Quand au contenu, ben y'en a pas. Des poncifs qui ne font justement pas avancer le schmilblick. Merci Daniel D de ne pas me mettre dans le même sac que ce triste personnage, sous prétexte d'anonymat.

Daniel D 17/10/2007 20:00

je n'ose penser que le commentaire de ce si fin observateur de la vie publique soit le reflet de la pensée des gens qui fréquentent ce blog.
A mon avis c'est toujours le même malsain personnage qui revient ici sans cesse, avec des pseudos tournant toujours autour de son égocentrisme de refoulé, cherchant sans cesse une nouvelle proie sur qui mordre sans être découvert: on appelle ça un déséquilibré, médicalement parlant.
En langage courant c'est un pauvre connard, pleutre et dépourvu de la moindre respectabilité.