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Chaud devant. Et comment se frayer un passage dans une forêt parsemée d'embûches.

Que deviennent les perspectives pour nos vergers de pommiers et de poiriers en France après 2019 et à l’horizon 2030 ?

Quelle est la stratégie collective à mettre en œuvre et quelles sont les actions à engager pour optimiser nos chances de réussite?

La récolte de pommes et de poires 2019 est conforme en quantité aux prévisions annoncées cet été. Avec quand même des variations en plus ou en moins assez significatives selon les régions mais qui au final se compensent.

La qualité en revanche s’est dégradée au fil des jours sous les agressions du climat ou de ravageurs inattendus. Si un temps un trop petit calibre a pu être craint, ce sont plutôt des punaises, des mouches ou un manque de coloration qui dans certains vergers ont agressé les épidermes et entamé l’attractivité des fruits.

L’année 2019 qui s’achève a été très éprouvante à bien des égards pour les arboriculteurs que nous sommes.

Ceci en raison événements climatiques très stressants qui sont survenus ici ou là avec force dans le pays. Il a ainsi fallu faire face à des gelées printanières, à des chutes de grêle précoces qui se produisent quelquefois avant la fermeture des filets, à un trop beau temps sur la fleur qui a conduit à une nouaison abondante et à des éclaircissages interminables, à la sécheresse qui n’a pas toujours pu être compensée par l’irrigation faute d’eau disponible, à des tempêtes violentes, à une canicule qui parvient à brûler les fruits, même sous la canopée, et puis à des trombes d’eau tout récemment qui ont rendu très difficiles les récoltes des variétés tardives. Des chutes de neige précoces ont malmené les infrastructures des vergers et les arbres eux-mêmes. Et le week-end dernier du côté de Manosque se sont des inondations qui ont détruit quelques vergers. 

Les maladies et ravageurs ne nous ont pas épargné non plus. Le feu bactérien, bien que moins agressif cette année, est encore très présent dans le sud. La punaise diabolique a franchi les Alpes et après d’importants dégâts en Savoie menace de conquérir très rapidement le reste du territoire national. Pucerons, carpocapse, tordeuses sont aussi sans cesse plus difficiles à contrôler. Et de nouveaux parasites apparaissent encore. 

Ces difficultés inhérentes au métier auxquelles s'attendent avec inquiétude les arboriculteurs semblent pourtant nous avoir malmené physiquement et moralement plus qu’à l’accoutumée.

La raison en est sans doute que le combat quotidien pour produire se fait maintenant dans un contexte sociétal, médiatique et politique où l’on renvoie en creux à l’agriculteur une bonne partie de la responsabilité des causes de ses difficultés.

Ceci en l’accusant au passage de la disparition des insectes, des oiseaux, de la biodiversité, de la pollution des eaux et des cancers de la population.

Les événements climatiques extrêmes subis par l’agriculteur ne seraient, selon ce regard à la mode que l’on porte sur lui, que la conséquence des émissions de CO2 de ses pratiques dites intensives. Et pour ce qui concerne les maladies et ravageurs, une fois libérée des pesticides et des engrais chimiques utilisés dit-on massivement, de retour enfin à ses équilibres intemporels, la nature saurait parfaitement les contrôler.

L’arboriculteur ne souffrirait finalement que du système productiviste dans lequel il est enfermé. Il suffirait qu’il en change pour gagner mieux sa vie en retrouvant à la fois la bienveillance de la nature et de ses concitoyens. Le Bio, par la sortie de la chimie qu’elle suppose, le sauverait de sa déprime et de ses difficultés économiques.

C’est à mon sens la déconnexion entre ce contexte dont découlent des politiques publiques assez irréelles et nos attentes de pragmatisme, de cohérence et d’efficacité pour répondre aux difficultés auxquelles nous faisons face qui ajoute gravement au fardeau du métier ces temps-ci.

La liste est longue des problèmes concrets rencontrés en 2019 pour lesquels les décisions politiques, absentes ou annoncées, ne nous semblent vraiment pas adaptées.

Dans de nombreux vergers, les volumes d’eau disponibles et autorisés n’ont pas suffi pour compenser par l’irrigation la sécheresse et la canicule. Mais depuis plus d’un mois maintenant, une pluviométrie exceptionnelle s’abat sur le pays. Une infime partie de l’eau qui tombe pourrait permettre, si elle était stockée, de réguler les apports nécessaires aux cultures au printemps et en été. Et pourtant, la création de retenues d’eau reste un sujet tabou, même si timidement le principe commence à être évoqué en haut lieu. Ce devrait pourtant être une grande cause nationale pour sécuriser l’activité agricole. Réguler une pluviométrie erratique serait quand même plus utile que de laisser s’assécher rivières et sols en battant sa coulpe et en maudissant les hommes d’avoir modifié le climat.

La question de la couverture des dégâts climatiques par un système assurantiel reste d’actualité et doit trouver de nouvelles réponses.

La protection des vergers contre les maladies et ravageurs souffre maintenant clairement d’un manque de produits phytosanitaires efficaces. Et ce qui est forcément incompréhensible, c’est que nous sommes privés de matières actives autorisées par l’Europe auxquelles nos collègues de l’Union ont accès. A force d’impasses, le seuil critique tant redouté est maintenant atteint.

Le dogme du principe de précaution suscite de plus en plus d’initiatives qui tendent à paralyser notre capacité à produire. Des maires se sont ainsi immiscés hors de leur champ de compétences pour interdire par arrêté l’application de produits phytosanitaires (de synthèse) à une distance des habitations pouvant aller jusqu’à 150 mètres. Le principe de précaution sous- entend que l’on recherchera des responsables en cas de problème plus tard s’il n’a pas été appliqué. Ce qui incite les élus à s’emparer de toute question dont ils pensent par prudence qu’elle peut avoir des répercussions négatives un jour. Peu importe si le lanceur d’alerte ne fonde ses inquiétudes que sur des intuitions peu fiables. Et comme l’on n’est jamais sûr de rien, la prise de risques devient de fait interdite.

L’arboriculture, au verger comme dans les stations fruitières, a de gros besoin de main d’œuvre. Plus encore que l’an passé, des difficultés de recrutement ont généré des retards dans les travaux et des projets de développement sont remis en cause par crainte de manquer de bras et de têtes. Au fur et à mesure où les pays d’où viennent nombre de saisonniers voient leur propre marché de l’emploi se tendre de par le développement soutenu de leur économie, la situation en France ne peut que s’aggraver malgré un nombre de demandeurs d’emploi qui reste très élevé comparativement à nos pays voisins.  

Ce n’est pas le moindre des paradoxes dans ce contexte que d’interdire de travailler un demandeur d’asile qui a été débouté, mais dont on sait qu’il ne sera pas possible de le reconduire dans son pays d’origine. Tout comme nombre d’immigrés en situation illégale qui resteront nécessairement en France avec de nombreux droits, sauf celui de travailler.

Nous devons aussi nous mobiliser encore avec la FNPF, Légumes de France et la FNSEA, sans doute aussi avec la Coordination Rurale pour que perdure le dispositif Travailleur Occasionnel Demandeur d’Emploi au-delà de 2020.

Le gouvernement avait souhaité à la suite des Etats Généraux de l’Alimentation promulguer une loi en faveur du revenu des agriculteurs mais aussi pour accompagner la mutation de l’agriculture vers le « durable » et la « montée en gamme » en imposant à la restauration collective de s’approvisionner à 50 % avec des produits sous signe de qualité dont 20% en Bio.

A la mise en application il apparaît comme prévu qu’en dehors des nouveaux casses têtes juridiques auxquels donne lieu cette loi, avec l’Autorité de la concurrence qui veille, rien de ce qu’elle contient n’est opérationnel et ne peut contribuer à augmenter le prix obtenu par l’arboriculteur pour ses pommes et ses poires. Il est désolant d’avoir suscité une nouvelle fois depuis des mois des espoirs infondés et sans doute de les faire perdurer encore longtemps. Regarder en face les réalités de l’économie de marché, les accepter, permet de trouver bien plus sûrement comment en tirer profit. Heureusement, il n’y a sans doute que quelques responsables professionnels dans nos productions de pommes et de poires à avoir été perturbé par cette loi qu’ignorent par chance les forces vives au travail.

La campagne de commercialisation de la récolte 2018 s’est aussi plutôt bien déroulée contrairement à ce qui pouvait être redouté au regard de l’énorme récolte polonaise. Les prix sur le marché intérieur du frais se sont maintenus à un niveau voisin de l’année précédente. Et ceci malgré l’arrivée à prix très cassés de pommes polonaises, mais aussi italiennes ou belges. La francisation en pommes comme en poires devient dans ce contexte une préoccupation prioritaire.

En revanche, la diminution sévère de nos exportations traduit nettement notre perte de compétitivité sur certains marchés où les prix baissent sous la pression des offres en provenance de Pologne, de Serbie, de Macédoine, de Turquie ou d’ailleurs à l’est, mais aussi d’Italie. Et les perspectives d’augmentation de production à l’est sont encore considérables.

Voilà donc bien la particularité de cette année 2019. Alors que la commercialisation de la récolte 2018 se déroulait plutôt correctement, les signaux inquiétants de ruptures lourdes de conséquences pour le verger de pommes et de poires en France se sont faits aveuglants.

Comment dès lors en tenir compte et redéfinir une stratégie réaliste et ambitieuse pour les 10 ans qui viennent qui n’occulte aucun des nouveaux paramètres qui influent sur nos vergers et nos marchés ?

En quoi notre association, ses adhérents, ses administrateurs, ses collaborateurs et ses partenaires sont-ils aptes à agir collectivement pour infléchir positivement l’opinion et les politiques publiques et défricher des voies nouvelles pour nos vergers?

L’ampleur des défis à relever nécessite à mon sens que l’on consacre un temps collectif d’échanges et d’analyses de données pour faire émerger une vision commune des orientations à suivre et des actions à mettre en œuvre. Chacun dans l’association sera ainsi un bras armé des combats à mener.

Nous devons faire face à beaucoup d’adversité, mais bien heureusement nous ne sommes pas démunis et notre union et nos savoir-faire au sein de l’ANPP sont une force et un atout majeur pour réussir.

 Pour ce qui concerne l’évolution des potentiels de production en France, en Europe et dans le monde, nous sommes plus aguerris et en veille que jamais. En France nous connaissons parfaitement, ou presque, l’inventaire vergers des membres. Une nouvelle enquête des services statistiques de l’Etat devient néanmoins nécessaire pour bien appréhender notre représentativité et le potentiel global du pays.

Au-delà de nos frontières, notre connaissance s’améliore au fur et à mesure où notre réseau d’informateurs s’élargit. WAPA (World Apple and Pear Association) et FRESHFEL sont deux associations très performantes au sein desquelles l’ANPP est très active. C’est avec leur soutien que nous participons aux côtés de nos collègues italiens d’Assomela à un travail de concertation avec quelques leaders en Pologne pour qu’en lien avec les autorités du pays les producteurs renoncent au plus vite à la croissance aveugle de leur verger.

C’est aussi avec FRESHFEL que nous avons enquêté auprès de la FAO à Rome pour comprendre les mécanismes de financements et de soutien qui conduisent à un développement aussi spectaculaire qu’irresponsable du verger hors de l’Europe à l’est.

Et puis les liens que nous avons noués en direct avec les pays producteurs suite à nos rencontres au sein de WAPA nous permettent de recueillir nombre d’informations qu’il devient plus utile encore qu’avant d’analyser et de diffuser auprès de chacun de nous pour que nos décisions d’investissement sur nos exploitations se fassent en connaissance de cause.

C’est aussi au sein de la commission internationale d’Interfel que nous trouvons les leviers nécessaires pour accéder à de nouveaux marchés, négocier les protocoles avec les pays visés et stimuler nos administrations. Dans cet objectif, nous devons aussi obtenir plus de soutien technique de la part du CTIFL. C’est en cours.

Mettre en lumière les réalités des plantations et des marchés, informer les décideurs publics et privés des conséquences prévisibles contient en soi un début de solution.

L’intelligence économique que nous développons depuis des années, c’est évidemment bien plus que cela. Stocks, mercuriales, indicateurs de volumes hebdomadaires de vente selon les variétés et les destinations, indicateurs de prix nu départ moyen par variété hors industrie au stade expédition sont maintenant devenus des repères fiables et prisés par nos membres. Pour plus d’efficacité et de pertinence il est nécessaire qu’un plus grand nombre de membres de l’association y participent.

Notre association qui est une Association d’Organisation de Producteurs vient de satisfaire très largement au contrôle de reconnaissance diligenté par l’administration. Ce qui nous conforte pour collecter et diffuser de l’information économique auprès de nos membres avec plus de sécurité compte tenu de la latitude qui nous est donnée par l’Organisation Commune des Marchés.

Pour tout ce qui touche aux moyens dont nous disposons pour produire et aux lobbyings qu’il faut faire pour les conserver ou en obtenir de nouveaux, l’ANPP a pris du poids et de l’influence. Ceci en raison de son expertise, qu’il convient de consolider à la suite du départ de Pierre Varlet, et par les relais et synergies trouvés auprès des partenaires influents que sont la Fédération de fruitsFelcoop, Interfel, le CTIFL et bien sûr GEFEL.

Notre adhésion récente aux Irrigants de France vise à agir concrètement aux côtés d’autres productions sur la ressource en eau qui nous est si nécessaire.

Sur chacun des sujets que nous avons à traiter nous nous cherchons des alliés et des relais pour gagner en efficacité. Et en premier auprès des autres associations de fruits et de légumes.

C’est bien évidement notre Chartre Qualité des Pomiculteurs de France et son label Vergers Ecoresponsables qui est au cœur de notre projet et qui le fédère solidement. Le cahier des charges continue d’évoluer sous les impulsions de notre commission technique qui est très proactive. C’est ainsi qu’en prenant l’initiative d’interdire le désherbage sur les trois quart de la surface du verger nous élargissons l’enherbement et donc le sol vivant de nos verger, tout en nous donnant des arguments pour maintenir un contrôle économique de l’herbe au pied des arbres avec du glyphosate.

C’est du côté de l’empreinte carbone de nos vergers qu’il faut maintenant agir. Parce que cet indicateur complète utilement l’approche systémique de l’agro écologie et interdit les itinéraires régressifs auxquels on nous invite ces temps-ci. 

Nous sommes également déterminés à accompagner le maximum de nos exploitations pour qu’elles obtiennent la certification HVE. L’exploitation dans son ensemble doit être HVE et le verger labélisé par le système qualité et de progrès agro-écologique Vergers Ecoresponsables.

Le verger AB se développe très vite au sein de notre association et nous devons mettre à l'étude des compléments au cahier des charges de l'agriculture biologique  en intégrant par exemple les fondamentaux d'un système qualité dont il est dépourvu. Ce verger AB au sein de notre association doit être un verger Ecoresponsable qui a fait le choix de limiter ses intrants à ceux que la nature lui offre sans utiliser la chimie de synthèse.  

Notre commission technique doit maintenant devenir aussi plus influente sur tout ce qui touche à la recherche et à l’expérimentation et qui nous concerne. Depuis le GIS Fruits en passant par l’INRA, le CTIFL et les stations d’expérimentations, les attentes du verger doivent être prises en compte.  

Notre communication sur le label Vergers Ecoresponsable qui s’est fortifiée au fur et à mesure des attaques d’ONG relayées par les médias, puis par les politiques, est devenue une référence. Il est réjouissant de voir comment nos arboriculteurs se sont maintenant emparés des réseaux sociaux pour illustrer et amplifier toute la communication mise en œuvre sur VER. Il reste cependant à rendre systématiquement visible l’origine Vergers Ecoresponsables sur tous les emballages si ce n’est sur les fruits.

L’actualité pour l’ANPP c’est aussi son implication dans le dialogue interprofessionnel avec les industriels de la transformation au sein de l’Afidem. Un travail de refonte des statuts est en cours pour mettre en conformité la composition de ses membres avec ce que doit être une interprofession reconnue. C’est donc l’ANPP qui deviendra la représentante de l’amont pour les pommes et les poires en lieu et place des bureaux centralisateurs qui verront leur contribution forfaitaire à l’association augmenter nettement. Les ressources de l’Afidem deviendront  aussi indépendantes des quantités contractualisées pour que la nature du travail conduit soit bien distincts  des choix des opérateurs économiques. Pour autant c’est bien à une meilleure valorisation de nos écarts de tri d’origine France et Ecoresponsables que nous travaillons. Et ce sont les résultats que nous obtenons et obtiendront qui doivent valider la pertinence de ce dialogue et de cette coopération.

Les chantiers ouverts sont immenses pour l’ANPP. Tous ne sont pas cités ici. Tous les relais et toutes les synergies sont à rechercher pour les accomplir. Les moyens de notre lobbying sont encore à  conforter. Ils deviennent plus que jamais la condition de la réussite.

Notre implication à Gefel, Interfel, CTIFL ou à la FNPF, auprès de l’administration, du gouvernement, de la représentation nationale comme des territoires, auprès de l’Europe, se renforce et devient plus efficace. Mais nous devons faire plus encore.

L’ANPP regroupe aujourd’hui plus de 65 % de la production nationale. Il est toujours indispensable d’élargir notre représentativité et de rester unis pour être efficaces et influents. La réussite collective est la condition de nos réussites individuelles dans nos terroirs, avec nos marques et nos organisations de producteurs. Pour cela il est toujours nécessaire de se ressourcer en région, au plus près des arboriculteurs et des réalités qu’ils vivent. Nous ne le faisons pas assez. Notre agenda est trop souvent fixé par l’actualité et nous devons changer cela. Repousser le travail de terrain est bien plus risqué pour notre projet collectif que de laisser quelques spéculations parisiennes avoir lieu en notre absence.

Au-delà de toutes nos difficultés n’oublions jamais que la fin ultime de notre métier c'est d'enthousiasmer les consommateurs avec nos pommes et nos poires. Tout ce que nous construisons ensemble doit être évalué à cette aune.  

L’équipe de l’ANPP est toujours puissamment motivée et à son meilleur niveau opérationnel. Je peux en témoigner. A la suite du départ de Pierre Varlet qu’il faut encore remercier pour son travail à nos côtés, un recrutement dédié à la gestion de Vergers Ecoresponsables est engagé. Une nouvelle organisation géographique est aussi envisagée pour gagner en efficacité opérationnelle et permettre que l’on soit mieux ancré au plus près des bassins de production.

Je tiens aussi très vivement à remercier les membres du bureau, les administrateurs ou les membres des commissions qui s’impliquent de plus en plus et qui décuplent ainsi la présence de l’association partout où elle doit être constructive et influente.

Une nouvelle décennie de challenges et de défis commence pour l’ANPP et ses membres. Plus arboriculteur en activité que jamais, j’ai envie comme au premier jour de servir à vos côtés un temps encore notre cause commune.

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À propos

Je suis arboriculteur, viticulteur et maire de Reignac. Mais aussi Conseiller Régional Nouvelle Aquitaine, Président de l'Association Nationale Pommes Poires, membre de WAPA (World Apple and Pear Association) et secrétaire général d'Interfel.
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