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Réponse à la question.

Charente libre ce matin fait un état des lieux des candidatures possibles à la mairie de Barbezieux en mars 2008. Pour ce qui concerne René Vignerie la réponse sera connue la semaine prochaine, le 19 il me semble. Mais il a suffisamment détaillé ces derniers temps sa déception envers les unes et les autres de ses colistiers pour ne pas annoncer qu’il va devoir faire don de sa personne une nouvelle fois pour sauver Barbezieux... Il est important de savoir aussi qu’une deuxième candidature se précise pour le titre de conseiller général du canton. Il s’agit de Jacques Mikulovic, encarté au PS et connu à Barbezieux principalement pour son engagement au BSCR, le club de rugby. C’est un candidat intelligent qui réfléchit et qui a des idées, ce qui n’est pas forcément un atout pour être élu cantonnier aux cantonales, comme aurait dit Coluche. En toute logique ils se soutiendront l’un l’autre. C’est vrai que j’appelle de mes vœux une liste conduite par Benoît Delatte sur laquelle figurerait le futur conseiller général, André Meuraillon, mais aussi les meilleurs (es) talents barbeziliens. Je ne serai pas sur cette liste pour éviter les ambiguïtés évoquées dans l’article de CL. L’an prochain au moment du renouvellement des équipes municipales, et donc du conseil communautaire, j’aurai passé cinq ans à la tête de la communauté et j’ai quelques idées sur ce qui me semble opportun pour le territoire. Ce bel ensemble de 37 communes s’est mis en mouvement. Les nombreuses réalisations effectuées ou en cours de réalisation en sont le témoignage. Pour la collectivité comme pour mon entreprise je suis soucieux de l’avenir. J’ai vu grandir jour après jour les talents à la communauté et cela me rend confiant pour la suite. Mais j’ai surtout la conviction qu’une nouvelle équipe est nécessaire à Barbezieux, pour la ville mais aussi pour la communauté parce que leurs destins sont intimement liés, ce qui est aussi vrai pour toutes les communes des 3B. Lire un discours sur une estrade, se péter de mots tout seul, n’a jamais été suffisant. Il faut un travail d’équipe, de la concertation permanente, de la délégation, du leadership et l’élaboration d’un projet d’ensemble pour la ville mis en œuvre avec constance chaque jour. Les barbeziliens attendent et feront confiance aux hommes et aux femmes qu’ils ressentiront prêts à servir leur ville et la communauté.   
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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac, Mais aussi Président du comité départemental UMP Charente, Président de l'Association Nationale Pommes Poires et Vice Président de WAPA (World Apple and Pear Association).

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p bauret 17/09/2007 12:29

bjr
Je viens de lire les commentaires du president de la communaute de commune 3B sur les prochaines elections municipales et cantonales.
Je trouve un peu cavalier de penser que le futur conseiller general est deja elu et choisi par le president des 3B. Je crois qu'il faut laisser le choix au electeurs et ne pas penser que les talents sont uniquement de son bord politique.
Je n'ai pas trouve depuis plusieurs annees de "talents incontournables"sur le sud charente. L'entreprise ou je travaille a connu des difficultees importante en 2001 et je ne me souvient pas que le conseiller general ainsi que son president de l'epoque aient repondus a nos demande de rencontres. Ce fut le silence complet. Le "talent" est peut etre de rien dire et de ne rien faire.
Il est vrai que le devellopement et la sauvegarde du tissu industrielle du sud charente n'est peut etre pas une priorite ni celui du devellopement des services publics en milieu rural. Services qui sont souvent le seul lien avec une population vieillisante et fragilisee.
Alors oui parler de "talent" pour diriger une municipalite et etre conseiller general revient a parler pour ne rien faire.
Ce n'est pas de talent que la population a besoin mais d'efficacite et de reactivite contre la politique actuelle qui privilegie l'individualisme a l'encontre des besoins collectifs.

l besson 16/09/2007 13:22

Enfin quelqu'un qui apporte un point de vue qui change des idôlatries habituelles et qui propose un débat de fond.
De plus, je rappelle aux lecteurs de ce blog que les candidats que Daniel a l'habitude de soutenir ont soit:
- pris en veste ( cf Mr MOUHOT)
- laisser un goût amer d'insatisfacton voire pire après leur passage dans la vie politique (cf Mr BOB).
A la place des futurs candidats, je serai plutôt peu confiant de cet appui qui, sur le fond comme sur la forme, est plutôt affectivement construit ( ou stratégiquement).

Daniel D 16/09/2007 10:24

Eh bin...
Voilà une intervention qui remue le cocotier!
Enfin ça nous change des éternels donneurs de leçons sous pseudos!

Comme quoi, rien n'est perdu!(pour paraphraser un chroniqueur de la 4eme de couverture du Sud-Ouest!)

J Mikulovic 16/09/2007 08:48

Bonjour,
Quel honneur d'être cité sur le blog de Daniel. Comme c'est un fervent de littérature je me permets l'invitation à un ouvrage "un tout petit monde" de David LODGE, c'est maintenant un vieux roman mais on en apprend beaucoup sur le monde universitaire. Je pourrais bien sur l'inviter à d'autres lectures plus récentes et aussi intéressantes mais je prends ce titre parc qu'il correspond un peu à ce qu'est le sud-charente en ce moment, spéculant sur beaucoup de choses.
 
En tout cas je suis un peu "inquiet", voire déçu que l'on considère qu'un candidat pour les cantonales en mesure de gagner doit être un "cantonnier". C'est en tout cas bien dommage tellement les missions afférentes aux départements sont conséquentes et méritent considérations. Concernant la Charente, il est vrai qu'à ce jour un candidat s'est déclaré, le "Guy Lux" de la politique selon les rumeurs venant de son bord, ce n'est pas très respectueux pour la personne... mais à chacun ses propos, il serait dommageable de limiter la campagne à celui qui bénéficie uniquement d'une bonne "image" au détriment des enjeux tant pour le département que pour le soutien qu'un élu pourrait avoir pour son secteur, notamment son avenir.
Concernant la section PS évoqué dans le blog de Daniel je tiens à apporter qq précisions.
Il s'avère que notre parti à bien des défauts mais il ne faut pas assimiler les membres d'une section à l'ensemble du mouvement... en tout cas ce que nous nous essayons de faire en étant ouverts, "décomplexés" et démocrates". Dans un premier temps, nous considérons par principe démocratique qu'il n'est pas bon qu'un candidat soit désigné par son prédécesseur (surprenante notion de la vie politique, nous ne sommes plus en monarchie quoique après 26 ans de présence ???) mais que dans ce cas il convient d'assumer les "grandes" décisions prises et soutenues lors des majorités précédentes qui ont mis à plat les finances du département sur des orientations ne correspondant pas aux missions prioritaires dévolues à cette collectivité. C'est toujours plus facile de plaire que de faire !
Personnellement, en juin dernier j'ai  appelé Mr Meuraillon (erreur ou naïveté politique) pour voir si il accepterait le soutien "majorité départementale", ne connaissant pas préalablement ses positions. Sa réponse a été "non" (sans qu'il ait reçu d'ailleurs l'appel du Président BOUTANT d'ailleurs). Il sera donc le candidat de l'UMP, condamné si il est élu, à être dans l'opposition (position admise déjà par le candidat !!) ce qui ne fera pas avancer le Sud-Charente au regard de la dominante territoriale actuelle (département, région, région européenne..).
En effet, outre la sympathie locale, le rôle d'un élu est aussi de se mobiliser à différents niveaux pour soutenir, accompagner des projets et récupérer de l'argent pour notre secteur. Il est également nécessaire pour l'élu de connaître les missions du CG pour pouvoir y jouer une part active.
C'est sur ces dernières positions que personnellement j'étais intéressé pour me porter candidat aux cantonales pensant avoir quelque chose à apporter au regard de mes engagements professionnels et de ma vision de la politique. Il s'avère cependant que nous avons des instances démocratiques qui voteront pour un candidat, lequel se verra ensuite attribuer ou non l'étiquette "majorité départementale". Cela fait du chemin à parcourir et d'autres candidats plus aptes à la victoire seront en course. Il est probable que mon autonomie de pensée joue contre mon "ambition" citoyenne.
Concernant le travail mené au PS à Barbezieux nous avons fixé une méthode: à partir des missions afférentes à chacune des collectivités (communes, CDC, Canton), s'accorder sur des principes et des orientations, ainsi que sur quelques projets nécessaires pour le sud charente.
En effet, 2008 est important dans la mesure ou il faudrait une synergie entre la ville de Barbezieux, la CDC et le département (à minima) pour collectivement dynamiser le secteur. Je suis de ceux qui approuvent l'impulsion donnée par l'actuel président, elle devra être maintenue et soutenue à différents niveaux et pour cela il faudrait les bons relais.
Da fait il serait peut-être judicieux d'identifier qui sera le mieux placé pour l'être à chaque étage.
La section PS de Barbezieux soutiendra (ou ne soutiendra pas en restant neutre) des candidats qui s'engageront à la fois sur des grands principes au regard des missions attribuées à la collectivité, mais également sur la pertinence des projets à proposer.
Pour cela il conviendra que le candidat sollicite ce soutien, il n'est pas évident que cela soit fait, nous relativisons notre importance et notre influence, mais espérons de la clarté dans les débats au regard des principes à défendre notamment autour de missions de service public.
Trop de candidats se vanteront "apolitique", ce qui pour l'avenir d'une belle République comme la France, sera à terme dommageable dans le débat...
Je me permet ci -dessous un texte que j'avais écrit qui mériterait d'être corrigé et amendé, peut-être pour lancer le débat ?
Cordialement
 
Quand l’apolitisme tue la politique !
 
Quelles que soient les opinions de chacun, il est remarquable pour une personne de prendre la décision de s’engager au service d’une communauté ou plus largement d’une collectivité. Il est cependant regrettable qu’un engagement « politique », au sens de participer à la gestion de la vie de la cité, qu’il soit de droite ou de gauche, apparaisse encore trop souvent comme honteux dès qu’il s’agit d’avancer une idée, une conception de la société, un projet pour la collectivité.
Choisir n’est pas chose aisée, plaire est plus facile. Relativisons toutefois « l’apolitisme » en sachant que selon la plupart des études sociologiques, ce sont des choix de droite pour 80 à 90% d’entre eux. Le problème aujourd’hui n’est pas là, il est plutôt sur la raison qui pousse à ce qu’un engagement politique, de droite ou de gauche, entraîne de la part du citoyen et de ses représentants encore majoritairement une réaction « phobique », alarmante voire culpabilisante vis-à-vis de celui ou celle qui affiche une manière de penser, … alors que chacun de nous est, avant tout un humain, informé, avec des contradictions de natures différentes, des niveaux de réflexion, de raisonnement différents qu’il s’agit d’exposer, de débattre pour simplement faire vivre la démocratie et impliquer l’ensemble de nos co-citoyens sur des débats de fond : le choix d’une société.
La politique amène souvent à des choix sur des principes de fonctionnement, des conséquences en découlent, que ce soit au niveau des services publics, de l’immigration, de la prise en charge des problématiques de santé, de commerce ou d’agriculture… or aujourd’hui ces débats sont alimentés par l’émotion en illustrant des conséquences et ne portent que rarement sur les principes qui ont induit ces conséquences… Ce n’est donc plus de la politique, mais du racolage, ou peut-être de l’habileté politique pour faire croire que l’on prend en charge les problèmes des français.
 
Aujourd’hui plus que jamais, les responsables politiques doivent faire des choix : choix budgétaires, choix de société, propositions de vivre ensemble pour l’avenir…
Alors à une époque où notre président de la République a fait campagne en promettant de réhabiliter la politique, avec une droite « décomplexée », il masque les effets des principes de fonctionnement de son système en attirant la population avide de peoplisme sur des sujets importants mais qui ne sont que les conséquences d’un système plus complexe.  Les choix budgétaires qui sont fait, ne permettre toujours pas de gagner plus en travaillant plus, mais pour sur auront des conséquences redoutables sur la cohésion sociale (hausse des violences faites aux personnes, inégalités face à l’accès à l’emploi, ..), au vivre ensemble,..  en agissant sur des principes structurels de gestion, avec des incidences quotidiennes sur lesquelles le responsable politique local ne pourra plus rien, qu’il soit de droite, de gauche ou « apolitique ».
 
A ce jour cependant, à l’échelle locale, le problème est moins visible car il s’agit de gérer le quotidien, au regard de compétences et des moyens dévolues à chaque collectivité. Ainsi les missions d’une commune (élections municipales) diffèrent de celles d’une communauté de communes et de celles du conseil général (élections cantonales). Dès lors, pour chacune des compétences afférentes à la collectivité, donc aux candidats à l’un des mandats, il conviendrai pour lui de clarifier les principes qui le guide dans sa conception de société, dans ce qui orientera son action, en envisageant les conséquences de ses positions et choix dans les domaines pour les quelles sa compétence est nécessaire (Intégration, Education, Aide Sociale, Handicap, Transport scolaire, gestion de collège principalement pour le conseil général par exemple).
 
Pourquoi ce questionnement ?
 
Aujourd’hui, sans que la majorité des citoyens en soient informée, sans que la plupart des élus locaux le sachent, se met en place un système politique mondial autour de l’AGCS (Accord Général du Commerce et des Services). Ce dispositif, ratifié par l’Assemblée nationale avec la présence en séance de 94 députés seulement (majoritairement de droite) sous le gouvernement Balladur, document de 25000 pages signé lors des accords de Marrakech pour la France par Gérard Longuet alors Ministre de l’Industrie dont il reconnaît lui-même qu’il ne savait pas ce qu’il y avait dedans, commence à avoir des incidences conséquentes sur notre quotidien (privatisation de France Télécom, EDF, ….). Le principe est que l’ensemble des commerces et des services inscrits dans l’accord soit mis progressivement en concurrence. Le problème est que cet accord inclut des notions comme l’éducation, la santé, ainsi que bon nombre de prérogatives des collectivités locales, que ce soit les communes, ou l’assemblée départementale. Ainsi, une collectivité qui subventionne le ramassage scolaire (CG) devrait, si ce service se met en concurrence, subventionner à une hauteur identique chaque entreprise candidate au service. De fait cela devient rapidement insurmontable, donc pour ne pas avoir de « subventions faussant la concurrence » la collectivité ne subventionnera plus, mais si le service (sans subvention) n’est pas « économiquement » rentable, il ne sera plus assuré… il en sera de même pour la gestion des cantines (municipales) ou d’autres aspects…
Ceci n’est donc pas une mise en garde, mais un appel à une prise de conscience collective que des accords mondiaux ont des incidences locales (souvent rapides et surprenantes), que ces accords ont une connotation politique et idéologique et qu’il convient d’en être informé. Cette connaissance est le prix à payer pour conserver notre liberté, liberté de choix, d’engagement et de capacité d’agir sur le système qui nous gère…. Voilà l’enjeu politique : maîtriser son destin !
De fait, face à des réorganisations sociétales, aux missions accrues que les collectivités locales vont devoir assumer, il serait bon de relancer un débat politique franc, ouvert et respectueux, pour que chaque citoyen puisse à la fois avoir de vraies informations et choisir le type de fonctionnement de société et les effets qui vont avec, en âme et conscience, sans crainte du débat.
Le regretté philosophe Cornélius Castoriadis disait « qu’être citoyen, s’est accepter d’être gouverné mais également être en capacité de gouverner ». Avec ce regard, la tâche des candidats à une responsabilité démocratique doit être de participer activement à ce que chacun puisse s’impliquer pour être à son tour en mesure de gouverner. Un vrai programme politique !
Avis aux candidats ! Notre liberté à tous est à ce prix !