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Un Rocard sinon rien.

Inauguration du centre Leclerc de Barbezieux hier soir en présence de Michel Edouard Leclerc (j’y reviendrai) et ce matin deux heures de route pour me rendre à l’agropole à Agen pour une journée consacrée à l’organisation économique des fruits et légumes du Bassin grand Sud Ouest. Ce matin l’invité de Nicolas Demorand sur France inter était Michel Rocard. Pour parler comme Patrick Lelay j’avais l’esprit disponible pour l’écouter. Je l’ai trouvé particulièrement vif et enjoué alors qu’il y a peu on apprenait qu’un accident vasculaire l’avait conduit à être hospitalisé à Calcutta puis à être rapatrié. Il a donc commencé par indiquer qu’il avait refusé l’offre du président Sarkozy de conduire un travail sur l’Euro méditerranée après réflexion et la crainte d’être en porte à faux avec les autres pays européens. Il a ensuite été plutôt approbateur sur la signification du soutien du président à Dominique Strauss Khan pour la direction du fonds monétaire international ou sur la nomination de Bernard Kouchner au ministère des affaires étrangères. Ensuite c’est la situation du parti socialiste qui a concentré les échanges. Nicolas Demorand a demandé à Michel Rocard de s’expliquer sur sa déclaration récente par laquelle il indiquait que le PS peut se reconstruire à condition que les journalistes fichent la paix aux socialistes. Après avoir rappelé son attachement à la liberté de la presse il a mis en exergue le pouvoir particulier des médias lié à la « tonitruance » des messages sans cesse répétés. J’ai noté quelques passages de ses commentaires : « vous êtes en position de nous massacrer » ; « on vous subit, on n’a pas le choix » ; « nous n’avons pas d’accès direct à l’opinion indépendamment des choix que vous faites ». Nicolas Demorand a évidemment eu beau jeu quand même de lui monter la dernière couverture de Paris Match consacrée à Ségolène Royal ainsi que les pages intérieures où elle est photographiée people dans son intimité, retournant ainsi aux politiques la responsabilité partagée d’une tonalité de l’information assez peu consacrée aux questions de fond. Face à cette constatation je ne saurai trop conseiller à Michel Rocard ainsi qu’à ses collègues de s’essayer au blog. Leur audience sera sans doute limitée comparativement aux grands médias mais l’influence de ce mode de communication ne sera pas négligeable du tout.

Le passage du dialogue que j’ai le plus apprécié c’est lorsque Michel Rocard a indiqué que l’avenir du PS passe par l’acceptation définitive de la sociale démocratie, de l’économie de marché et du libéralisme. Il a dit en substance « nous sommes des libéraux bien sûr puisque nous sommes des militants de la liberté ». « Le libéralisme ce n’est pas l’absence de règles bien au contraire » « et il ne faut pas confondre le libéralisme avec un capitalisme qui veut s’affranchir des règles et qui en demande la suppression ». J’ai des petits moments de bonheur comme ça quand clairement et simplement un grand nom de la politique à gauche réhabilite le libéralisme qui demeure pour moi un horizon politique indépassable pour garantir et respecter la liberté individuelle. Je l’ai forcément trouvé convaincant aussi quand il a expliqué que quitter le PS pour constituer un groupuscule de quelque chose était sans issue et témoignait d’un orgueil sectaire. Bon heureusement, ou malheureusement, les socialistes qui m’intéressent ont peu de chance d’être choisis pour engager la rénovation du parti.       
 
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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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Jacques Mikulovic 22/09/2007 12:22

Il est vrai que le libéralisme et la liberté pour chacun et j'en suis un partisan, mais lorsque nos libéraux "excessifs" mettent des caméras et des tests ADN ou est la liberté... le vrai probléme de trop de liberté dans une société c'est comme le pense Lacordaire: "Entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère", de fait la liberté à outrance profite toujours au plus fort.... c'est peut-être cela qu'il faut réguler !

yvonne 08/09/2007 17:48

Rocard est et était un super bon c'est pourquoi François l'avait viré à l'époque, la concurrence leur fait toujours peur à nos grands hommes!!!!!!!!!!!

Daniel D 08/09/2007 12:56

Tu préfèrerais pas l'EPO?

Eau

Pastis

Olives...